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Lucy, à trop se creuser la cervelle…

vendredi 5 septembre 2014 - Commentaire : 0

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affiche film Lucy

Très critiqué à sa sortie, aujourd’hui le film dépasse les 4 millions d’entrées en France. Ce qui en fait actuellement le 1er plus gros succès de l’année en langue anglaise. Ah ouais quand même !

Besson ou pas, j’ai regardé Lucy pour son scénario plutôt alléchant. L’idée qu’on exploite seulement 10 % de son cerveau (quoique, selon des études scientifiques aucun argument sérieux n’existe en faveur de cette hypothèse des 10%) peut être sujette à de multiples scénarii. Et oui imaginez pouvoir utiliser déjà ne serait-ce que 50% de vos capacités cérébrales ! Mais c’est la toute la dichotomie : s’agit-il des connaissances intellectuelles ou des capacités physiques ? Dans ce film, les deux se mélangent et à mon sens c’est là que Besson s’égare …

La première séquence surprend quelque peu. Besson nous fait un parallèle entre l’australopithèque et un docu animalier retraçant l’histoire du monde où le plus fort mange le plus faible. Très étrange. Les dix premières minutes sont à la peine, j’ai vraiment eu du mal à accrocher.

Au fur et à mesure du film, Lucy a le contrôle sur la matière, le temps, les corps humains. La drogue qui s’est infiltrée dans son corps, la transforme et ne fait donc pas que décupler les capacités mentales. En plus d’être suprêmement intelligente, la voilà convertie en super héros,  une wonder woman des temps modernes, avec un soupçon de « l’homme qui valait les 3 milliards » (les plus jeunes risquent de ne pas connaître), une femme limite extra terrestre.
Trop proche de nous par la réalité du scénario, le personnage est du coup moins crédible, tout comme le film au final. Besson aurait dû le placer dans un futur plus éloigné, propice à ce genre de délire et d’imagination.

Lucy espionne les cerveaux

A noter une astuce scénaristique, par laquelle Besson nous tient un peu en haleine. Il nous montre à coup de % l’évolution des capacités cérébrales de Lucy et son rapport à l’environnement. On patiente donc jusqu’à 100%, curieux de ce qu’il va se passer car personne ne sait ce que peut faire une personne avec de telles capacités. Vous êtes donc tenter de rester jusqu’à la fin.

Action ! Euh nan … coupé ! Y a rien à voir

Certaines scènes d’actions sont vraiment superfétatoires.

Luc Besson nous montre une belle course poursuite dans paris, sans faire de chauvinisme à montrer l’architecture française, bien heureusement ! Mais cette scène a comme une mauvaise odeur de taxi. Quel intérêt ?  Quel intérêt de nous montrer une voiture qui s’envole et vient s’écraser sur un marché ? Nous convaincre des super capacités de Lucy en pilote de course ? Soit, sa conduite est irréprochable mais çà n’apporte rien.

Quant aux ralentis des scènes de fusillades avec des gros plan sur les têtes des asiatiques vénères, c’est grotesque, risible.

Scène d'action avec les asiatiques à l'arme lourdeOn retrouve au côté de Scarlett, Morgan Freeman en vieux sage, expert en neurologie, tout comme dans Transcendance. Il ne nous étonne plus, il sait jouer ce personnage comme personne. C’est presque ennuyeux à force. Attendez vous surement à le voir jouer ce rôle jusqu’à sa retraite.

Pour finir, au bout de ces 1h30, une fin qui n’en est pas une, complètement bâclée, Lucy disparaît en se liquéfiant et s’implanter dans une clé usb afin que tout son savoir soit préservé.

Pour paraphraser un commentaire sur allociné : « C’est l’histoire d’une fille qui devient tellement intelligente qu’elle se transforme en clé USB » C’est assez juste.

Si l’idée de départ est plutôt bonne, et bien que Scarlett joue parfaitement son rôle, la fin et les quelques élucubrations ne sauvent pas le film.

Lucy … don’t cry.

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