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Xiu Xiu t’offre une longue balade torturée

vendredi 7 avril 2017 - Commentaire : 0

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Do you hate me because I seem so stupid ?

Xiu Xiu (prononcez Chouchou) c’est toujours un rock expérimental un peu larmoyant et définitivement torturé. Leur treizième album Forget, ne déroge pas à la règle.

Xiu Xiu groupe
Plutôt coloré.

A la première écoute, cet album avait plein de choses à me dire, peut-être c’était mon côté fragile à ce moment là mais il m’a tout de suite parlée, fort. Son entrée en matière un énervée avec The Call m’a donnée envie de savoir comment aller se dérouler cet “oubli”. Le rythme m’a embarqué dans une vieille voiture américaine en chemin vers des villes habitées de Freaks divers et variés.

J’y suis, forcément, tout de suite tombée amoureuse de la Queen des Loosers, pour aller mourir d’amour en errant pour elle avec Wondering. Puis vient Get Up. Ce déchirant appel à l’amitié, de cette amitié qui te tire hors de ton lit lorsque que tu as décidé de rester vivre dans une couette crasseuse pour toujours. (dont le clip me laisse plutôt insatisfaite)

On finit par traverser de grandes étendues industrielles, traîner son spleen parmi les plus beaux et sales spécimens, rencontrer de sombres nihilistes. De ceux qui te font relever la tête malgré tout, torturée mais debout. Tout dans cet album m’a paru très cinématique, de grandes poursuites aux beaux moments d’accalmie.

La comparaison au Velvet, à mon humble avis, fait toujours sens, j’ai beaucoup retrouvé du Candy Says avec sur Faith, Torn Appart. Le triste At Last At Last que j’ai écouté en boucle m’a rappelée de longues soirées à écouter Nosfell ou Current 93.
Outre ce name dropping, c’est un album qui se réecoute. Il a plein de choses à dire, mais reste rythmé et la voix et l’imagerie de Jamie Stewart lui donne un ensemble et une entièreté.

Son côté industriel, romantique, véhément occupe l’espace. Au carrefour de mes sentiments fragiles de l’époque, il a su trouver une place de choix dans ma discographie de 2017. Avec autant de montées grandioses et qui occupent un espace fou, qu’avec de tristes ballades quasi-minimalistes qui te prennent le cœur en vrac.

L’album est blindé de guest de Kristof Hanh de Swans à la gratte à Charlemagne Palestine qui accompagne la grande Vaginal Davis pour un final plein de tintements religieux.

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