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Alien Covenant de Ridley Scott ou comment foutre le bordel dans la tête des fans…

lundi 15 mai 2017 - Commentaire : 0

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Si il y a bien une franchise qui a marqué la SF et le Fantastique c’est bien Alien. Initiée par Ridley Scott en 1979 le premier opus à su recréer la peur au cinéma en l’illustrant en clair obscure de façon rarement égalée. Le film connaîtra 3 suites qui, pour certains, seront inégales et qui a mon avis ont toutes leurs particularités et leurs forces. Après Scott se succéderont James Cameron avec Aliens, film nerveux, badass et démentiel qui parviendra à ne pas refaire le premier et à faire tout autre chose. David Fincher avec Alien 3 (mon préféré) nihiliste, mystique et hardcore opus réalisé dans la douleur par un jeune David Fincher qui désavouait plus tard le film. Puis le frenchy Jean Pierre Jeunet avec Alien Résurrection, un film assez fou, bourré d’action et avec une touche d’humour décalé et qui fut fort décrié par certains.

Par la suite seront torchés les deux Alien vs Predator le premier réalisé par PW Anderson (le tâcheron qui s’acharnera durant des années a saloper la franchise videoludique Resident Evil) et qui nous chie ici un AVP 1 catastrophique.  Alien vs predator Requiem le second opus réalisé par des inconnus Les frères Strauss est le seul de ce crossover spin-off qui trouve grâce à mes yeux pour son côté petite série B gore et généreuse, mais qui disons le ne joue absolument dans la catégorie de la saga.

Des années plus tard Ridley Scott décidé de récupérer son bébé et d’approfondir les origines de sa créature et par la même occasion de nos origines avec l’imparfait scenaristiquement (à cause des successifs changements de scénaristes et des indécisions de Scott lui même) mais magnifique à mon sens Prometheus.

Le film sera détesté de certains fans et adulé par d’autres. Scott revenant aux sources de sa filmographie en nous offrant des images sublimissimes et un véritable film d’ambiance se terminant sur une nuée de questionnements. Et que l’on ai aimé ce film ou pas on était en droit d’avoir certaines réponses et que Scott nous offre des développements significatifs quand au monde des ingénieurs (nos créateurs et originellement connus sous le pseudo de « Space Jockeys ») et aux origines de ce qui est en fait une arme de guerre et d’extermination, les Xenomorphes.

Entre temps, il y a deux ans, un talentueux jeune réal (dont je vous ai déjà parlé et qui a réalisé de magnifiques courts métrages, un super premier long District 9 et deux autres films moins bons avec Elysium et Chappie) mais quelque peu arrogant du nom de Neil Blomkamp. Ce dernier, fan des deux premiers se met en tête d’effacer Alien 3 et 4 et de donner une suite au 2 sous prétexte que les deux derniers opus ne lui plaisent pas. Un Alien 2.5 ou Alien 3 Bis qui heureusement est étouffé dans l’œuf par le papa de la franchise lui même soucieux de reprendre parfaitement le contrôle soucieux sa chose et peu être de respecter un tant soit peu le travail de David Fincher et Jean Pierre Jeunet. Un vrai Alien 5 oui, mais un vrai comme le suggérait la géniale fin alternative d’Alien Résurrection qui se déroulait dans un Paris post apocalyptique.

Du coup Ridley Scott nous sort Alien Covenant la suite de Prometheus et prequel à Alien tant attendu par certains et redouté par d’autres. Et bien qu’en est il ? Près de 5 années il aura fallut aux rares qui ont adoré Prometheus afin de d’en savoir plus sur les origines de l’homme et des xenomorphes. Et 5 années pour les détracteurs de ce film qui a osé prendre un chemin diffèrent pour voir encore plus de ce que l’on avait déjà vu sous toutes les coutures : la vilaine bébête.

Et bien… heu comment dirais je ? C’est gênant… mais…  Alien Covenant pourrait relever de l’infâme ratage ou d’une réussite absolue si le film s’avérait plus clair et moins flou dans ses  supposés intentions auteurisantes. En préparant cet article j’étais littéralement parti pour sniper le film sans aucunes pitié mais plus je progressais dans ma rédaction et plus je pensais au film plus je me dis que tout n’est pas a jeter comme fut ma première impression a chaud. Alors les avis divergent surtout chez les anti Prometheus qui pensent (à raison malheureusement) avoir influencé Papy Scott à oublier ces mystérieux ingénieurs et à revenir à cette bonne vieille grosse crevette noir à tête phallique de Xenomorphe.  le (ratage) réside en partie dans le trop plein d’infos manquantes et à quelques éléments qui sont bien trop troubles pour qu’on y trouve de la cohérence vis à vis de la saga. Le film pèche par un manque évident d’intérêt ou d’envie d’approfondir de Scott vis à vis de ses personnages. Je vais donc tenter de vous expliquer ce qui cloche dans ce film.

L’histoire : En 2104, l’USCSS Covenant est un vaisseau spatial de la société Weyland-Yutani. À son bord, un équipage d’une quinzaine de membres qui transporte plus de 2 000 colons en hibernation et 1 000 embryons humains. Le vaisseau vole vers une planète située à l’autre bout de la galaxie pour y implanter une colonie. Après une importante avarie, l’équipage reçoit un message mystérieux provenant d’une planète inconnue. Cette planète semble par ailleurs tout à fait habitable, mais beaucoup plus proche que la destination initiale du Covenant. Ils y découvrent un monde froid et dangereux dont le seul habitant est l’android David, unique survivant (recollé par Shaw dans le court court métrage explicatif supposé expliqué ce qu’il s’est passé entre Prometheus et Covenant) de l’expédition maudite du vaisseau Prometheus dix ans plus tôt.

Ci dessous La Traversée  le tout petit film explicatif fait par Ridley Scott afin de faire le lien entre Prometheus et Covenant.

Alors bon il est déjà clair que le pitch de départ de Alien Covenant n’est pas non plus ultra original, mais l’était il déjà vraiment dans Alien premier du nom ? Pas vraiment un monstre traquant des gens dans un habitacle clos avait maintes fois déjà été fait en 79, sauf que le talentueux Ridley Scott et ses comparses scénaristes Dan O’Bannon Et Ronald Shusset avait tellement bien écrit et réalisé la chose que le film a redéfini les standards de peur et de SF. Ici prés de 40 années plus tard il n’en est rien et celui qui à l’image du vieux Weyland est devenu un vieillard imbu de lui même et capricieux alors que si on y réfléchi bien à part 3 ou 4 véritables chefs d’œuvres comme Blade Runner, Alien, Legend (et encore), Gladiator et une flopée de films de faiseur bien ficelés et enquillés à la chaîne n’est plus vraiment ce qu’il fut. Scott frustré de l’accueil souvent hostile a l’égard de son Prometheus qui malgré certaines crétineries scénaristiques (qui a la revoyure sont souvent parfaitement explicables) et le flou explicatif sur certains éléments, nous avait quoi qu’on en dise offert un véritable film de SF ou se mêlaient, découverte, religion, aventure et peur.

Et une ambiance digne des vieilles bandes dessinées Metal Hurlant. Un des rares films à m’avoir fait autant gamberger quand a ce que peuvent être certaines choses et éléments qui le composent. Vous me direz c’est normalement le but d’un film, mais de nos jours peu de films blockbusters font réfléchir et Prometheus pouvait se targuer d’être un film qui alimente les conversation un bon moment. Scott sans doute vexé des réactions de certains a au final décidé d’inclure le Xénomorphe dans son Prometheus Paradise (titre d’origine) et de mercantillement le rebaptiser Alien Covenant comme ça les fans basiques auront droit à la même soupe et en même temps il entretiendra un lien avec Prometheus premier du nom mais pas trop car il ne faudrait pas trop déplaire aux geeks (biberonnés à la routine) et laisser mourir la vache à lait.

Alien Covenant

Alors attention vous allez entrer en zone de Spoiler intense. Soit vous passez votre chemin, soit vous me lirez quand vous l’aurez vu. Je sais que personnellement en sachant certaines choses que je sais maintenant, j’irai malgré tout le revoir car il n’y a que les imbéciles qui ne se donnent pas l’occasion de pouvoir changer d’avis.

 Pour commencer Il est donc évident que comme je le disais plus haut Scott a cédé à la pression des fans obtus et a introduit le xénomorphe bien trop tôt afin de récolter les avis favorables des geekos. Car il faut se souvenir Prometheus devait avoir au moins quatre suites avant de reconnecter les ponts avec la saga Alien. Sauf que le père Scott se fait vieux, et il ne semble en avoir visiblement rien a foutre du point de vue affectif et des fans de Prometheus qui s’était épris  de découverte, de mystères, d’aventures et d’explications quand aux évenements de Prometheus,

Si durant les 20 premières minutes le film commence pas mal du tout. Musique référence directe au premier opus et images sublimissimes (en même temps c’est le minimum syndical chez Scott la photo parfaite) le film se barre assez vite en couille. Et après avoir fait la connaissance de l’androïde Walter (un autre modèle comme celui que fut David et donc logiquement aussi interprété par Michael Fassbender) et de l’équipage de colons un peu guimauve et sans aucunes substance, auquel on ne parvient jamais a s’attacher au bout de deux heures. Alors qu’avec un scénario simpliste et bourrin Cameron était sur Aliens arrivé à ce que ses personnages de marines bas du front soient attachants et en deviennent culte.

De plus au bout de cette première vingtaine de minutes Ridley Scott décide par le biais d’un flash back expeditif (au moment où l’on se dit on va enfin en savoir plus sur les ingénieurs, la fabrication des aliens et de la fameuse huile noir le super mutagène qui permet de combiner les adn) de littéralement annihiler tout ce qui constituait l’intérêt et la sève de Prométheus.  Dans ce passage situé au moment où David arrive sur la planète des ingénieurs ce dernier balance les milliers de vases contenant l’huile noir sur la population des ingénieurs qui assistaient paisiblement à l’arrivé du Derelict qu’il occupait, ce qui les contamine et les détruit immédiatement faisant de lui le seul survivant du Prometheus car disons le aussi l’ambigu cyborg a aussi laissé mourir Elisabeth Shaw (Noomie Rapace) la survivante du précédent. Et bien oui. Non content d’avoir contaminé le mari de cette dernière dans le précédent pour satisfaire sa curiosité, il la laisse crever alors qu’elle l’a littéralement recollé dans le court métrage ci dessus.

Alien Covenant

Alors ok je veux bien que papy veuille d’une certaine façon contenter certains de ses fans, mais merde on efface pas si soudainement une mythologie naissante et super intéressante comme ça. Ensuite à partir du moment où les membres de l’expédition Covenant arrivent sur la planète s’auto contaminent sans le savoir en marchant sur des spores libérant le terrible virus mutagène déversé 10 ans plus tôt par David se prenant pour dieu, le film sombre dans le ridicule ou plutôt le manque d’explications finit par le rendre ridicule. L’arrivé de David traversant une nécropole jonchée des cadavres desséchés des ingénieurs ou de la sous races d’ingénieur présente ici est  ultra esthétique et visuellement dantesque. Sauf qu’a partir de ce moment le film devient un festival de charclage,  de scènes toutes plus brouillonnes et parfois irrespectueuses envers certains éléments clefs de la saga. David qui tente de mettre l’androïde Walter de son côté au moyen de poèmes de Percy Shelley (le marie de Mary Shelley l’auteure de Frankenstein le Prométhée moderne) et d’une partie endiablée de flûte a bec qui restera dans les anales du ridicule et un doux baiser fraternel.

Scott parvient en deux temps et trois mouvements a nous faire comprendre que au final les xenomorphes sous la forme sous la quelle on les connait ont été mis au point par un David qui durant ses dix années d’isolement volontaire s’est adonné tel un Dr Frankenstein a des expériences génétiques. Expériences qui aboutissent par la mise au point des cocons (mais a partir de quoi ? Vu que plus rien n’est vivant sur la planète, possiblement l’ADN de la pauvre Dr Shaw et de l’ADN des milliers d’ingénieurs morts et fossilisés de sa nécropole) dans lesquels attendent les facehuggers (ces araignées qui pondent dans notre gorge ce qui deviendra un Chestburster en gros un bébé Xenomorphe) afin d’inséminer un humain qui en très peu de temps et sans aucuns suspense ni tension va mettre au monde un xénomorphe.

Sauf que ce dernier n’est absolument pas logique car un Chestburster est une sorte de gros vers embryonnaire jaune, phallique et là c’est carrément un mini alien translucide avec des bras qui sort du torse de l’infortuné colon. Ce qui aussitôt rappelle plus la scène parodique de la folle histoire de l’espace ou John Hurt (celui là même qui était la première victime du Chestburster de la fameuse scène de diner dans Alien) voit jaillir de son torse un xenomorphe qui se met a faire un mémorable numéro de claquette façon Broadway.

En deux temps et trois mouvement ce super xenomorphe qui d’ailleurs à la différence de ceux des précédents qui semblaient à la fois redoutables er réfléchis, semblant même prendre un certain plaisir à la traque, ce zozo là semble être tombé sur la réserve de cocaïne des colons et s’être enfilé tout le stock d’un coup tellement il est speed et tue tout le monde a vitesse grand V., façon diable de Tasmanie.  De plus il faut bien avouer que le côté image de synthèses est ici bien trop visible.

Puis revenons à cet équipage négligeable et négligé pour se focaliser sur la nouvelle héroïne de service. Alors loin de moi l’idée de critiquer le fait qu’une femme soit une héroïne. Mais dans Alien il faudrait peu être un peu arrêter de systématiquement parce que l’on est dans un Alien, il faille que ce soit une femme qui soit la dernière a survivre face aux monstres. Il n’y a qu’une Ripley et il n’en restera qu’une. Elisabeth Shaw était intéressante, mais là par habitude Scott a encore mis une héroïne et fort est de constater que faudrait juste arrêter de tenter de nous refaire Ripley. Le personnage de Daniels interprété par la talentueuse Katherine Waterston est ici complètement survolé et semble être imposé afin qu’il y ai une femme en tête. Je trouve ça quasiment aussi misogyne que si on faisait systématiquement le contraire. Pourquoi il n’y aurait pas plusieurs survivants comme à la fin du 2 ou du 4 ? A moins que pour une fois le héros pour Scott soit le personnage de David l’androide et là on passe plus ou moins subtilement d’héroine à antihéros.

L’illogisme et le manque d’explications quand a certains faits et actes sont ici rois et Alien Covenant est un film limite suicidaire. Personnages sous écrits, envolées philosophiques mal amenées et abaissées par des scènes ineptes. Les règles de continuités de la saga bafouées. Car au final si l’on se réfère à Prometheus lorsque les scientifiques de l’expédition entre dans le Derelict (vaisseau en forme d’anneau des ingénieurs) et découvrent des gravures dont une où est illustré un xenomorphe ressemblant parfaitement à celui du premier Alien et gravé dans une position christique, il semblerait que ceux de la race des ingénieurs semblent donc déjà vouer un culte a ces xenomorphes.

Image ci dessus issue de Prometheus

Donc comment se fait il que ce soit David qui les invente quelques 1O années plus tard alors qu’il est coincé sur leur planète qu’il a lui même dévasté ?

Visions de l’avenir et de la fin du monde qui viendra par les Xénomorphes issus du mutagène, des cocons et de l’ADN de la créature la plus malfaisante et destructrice de l’univers à savoir l’humain ? A moins que la race des ingénieurs ai déjà au moyen d’abductions (enlèvements par les extra terrestres) lors de leurs visites sur terres aux périodes ancestrales, (Mayas, Égyptiens, Sumériens) et donc expérimenté sur des cobayes humains ce qui aurait donné des Xenomorphes.  Et constatant l’horreur de leur création ils auraient éradiqué les Xenomorphes et aurait tenté de se débarrasser dans des entrepôts militaro scientifique vus dans Prometheus de ces encombrantes urnes remplies de ce liquide mutagène noir.  A la limite si c’était ça je serais prêt a acheter. Ensuite Il n’y a aucunes explications quand à l’éradication des ingénieurs. Si ils ont été exterminés par David, qui est le space Jockey mort qui a donné naissance à la reine Alien qui a pondu les œufs trouves sous son poste de pilotage dans le premier Alien ? On est en droit de se rassurer en se disant que les Ingénieurs sont des voyageurs, des colonisateurs et des Terra-formeurs qui donc ont certainement dû s’implanter ailleurs dans l’univers et que donc le space jockey mort du premier apparaîtra donc vivant dans un futur film suite prequel prévu par Scott. Ce dernier soutenant mordicus qu’il ne sait jamais vraiment ce qui va se passer dans les autres. Ce qui voudrait dire qu’il improvise au fur et a mesure au lieu de réfléchir à construire posément et sur la durée un univers cohérent et qui respecte les canevas de base de la saga.

Alors on a compris ce ne sont ni les aliens, qu’ils soient des xenomorphes ou des grand chauves de deux mètres de haut qui sont les méchants ici, c’est David. L’androïde qui se prend pour dieu et qui par la même viole toutes les lois de la robotique établies par Isaac Asimov. Mais bon on est pas chez l’auteur Russe mais chez Scott et puis il ne serait pas le premier androïde a mettre l’humain en danger dans la saga. Sauf qu’ici ce changement est tellement violent et sans préambule qu’il en est balourd et dérangeant. Un peu à l’image de certains aspects de la mythologie de la franchise Matrix qui si le postulat est intéressant il ne mérite pas non plus qu’on s’y étale comme si il s’agissait de la plus grande théorie de l’histoire. Ça reste un sujet de philo intéressant, mais un peu de la philo de comptoir. Un peu « la philo pour les Nuls » ou comment briller lors d’une conversation en société ». Il aurait juste fallu un peu plus de temps et de finesse pour que cette pilule passe aussi. On ne crée pas des films en inventant des mythes fleuves en les traitants en deux heures.

Passons après cette diarrhée verbale dont j’ai l’habitude, aux bons côtés de ce film. Et bien il y en a quand même quelques uns.

La bande originale est formidable et nous rapporte directement à Alien et la direction photo et artistique et comme toujours magnifique, même si il est décousu, et frustrant sur le moment, il laisse a réfléchir comme Prometheus le fit en son temps. Mais cela ne sied pas forcement a faire de Alien Covenant un vrai bon Alien et même un vrai bon film tout court.  Car Alien Covenant est un film profondément égoïste, un film d’auteur certes mais qui au final ne s’adresse qu’a Scott lui même. Quand à la peur élément ciment de la saga, franchement elle n’est pas au rendez vous et l’ingéniosité, le brio et le savoir faire de Scott sur Alien premier du nom n’est pas mis ici au service de la trouille. Dans le genre et sorti récemment il y a 20 fois plus de tension dans le petit film Life: origine inconnue et bien plus de peur que dans ce film dont les actions décrites sont nihilistes au possible mais dont au final on se contre fout tant le film est bancal. De plus Scott semble oublier son sens du rythme inné et son sens de la mesure. Du coup soit le film est trop mou, soit trop rapide. Et le gag est qu’au final on a l’impression que le film a duré une heure quinze alors qu’il en dure plus de deux heures. Ce qui dans le cas de films comme Men In Black est un bon point tant c’est rythmé et bourré de bonnes choses, alors qu’ici il reste juste une immense impression de vide et d’incompréhension. C’est bien simple j’ai du me faire re raconter certains passages car rien ne m’était resté en tête. Alors que je me souviens des moindres détails des précédents films.

Alien Covenant

Le problème c’est que le bonhomme Scott commence à se faire vieux et qu’il a intérêt à boucler la boucle avec Alien avant de passer l’arme à gauche comme c’est souvent le cas pour nos idoles ces dernières années.

Alors oui je suis un peu colère après Scott même ci il reste pour moi un des fondateurs de ma cinéphilie. Le problème est qu’il fait partie de ses réals qui font trop de films et souvent des films anecdotiques que l’on n’attend pas. Alors oui bien sur il n’a pas a nous réaliser que des Alien ou des Blade Runner, mais quand on se dit maitre à bord de la franchise initiée par son bébé en 79 il y a des priorités. Alors au lieu de nous pondre des polars avec DiCaprio ou Russel Crow, qu’il achève sa saga et qu’il n’attende pas 5 ans entre chaque films surtout si c’est pour nous pondre des films aussi branque et nébuleux que cet Alien Covenant. Encore une fois peu être que ce second préquel deviendra logique grâce au troisième qui est prévu pour 2018. Mais n’aurait il pas pu terminer son sujet sur les origines de la vie sur celui çi et de façon plus respectueuses que comme un caprice de vieillard du genre : « Et bien vous n’avez pas aimé, je vous emmerde et je nique tout bande de beaufs. » et nous mener tranquillement au renouveau des xenomorphes pour ainsi apaiser dans la logique les deux camps de fans qui s’opposent autour de la saga et de son Prometheus ?

Alors que le film soit au final mal calibré, certains passages et explications plus que torchés, en écrivant ces lignes je me vois espérer des explications futur de Scott qui pourraient transformer  ce qui pour le moment est le moins bon film de la saga.  en film le plus flou de la saga. Ce qui du coup me permettrait de modifier cette sale impression qu’il m’a laissé.

En voyant ce film de Ridley Scott j’ai aussi un sacré regret. Que jamais feu son frère Tony dont j’adorais le travail n’ait pu réaliser un Alien.

Voilà donc quoi qu’il vous en coûte, il faut quand même aller voir ce nouvel opus qui même si il n’est pas du tout ce que l’on attendait, doit être vu afin qu’il rapporte assez pour qu’un autre opus cette fois çi correcte soit mis en chantier pour enfin clore la franchise Prometheus et qu’elle mène logiquement à la tétralogie Alien. Et qui sait un bon Alien 5 qui respecte le travail passé sans chercher a effacer Alien 3 et Alien Résurrection pourrait voir le jour. Un Alien 5 qui pourrait même clore de façon obscure, ultra nihiliste et avec un brin de post-apocalyptisme la saga en montrant la race humaine définitivement éradiqué et dans ses derniers retranchement par l’œuvre des ingénieurs et de David quelques 400 années auparavant voir quelques millions d’années pour les ingénieurs.

Ci dessous vous pouvez regarder la fin alternative d’Alien Résurrection et imaginer ce qu’un Alien 5 pourrait donner sur cette terre (ici Paris) dévasté, par qui, par quoi.

Le film Alien Covenant en lui même est assez brouillon et donc sombre rapidement dans le bordel inexplicable qu’il est au finish. Désolé pour ce gros pavé, mais j’avais besoin de parler… 🙂 N’hésitez surtout pas a donner votre avis car c’est un sujet de théories et de discution sympa si on aime Alien. Cependant je suis tombé sur ce site qui propose d’élucider certains éléments de ce film trouble : https://oblikon.net/analyses/alien-convenant-explication-du-film-et-de-la-fin/

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