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Upside down: à l’envers et contre tout

lundi 13 mai 2013 - Commentaire : 1

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Affiche du film Upside down de Juan Solanas
Affiche du film Upside down de Juan Solanas

Quand au début d’un film une voix off commence par « depuis l’aube des temps », les plus sombres heures de mes devoirs de philo reviennent me hanter. Quand en plus il s’agit d’une histoire d’amour qui doit triompher de l’impossible et que les personnages s’appellent respectivement pour le garçon et la fille : Adam et Éden, on a vraiment tous les ingrédients pour voir un film à l’eau de rose un peu niais. Qu’à cela ne tienne, je regarde jusqu’au bout au cas où.

Alors forcément pour rendre l’histoire un peu plus intéressante, le réalisateur nous plonge dans un univers irréaliste, dans des décors numériques surfaits et approximatifs, dans lesquels deux mondes s’opposent (le monde d’en bas, triste, et pauvre et le monde d’en haut, « merveilleux » et riche).
Et nous revoilà donc dans une vision manichéenne du monde, la recette facile pour les réalisateurs en manque d’idée !

Upside down: le monde d’en haut et le monde d’en bas

Autant vous le dire tout de suite, tous les moyens déployés ne sont la que pour nous éviter de nous endormir et satisfaire notre curiosité face à ce scénario bien faible : comment deux êtres qui s’aiment peuvent s’appartenir l’un l’autre sachant que leur sens de gravité contraire et que leur appartenance à deux mondes opposés leur fait prendre des risques au péril de leur vie.

Commençons par décrire le monde d’en bas, qui a été détruit par une guerre. La guerre c’est très pratique pour justifier une situation sans en raconter des tonnes. Ce monde est pauvre, mais avec des gens gentils, libres qui n’aspirent qu’à vouloir vivre tranquillement et s’en sortir. Mais ils ruminent une vengeance sur ceux d’en haut qui en apparence vivent mieux. Ils sont tentés d’aller voir ce qui se passe mais savent que ce n’est pas simple et risqué. (J’ai plein de frissons tout partout, nan je plaisante ça me gonfle au plus haut point).
Bon et puis parfois des pluies de pétrole tombent du ciel (des suites de la guerre) ce qui rend l’atmosphère encore plus terne. On y voit des maisons brûlées, des paysages calcinés, tout est noir, sombre. On prend pitié pour eux en se disant : oh la la les pauvres ils vivent vraiment dans un univers cruel et sale. Ceux qui les ont mis dans cette merde sont vraiment des méchants.

Et les méchants, donc, sont ceux qui vivent dans le monde d’en haut, ceux là même qui ont foutu dans la merde ceux d’en bas ( vous suivez ?) Bah oui ! (au passage attention à ceux qui ont un torticolis et mal à la tête, les changements de plan de l’endroit à l’envers vous feront un peu mal). Un monde qui du dehors est riche, futuriste, prospère où il fait beau tout le temps, mais qui a aussi ses travers, dans le monde du travail : les gens sont tous habillés de la même façon, travaillent comme des robots, n’ont pas leur mot à dire sur leurs conditions de travail. Ils ne sont pas libres, et ne peuvent avoir leur propre libre arbitre. Les décors des bureaux sont froids, gris et blanc, sans fantaisie. C’est assez insipide et quelque peu anxiogène.

Upside down: les bureaux

Donc voilà cet univers dans lequel sont plongés nos deux amoureux : Adam est du monde d’en bas (oh quelle surprise !) Il est tellement tenté par la fille qu’il a vu un jour : Eden, du monde d’en haut (oh quel nom original). Il veut la revoir et se donne tous les moyens pour y arriver. De temps en temps, quelques comiques de situation apparaissent liés aux actions de la gravité sur les choses mais c’est vraiment léger.

Nous sommes au final en présence constante d’une satire politique et morale qui fait opposer les bons et les méchants, « l’enfer » et le « paradis », le bien et le mal avec la totalité des clichés qui sont permis. Combien de films ont surfé sur ce principe dont si peu s’en sont sortis avec les honneurs (j’ai en tête le mauvais Total Recall 2 qui ressemble fortement à celui-ci dans le style, mais pas le scénario).

Alors que deviennent nos deux héros ? Vont-ils s’en sortir, s’aimer et se réunir pour le meilleur et le pire ? Je vous laisse le vérifier par vous-même (à noter la pirouette de fin dans le scénario pour clore en deux coups de cuillères à pot).

Upside down: Adam et Eden
Upside down: Adam et Eden

Pour ma part, y a rien à retenir. C’est superficiel de bout en bout. Un film qui manque justement de gravité.

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  • Je suis ressortie de ce film complétement dégoûtée. ils tenaient un concept intéressant et ont sorti un truc ridicule où à la fin tu es mort de rire tellement tu te dis qu’ils n’ont pas osé faire ça. Et bien si! Quel dommage! Et puis les effets spéciaux sont dégueulasses! Même Dr Who c’est mieux fait!

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