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Villains de Queens of the stone age : un album vraiment pas vilain

vendredi 1 septembre 2017 - Commentaire : 0

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Villains et le septième album studio de Queens of the stone age et nonobstant son titre, c’est un disque tout sauf vilain. Un disque de Rock moderne et décomplexé qui ne manque ni d’audace, ni de peps.

Cela fait aujourd’hui une semaine que Villains est dans les bacs et cela fait donc huit jours que je l’écoute en boucle. Pour vous en parler avec le plus de recul possible, certes, mais aussi parce que c’est un super bon disque. Je le dis avec d’autant plus de sincérité que je ne suis pas un inconditionnel de Queens of the stone age. J’ai toujours reproché à Josh Homme une sonorité un peu trop facile et immédiate, comme si le roux guitariste avait renié la complexité de Kyuss pour se complaire dans une musique mainstream et devenir une rock star. Mon jugement sur le bonhomme s’est adouci avec le temps, car le bonhomme a plus d’un tour dans son sac et j’apprécie sa contribution à l’évolution du rock. Déjà, ce gars baigne dedans depuis son plus jeune âge. Quand il fonde Kyuss avec ses potes John Garcia et Brant Bjork, ils n’ont pas 20 ans. Quand il passe pour la première fois à la télé, il a encore le visage poupin de l’ado mal dégrossi mais il envoie du rêve dès qu’il a une guitare dans les pattes. Post Kyuss, Josh Homme a participé aux mythiques Desert Sessions, produit plusieurs albums et notamment le dernier Iggy Pop, fondé les Eagles 0f Death Metal avec son camarade Jesse Hugues et composé avec son groupe principal Queens of the stone age sept albums aussi bons les uns que les autres, même si le troisième et plus célèbre, Songs For The Death (2002) se place un gros cran au-dessus des autres. En outre, le sieur Homme n’est dénué ni d’humour, ni de sens de l’autodérision comme l’attestent les interviews nawak données avec Jesse Hugues à propos de EODM ou son caméo hilarant dans le faux film autobiographique de Truckfighter, Fuzzomentary (2011).

Villains, un album de rock moderne

Me voila donc réconcilié avec Josh Homme, un mec plutôt sympa et un musicien vraiment intéressant. Si vous avez le temps, je vous invite à écouter ses travaux antérieurs, notamment l’un des quatre albums enregistrés avec Kyuss (ma préférence allant à Blues For The Red Sun, de 1992) et bien sûr, Songs For The Deaf, paru dix ans plus tard, en 2002. Villains ne joue pas du tout dans la même catégorie que ces deux disques légendaires.
Ecrit et composé par Josh Homme, produit par Mark Ronson et interprété par QOTSA sans participation extérieure pour la première fois depuis Rated R (2000), Villains est un album présenté par son auteur comme plus intime, plus dansant mais toujours 100% Rock. L’énorme travail de production de Mark Ronson qui a su apporter au gang une sonorité groovy et fun sans gommer leurs spécificités, les ajouts d’arrangements dans tous les coins, les inserts de claviers, violons, effets Electro, bruits bizarres et pédales d’effet de derrière les fagots viennent sinon démentir, du moins contrebalancer l’apparente simplicité « back to the roots » de la galette. Une galette qui brille surtout par la diversité de ses propos, de ses ambiances : lourdeur presque Dancefloor de « Feet don’t Fail Me », légèreté violoneuse de « The Fortress », Big Band hommage à Cab Caloway de « The Way You Used To Do », simplicité d’un riff épais, gras et entêtant de « Domesticated Animals », réminiscence de David Bowie sur « Un-reborn Again », simplicité dépouillée de « Villains Of Circumstance », etc. Mister Homme fait une nouvelle fois preuve de créativité à tous crins en composant neuf pistes aussi éclectiques qu’accrocheuses.

Villains n’est pas un disque nostalgique du Rock de papa. A mille lieues des groupes qui se complaisent dans des sonorités, des pratiques et des déguisements datés, il appartient à la branche « moderniste » du Rock : respectueuse de ses racines sans être coincée dans un pesant passé codifié et poussiéreux. L’option retenue ne va pas plaire à tout le monde mais elle a le mérite de l’audace et de la fraîcheur.

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