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Le Zamrock : Chapitre méconnu du rock

mercredi 4 octobre 2017 - Commentaire : 0

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Dans les années, 70, la musique se faisait de plus en plus contestataire, que ce soit en Europe avec la naissance du punk, ou en Afrique avec Fela Kuti qui donnait naissance à l’Afrobeat au Nigéria. Beaucoup de ce qui nous a été légué de cette période reste encore largement écouté et porté aux nues aujourd’hui. Mais un courant reste encore largement méconnu en Europe: le Zamrock.

Le Zamrock, je l’ai découvert il y a quelques mois grâce aux playlists hebdomadaires concoctées par les gentils algorithmes de Spotify, et depuis je ne peux pas m’en passer. Mélangeant pop et rock psychédélique rappellant souvent les meilleurs moments de Cream ou Black Sabbath, cette musique m’a envouté. Ca satisfait autant mes bas instincts pop que mes envie de musique plus travaillée et originale, tout en proposant un trip low-fi des plus intéressants.

Mais le Zamrock, c’est quoi?

En très gros, c’est du rock psychédélique né en Zambie après l’indépendance du pays et l’arrivée au pouvoir de Kenneth Kaunda qui décréta que 95% de la musique passée à la radio devait être faite par des artistes locaux.

Le Zamrock est une musique qui parlait au peuple car proche d’eux, que ce soit sur des thématiques intimes ou politiques.

Plusieurs groupes se démarquent, et je n’ai pas encore fini d’en faire le tour, mais je voulais vous faire ouvrir cette porte vers un genre musical différent et qui vous emportera peut être comme il m’a emporté.

On a Paul Ngozi avec son groupe Ngozi Family qui était, d’après ce que je lis, le plus populaire et dont l’album Judgement Day est une petite merveille:

Il y a aussi W.I.T.C.H., qui signifie « ‘We Intend to Cause Havoc », qui veut littéralement dire « On compte bien foutre le dawa » qui a connu l’apogée puis la chute après le durcissement du régime et un retour de la pauvreté. Tous les membres, sauf le leader Emanuel « Jagari » Chanda sont morts du SIDA. Leur musique est aussi énergique qu’engagée, et à défaut de trouver leurs albums, vous pourrez trouver facilement un quadruple CD sorti récemment qui regroupe 54 de leurs meilleurs titres. C’est hyper dense, varié, mais tellement cool!

Et enfin, il y a Amanaz, mes préférés, groupe par lequel j’ai connu le genre. Ils n’ont fait qu’un album, intitulé Africa, qui est autant en avance qu’en retard sur son temps. C’est fantastique de les voir dans cette période charnière expérimenter tout en restant dans un cadre pop presque rock de l’époque, on pense à Blue Cheer autant qu’on pense au Velvet Underground.

Sinon, vous avec une compil. en deux volumes qui est sortie et qui s’appelle Welcome to Zamrock qui peut faire votre bonheur et vous faire découvrir d’autres groupes de ce courant.

Voilà un tout petit tour d’horizon, je suis nul en critique musicale. Mais je me dis que dans une période de notre Histoire où le président des USA pense qu’il existe un pays nommé « Nambia », il est important de découvrir des choses différentes de nous, différentes de ce que la culture est censée être quand on est blanc et qu’on connaît les mêmes groupes et les mêmes chanteurs que tout le monde.

Voilà. Bisous.

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