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Les acrobaties soul magiques de Dirty Projectors

samedi 11 mars 2017 - Commentaire : 1

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Dirty Projectors a sorti son huitième album éponyme et il est tout simplement fabuleux

Dirty Projectors c’est désormais presque exclusivement David Longstreth. Exit les autres membres du groupe et son ex copine.

J’aime ce mélange de spoken word et de soul. Il saute entre les deux grâce à des loops électriques, comme s’il revenait en ailleurs pour ensuite mieux sauter. Il y a une légèreté dans la mélancolie, c’est vraiment magnifique. C’est d’ailleurs les loops électro qui lui permettent de le faire. Si tu écoutes ‘Keep Your Name’, tu le verras tout de suite. C’est le premier titre de l’album, il pose les bases.

Ce disque a une essence blues. En effet, il parle de l’amour perdu, de la tristesse, de cette putain de douleur quand une histoire d’amour se termine. Pourtant, ce n’est pas de la musique blues. David a préféré travailler sur l’essence de la musique soul, une exégèse de sa définition, tout en la confrontant brutalement avec plusieurs styles musicaux : la musique classique, le hip hop, le RnB et le trip hop. Parfois planant, comme ‘Little Bubble’, il peut être plus fort, comme si une tempête de notes te collait une mandale. C’est le cas de ‘Cool Your Heart’ par exemple ou ‘I See You’.

L’album est l’occasion de faire le deuil, de renaître de ses cendres. Les plus grandes musiques ont été écrites lors de périodes de souffrance, c’est le cas de celui-ci. Je pense à toi aussi Damien Saez. Non je déconne et je ne vous ferais pas l’affront de rentrer dans le poncif éculé de l’album cathartique. En revanche, je vais oser la comparaison avec ‘Drunk‘ de Thundercat. Les deux artistes mélangent, transforment en détruisant les codes de la musique.

C’est foutrement jouissif et franchement, j’en redemande, même si c’est parfois un peu confus. Et ce n’est pas même un reproche. On ne pas engueuler un artiste parce qu’il essaie mais on peut lui en vouloir parce qu’il nous emmerde.

 

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