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Cinéma / Série par

Gravity: deux poids, deux mesures

jeudi 21 novembre 2013 - Commentaires : 7

Accueil » Gravity: deux poids, deux mesures

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Après plusieurs semaines de tapages autour du film avec autant de superlatifs qu’il existe de jours dans un mois, (ce qui en général n’est pas toujours bon signe me concernant) je suis allé donc le voir.

3D comme 3 déceptions:

A mon grand regret, on ne peut voir le film qu’en 3D, hormis une salle à l’ugc Maillot. Je n’ai jamais aimé la 3D, dans le sens où:

– il n’apporte rien, hormis les deux trois « oh waouh » qui peuvent vous échapper. Et en rien le film n’en sortira meilleur que s’il était vu uniquement en 2D (ce n’est que mon avis).

– que les couleurs du film sont dénaturées.

– et que le port des lunettes n’est pas agréable.

Mais bon je me suis laissé prendre au jeu du soi disant spectaculaire film. Alors qu’en est il ?

Pleins les yeux… ou presque

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A croire que le sort s’acharne sur moi, après Avatar ou j’ai eu des problèmes de 3D, voilà que ça recommence ! Je ne porte pas de lunettes donc à priori aucune raison que ce soit mes yeux le problème. Bref je me suis battu tout le film avec mes lunettes pour essayer d’y voir « clair » mais rien à faire. Un coup je voyais correctement la traduction et les effets, un coup je voyais flou. Donc expérience encore nulle (suis je le seul ?). Il semblait que le film soit spectaculaire sur ce plan là. Je n’aurais donc pas d’avis objectif en la matière. Mais de déception en déception je ne vois pas comment je pourrais reconsidérer mon propos. Au final j’ai été distrait sans pouvoir apprécier correctement le film mais cela n’empêche pas de s’intéresser à l’histoire.

Et à ce propos, Si la 3D est décevante, j’osais espérer que le scénario soit justement à la hauteur. Après tout un film se mesure aussi à la qualité de son scénario, pas uniquement de sa technique.

Envole moi !

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Me voilà perplexe sur l’histoire. C’est un film catastrophe soit. Mais en apesanteur les effets ressenties sont moindres. Forcément c’est comme si tout était au ralenti. Le degré d’urgence existe mais celui de la précipitation est complètement atténué. C’est un point de départ qu’il faut forcément prendre en compte pour la réalisation. L’effort est donc à souligner. Rien à reprocher à ce niveau là. Mais qu’on arrête de dire que c’est vachement réaliste. Qui est à même de tenir ces propos, alors que personne n’est allé dans l’espace. Il serait intéressant d’avoir l’opinion des astronautes à ce sujet. Et à ce propos, je vous invite à lire cet article où Buzz Aldrin et un astrophysicien livrent leurs remarques. Malgré quelque invraissemblance, il n’en demeure pas moins fidèle à la réalité – moyennant quelques invraisemblances.
A notre niveau, c’est réaliste par rapport à l’idée qu’on s’en est fait à travers les reportages et autre films du genre mais pas d’un point de vue « vécu ». Ceci étant dit que se passe t il de bien excitant ?

Très rapidement on se retrouve face à Clooney et Bullock. Deux personnages seulement pour tenir tout le film ! C’est un sacré challenge pour éviter tout ennui. C’est d’ailleurs peut être pour cela qu’il ne dure qu’1h30.

Autant je trouve le Docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) assez convaincante autant Matt Kowalski (Georges Clooney) n’est pas du tout à sa place. Il fait son sourire ultra bright tout le temps à croire que la catastrophe ne semble pour lui qu’une mauvaise passe. Roh c’est rien on va s’en sortir. C’est le grand soutien psychologique de Ryan. Comme j’ai pu le lire dans un commentaire, on croirait Clooney entrain de faire une pub Nespresso. C’est pas faux.

Je ne dévoilerais rien pour ceux qui l’ont pas encore vu ( si si y en a encore) mais je me suis ennuyé tout le long, que très peu touché par les malheurs qui arrivent. La musique trop omniprésente à mon goût empêche d’apprécier le lourd silence de la solitude lorsque Ryan se retrouve seule au milieu de cet espace infini.

J’ai ressenti que le réalisateur cherchait la manière la plus adéquate de faire aboutir son histoire. Les faire revenir sur terre ou pas ? D’où peut être un manque d’énergie durant cette heure et demie. Seul le suspens à la fin m’a bien saisi à tel point que j’ai sursauté. Mais l’effet est de courte durée. Dommage. Je ne me suis pas envolé.

Encore donc un film dans lequel le réalisateur concentre trop ses efforts sur la technique. Oui c’est probablement un film magistral techniquement parlant aux vues à couper le souffle. Ça ne l’est pas du point de vue du scénario.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DKKpespYHkg[/youtube]

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  • Habituellement, je suis plutôt d’accord avec ce que je lis sur le site. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. j’apporterais une nuance qui pour moi est de taille. Je vais au cinéma pour le film bien sur mais aussi pour le grand écran et le son qui va avec. Je vais donc voir certains films que je ne regarderais pas sur ma télé en DVD…c’est le cas d’Avatar cité dans l’article…et donc de gravity… pour ma part je n’ai pas eu de soucis sur la 3D même si je reconnais que les lunettes sont rarement confortables… certains films ne méritent pas forcément d’être vu au cinéma même si le scénario est exceptionnel. D’autres ne méritent que d’être vue au cinéma…et surement pas archivé par la suite en DVD ou autres supports.
    Et finalement heureusement qu’il n’y a pas que des films encensés par les inrock et télérama…s’aérer les neurones fait du bien de temps en temps…
    Bonne journée

  • Mon Manu !
    C’est la première fois que je te lis donc déjà je suis très content…mais un peu comme le commentaire précédent, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Je pense déjà que tu es parti voir ce film avec le mauvais état d’esprit. Dire qu’un film doit se mesurer aussi grâce à son scénario est pour moi la première grande erreur. Je ne pense pas qu’on puisse qualifier les films du début de l’ère cinématographique comme émotionnellement insuffisant de part leur manque de scénarisation. La technique est nécessaire au progrès et à dimensionner une nouvelle vision du cinéma. Ne prenons pour support que les 10 dernières années…Avatar est scénaristiquement désastreux mais visuellement il a révolutionné le cinéma moderne. Cuaron est un pionner du genre et sa filmographie ne loue que ses qualités de scénaristes. Les Fils de L’Homme en font un chef d’œuvre et on en oublie même la technique présente tout au long de celui-ci. Gravity pour moi c’est l’inverse, et on devrait le prendre dans l’autre sens. 🙂
    Un scénario qui tient la route mais qui n’est pas dithyrambique certes, je te l’accorde, mais une prouesse technique qui mérite d’être vu, des plans séquences improbable et une direction qui mérite d’être saluée. Il y a des films qui doivent être vus pour leur scénario, d’autre qui allie parfaitement scénario et technique et d’autre qui sont techniquement futuriste et qui permettront assurément aux autres réalisateurs de pousser un cran plus haut leurs exigences pour leur futures productions, et ceux même si le chef d’œuvre scénaristique fait défaut ! 🙂

  • Je peux ne pas mesurer un film à la qualité de son scénario, c’était le cas pour Gravity. J’étais dans la contemplation.
    Je me suis laisser porter en oubliant la technique. C’est là qu’elle est la plus intéressante, quand elle est la source de la réussite d’un film et dans le même temps se fait oublier. Peut-être faut-il simplement savoir « décrocher », se laisser aller sans à-priori.
    Quelqu’un au dessus a parlé des sensations du Futuroscope : de fait, quand on y va voir le film sous-marin dans la bulle, ce n’est pas pour le scénario.

  • Pour la 3D, chacun d’entre nous a un oeil directeur, je me mets toujours du même coté de l’écran quand je vais voir de la 3D, de l’autre coté, j’ai des soucis comparables au tien.

    C’est pour moi également un film à ne voir qu’au cinéma, avec un gros son, et sans cerveau pour analyser un scénario « excuse, moi, j’ai pas eu le temps, j’avais trop de boulot en post prod »

    Et sinon, j’ai eu un problème à la lecture de cet article (sans doute les lunettes 3D que j’ai oublié d’enlever)
    « je suis allé donc le voir »
    « effets ressenties » –
    « Malgré quelque invraissemblance, il n’en demeure pas moins fidèle à la réalité – moyennant quelques invraisemblances. »

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