Menu & News

Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Cinéma / Série par

RETRO MOVIES / Coffret Jack Arnold : Tarantula/L’homme qui rétréci deux perles de la SF des années 50

vendredi 6 octobre 2017 - Commentaire : 0

Accueil » RETRO MOVIES / Coffret Jack Arnold : Tarantula/L’homme qui rétréci deux perles de la SF des années 50

Dans les années 50 alors que les états unis entraient dans l’air du péril nucléaire. La paranoïa s’installait, l’incident de Rosewell avait néanmoins laissé des traces dans l’inconscient des gens, la guerre froide et de la peur d’une invasion communiste s’enracinaient sérieusement. Le cinéma de SF ne fut pas en reste pour s’inspirer de ces éléments et pour les insuffler dans des productions de diverses qualités et ce à toutes les sauces. En gros entre les soucoupes volantes, les monstres géants inspirés de la culture Kaiju Japonaise et principalement par le magnifique, apocalyptique et terrifiant Godzilla de Ishiro Honda et autres phénomènes radioactifs altérant la forme et l’intégrité humaine il y avait de quoi faire dans les salles obscures.

Mais un nom de réalisateur dans ce domaine est toujours resté au dessus des autres, Jack Arnold. Réalisateur prolifique comme beaucoup de son époque et dont les plus gros succès se firent pour la plupart chez Universal avec des films comme La créature du lagon noir, le météore de la nuit, l’homme qui rétrécit et Tarantula… Et ce sont ces deux derniers titres qui ont été restaurées et réédités chez Elephant Films dans des éditions Blue Ray de très belle facture.

En premier Tarantula que réalisa Jack Arnold en 1955 et dans lequel une araignée ayant été exposé a une formule chimique destinée a faire grossir les aliments ou le bétail grossit a vue d’œil et sème l’horreur dans une petite bourgade Texane.

Si le postulat scénaristique nous semble redondant, il était très novateur à l’époque et loin d’être anodin. Arnold ayant savamment pris soin de glisser un message écologique et avant gardiste dans son efficace série B. Alors certes l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, mais le film est vraiment bien foutu. Au passage on y retrouve à la fin un certain Clint Eastwood en pilote d’avion de chasse qui malgré son masque a oxygène est très reconnaissable à ses yeux. Elephant film nous offre une copie entièrement restaurée qui donne un sacré coup de jeune a ce film d’araignée géante ancêtre des productions Asylum ou NU image qui pullulent depuis quelques années.

Mais passons plutôt au film qui à mon sens est le plus digne d’intérêt dans ce double programme Arnoldien.

Jack Arnold

L’homme qui rétrécit. Attention là vous êtes face à un véritable chef d’œuvre. Réalisé en 1957 on y retrouve encore les fondamentaux des série B des années 50 et encore une fois l’élément déclencheur est la radiation. Ici, un mystérieux brouillard radioactif qui modifie la structure moléculaire d’un jeune homme dynamique qui progressivement va se mettre a rétrécir.

Ce qui pourrait au départ prêter a sourire est en fait un véritable cauchemar et Arnold nous plonge progressivement à la suite de son protagoniste au centre d’un monde inconnu celui de l’infiniment petit. Car continuellement le héros de son film superbement interprété par Grant Williams qui confère à son personnage une dimension monstrueusement tragique. Plus il rétrécît plus il perd tout au fur et a mesure, travail, femme et sa propre existence n’est plus qu’un immense gouffre de solitude auquel s’ajoute chaque jours des multitudes de dangers. Car en effet entre le chat de la maison devenu pour lui plus dangereux qu’un dragon, les araignées, et autres parasites, il doit sans cesse se réadapter aux dimensions sans cesses grandissantes d’un monde qui chaque jour n’est plus le sien.

Jack Arnold

Il est impossible d’imaginer jusqu’où rétrécira cet homme, mais il va certainement devoir arpenter des mondes nouveaux à taille d’un atome. L’homme qui rétrécit est véritablement triste et terrifiant et la voix off omniprésente du héros ne fait que renforcer cette impression de solitude. Au delà d’être un film de série B efficace, il est une véritable tragédie en soi. Le scénario n’a pas été écrit par un inconnu, car le scénariste n’est autre que l’immenses auteur de SF Richard Matheson a qui l’on doit Duel, ou Je suis une légende (je ne parle pas ici du sordide nanar avec Will Smith, mais du formidable livre et de sa première adaptation filmique avec le grand Vincent Price. Les effets spéciaux sont d’une grande qualité et confèrent au film une dimension terrifiante.

La copie restaurée est elle aussi superbe et les films sont présentés par l’inénarrable Jean Pierre Dionnet qui vous régalera de savoureuses anecdotes dans les bonus.

Voilà j’espère vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvrir ses deux films de SF comme on en fait plus depuis bien longtemps.

 

 

Vous avez aimé ? Vous aimerez aussi

«

»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *