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Pourquoi Lire ?

mardi 8 mars 2011 - Commentaire : 0

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Par NajBee

Il semble bien loin ce temps où les amoureux transis s’échangaient des lettres enflammées, où les jeunes filles cloitrées s’imaginaient être Madame Bovary et où les farceurs se tordaient de rire devant les fourberies de Scapin.

Depuis, tout ce joyeux monde a gentiment cédé sa place à Blair Waldorf et aux Simpsons, et si on ne nous faisait pas lire à l’école, on s’écrierait probablement “Ipad” en entendant le mot “journal”.

La résistance est bien là pourtant, des sièges du métro parisien aux parcs municipaux, la littérature continue de passionner certains esprits, pendant que d’autres, qui n’ont pas ouvert un bouquin depuis l’époque ou on les achetait en Francs, se demandent quel est l’intérêt de lire un livre quand peut aller voir son adaptation au cinéma. Et bien au grand étonnement de ces derniers, se perdre dans un ramassis de lignes peut avoir son interêt, parlons-en.

Dans les films, certains acteurs peuvent atteindre un degré de laideur à en faire faire un royal demi-tour à Frankeinstein, et à moins de fermer les yeux, il faut se résoudre à leur tenir compagnie le temps d’un scénario. Alors que si jamais, en lisant, un des personnages vous donne une trop forte remontée, vous pouvez toujours le ré-imaginer et continuer.

Autre chose assez importante, on ne peut pas gribouiller sur les personnages dans les films, ça abime l’écran et ils bougent tout le temps, mais on peut raturer les passages d’un livre qu’on n’aime pas.

Si on lit on ne regarde pas Les anges de la télé-réalité, ça nous fait une excuse pour ne pas avoir à commenter le match de la veille ou pronostiquer celui du lendemain.

Les gens armés d’un bouquin se font beaucoup moins harceler. On n’hésite pas à demander une cigarette, ou son chemin dans une gare, à quelqu’un qui fume ou qui a des écouteurs, mais les gens qui se trimballent avec un livre dégagent une sorte d’aura. Encore plus si ils le lisent.

Don Juan avait quand même plus de classe que James Bond, et les moutons dans l’alchimiste de Paulo Coelho ont l’air plus sympas que ceux dans Black Sheep.

On pourrait continuer ainsi pendant des lignes, mais la meilleure façon de se rendre compte de l’intérêt d’un livre reste encore d’en ouvrir un.

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