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The Void de Jeremy Gillespie et Steven Kostanski, l’horreur au doux parfum d’antant…

mercredi 19 avril 2017 - Commentaire : 0

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Avis aux nostalgiques des grands films d’horreur des années 70 et 80. Avis aussi aux fans du grand Howard Phillips Lovecraft, avis aux fans de John Carpenter (Halloween, The Thing, L’antre de la Folie), de Lucio Fulci (L’au Dela, l’Enfer des zombies, Frayeurs) ou Don Coscarelli (Phantasm, Bubba Ho Thep), Lynch (Twin Peaks, Blue Velvet) ou Cronenberg (Faux semblants, Vidéodrome, ExistenZ).

Voici The Void, un petit film fantastique ultra bien troussé, gore et ma foi si on se laisse aller dedans assez flippant. Ce film est réalisé par Jeremy Gillespie et Steven Kostanski deux petits gars vraiment doués pour la chose et qui à mon sens ont vraiment de l’avenir.

L’histoire : Un policier découvre un homme blessé sur une route forestière la nuit et l’emmène aux urgences dans une petite clinique sur le point de fermer ses portes. Bien vite d’étranges personnages encagoulés entourent les lieux et progressivement les quelques patients commencent a être pris d’une folie meurtrière. Le policier va rapidement sombrer dans les méandres infernaux de l’hôpital où quelqu’un semble avoir ouvert une porte vers un monde démoniaque aux origines antérieures à l’existence de notre terre.

Je ne le redirais jamais assez mais de nos jours rares sont les films d’horreur de caractères, certes il arrive qu’il y ait de bonnes surprises, mais si quelque chose s’est vraiment perdu au fil des décennies, c’est le sens du glauque, de la peur et du petit quelque chose d’organiquement étrange qui donnait aux films fantastique de la fin du 20 éme siècle un aura hors du commun. Une texture et un sens de l’imagerie fort et distinct et un onirisme noir et marquant.

The Void pourtant réalisé en 2016 est une ode d’amour sincère et ultra respectueuse aux réalisateurs cités au dessus et en particulier à John Carpenter et Lucio Fulci. Sauf qu’étrangement bien qu’il s’agisse d’un film de fanatiques du genre, il ne tombe pas dans la mode du revival 80’s qui fait fureur depuis quelques années. The Void nous transporte dans une horreur pure, malsaine, putride, une horreur ou l’inexplicable est roi. Car à l’image des protagonistes, on nage à la fois en terrain connu, et pourtant on se pose des questions. Qui sont ses mystérieux encagoulés ? Que s’est il réellement passé dans cet hôpital, est ce que la ville, la région, le pays et le monde sont atteints ?

Le film rappelle assez The Thing, L’au Delà et aussi parfois les fabuleux Phantasm. Il n’a pas de temps morts et baigne dans un onirisme cauchemardesque qui fleure bon les écrits du pape de la littérature horrifique du début du 20 ème siècle Howard Phillips Lovecraft. On pense à ses récits où des scientifiques terrifiés ont ouvert les portes d’un monde où logent les pires abominations. Où les lois dimensionnelles sont à l’encontre de tout ce qui est imaginables, où des êtres aux tailles faramineuses trônent dans des cités cyclopéennes enfouies sous des océans de sang. Alors attention, ne vous attendez pas non plus a vous balader dans ces insondables mondes, mais l’essence de ce qui faisait la teneur des récits du génie littéraire de Providence y distille son odeur de mort et de ce petit quelque chose qui font les cauchemars.

Jeremy Gillespie et Steven Kostanski les deux réalisateurs sont deux gros fanboys du genre qui officient à Hollywood comme assistant artistique sur de grosses productions Hollywoodiennes pour l’un et comme maquilleur Fx pour l’autre. Ils ont entre autres tout deux a leur actif une co-réalisation pour le compte de la firme Troma avec le film hommage aux vieux films Grindhouse Father’s day . The Void est un film qui mèle les références pour au final réussir a tout de même être original au milieu des fadasses productions fantastiques actuelles. Niveau acteur, le jeu est convainquant même si le rôle principale manque de corps et de charisme, cependant dans les seconds rôles deux vieilles gloires du film de genre font leur retour. Les fans de Twin Peaks reconnaitrons l’acteur canadien Kenneth Welsh qui campait le terrifiant agent Windom Earl et qui campe ici un médecin voué à l’occulte. Ils reconnaitrons aussi le canadien Art Hindle qui fut le héros de Chromosome 3 de David Cronenberg. La musique rappelle furieusement les partitions mystique de John Carpenter pour ses films mais aussi celles de l’excellent Fabio Frizzi pour les films de Fulci, le tout sans jamais faire bouffonnade électro (dont je suis pourtant tellement friand) à la mode. En tout cas si vous voulez voir un bon film fantastique qui a le bon gout d’antan, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dans ce The Void a bras ouvert.

Voilà ce petit retour au fondamentaux du fantastique fait grand bien au genre et nous offre de découvrir un beau duo de réalisateur qui a de l’avenir.

 

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