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Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

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Conte moi en Zic #4

mardi 31 mai 2011 - Commentaire : 1

Accueil » Conte moi en Zic #4

Quand le patron du blog m’a proposé d’écrire, j’ai eu envie de suite de créer une fiction à base de musique. S’imprégner d’une chanson, se reposer sur son ressenti, et y adjoindre des mots comme un réalisateur collerait des images à une BO. Seulement l’exercice semblait presque trop simple… Pourquoi ne pas envisager les choses en plus grand et en faire un véritable conte musical, des textes qui se suivent, forment une histoire cohérente, avec à chaque fois une chanson comme inspiration pour l’élément narratif ?C’est là que vous intervenez, lecteurs du blog. A chaque épisode, vous pourrez proposer dans les commentaires le morceau qui inspirera le suivant. Et donc influer sur l’histoire. Sans vous, pas de suite… Évidemment pour que le propos reste cohérent, il faut une certaine filiation entre les morceaux. Lisez, soyez inspirés, proposez!

Les épisodes précedents : http://bit.ly/gciPeR ; http://bit.ly/hDozn2 et http://bit.ly/mMSJGv

@yelling_

Veuillez lancer le lecteur en bas de l’article quand il vous plaira.

Son ventre se soulève, lentement. On dirait une bête qui vit en elle. J’éprouve le désir de l’ouvrir, pour vérifier. Pour voir l’immonde dans les entrailles. Oui. Si ça se trouve, elle a un petit animal qui distord ses chairs, ce n’est pas elle qui peut gonfler ce ventre blanc comme ça. Ça ne peut pas être qu’elle. Faut que je voie. La peau nacrée qui vibre, j’abandonne son poignet tout prêt à mes baisers de lame, et je promène le couteau sur son ventre. Comment faire? Par quel endroit commencer? Dois je découper de haut en bas? Et si la bête s’échappait? Si le trou était trop grand, d’un coup, et que je me retrouvais aux prises avec elle, sans pouvoir l’observer?

Réfléchissons. il doit y avoir quelqu’un, quelque chose à l’intérieur. Je suis sur son nombril, et sûrement j’ai du appuyer trop fort, une goutte perle. Presque noire. La tentation est trop forte. Me voilà léchant son ventre, aspirant sur ma langue l’hémoglobine métallique. Elle me fait toujours cet effet de dingue. Envie d’elle.

Ma langue comme folle, goûte sa peau salée, tourne autour de son nombril. Cicatrice intime tellement commune et pourtant jamais la même. Il en est de bizarrement renflées, d’horizontales, des nombrils presque innaccessibles, des formes de promontoires, de quasi érigés, des timides et des bulbeux. Le sien est parfait. Juste y fourrer la pointe de ma langue. Sa lègere transpiration sur mes corpuscules, sensation diffuse sur mes papilles. Et l’évidente érection. Je bande à en crever. Envie de cette fille. Je mords presque sa peau, descend vers sa toison. Ses poils pubiens, étrangement plus foncés que ses cheveux. Sans doute parce que ceux là ne voient jamais le soleil. Je refuse de croire que c’est parce que ce délicat blond vénitien n’est pas sa couleur initiale.

Elle n’aurait pas ce subtil parfum de blonde, cette espèce de flaveur entre le sucre et l’acide. C’est un de leurs trucs à ces pétasses. Elles ont toutes une espèce de dénominateur commun. Je suppose que c’est un truc génétique. Un genre de tronc commun. Putain, sa peau… Je navigue entre ses hanches, fourrant mon nez dans ses poils, mes lèvres sur ses renflements, mon doigt force un peu la fente. Elle ne bouge pas. Je ne peux plus. Faut que… Je suce ses lèvres, immisce mon doigt, suit comme une carte inconnue la douceur des muqueuses, trouve son bourgeon. Je la lèche, j’en ai plein la bouche, de ses odeurs de femme, de sa mouille. Salope. Je m’immisce vers son cul, mes doigts la trouent, la prennent, ma langue s’agite sur son fion. Puis reviennent, mouvement long de va et vient de son cul à son vagin, de son vagin à son cul.

Elle gémit un peu. Je ne sais si c’est de plaisir. J’aime à le croire. De toute façon, attachée comme elle est… Deux doigts en elle, ma bouche plaquée sur sa chatte tendre, putain que c’est bon. Putain comme je suis en vie. Faut que j’arrête, sinon, la tentation d’ouvrir ma braguette et de la prendre… Pas encore. Revenons à cet animal. Revenons à son ventre. Alors, t’es là, saloperie? Mon couteau de nouveau en main, je le promène. Faut choisir l’angle. Faut y aller.

De bas en haut. j’ai du voir mon père faire comme ça. Je ne sais plus très bien. Je crois que j’ai encore l’odeur du sang poisseux des bêtes dans les narines. Leur odeur, mais les images, je les ai oubliées. Je ne sais pas si vraiment j’ai vu ce que je crois avoir vu. Mon père, ces interminables parties de traque, ces ruses, les gueulantes sur mes frères qui ne suivaient pas assez bien, faisaient trop de bruit. L’alcool brûlant les gueules. Les fumées noirâtres, mêlées de sueur et de graisse fondue. L’essence au dessus de tout ça, planant comme un oiseau de proie. Comme si l’odeur de l’essence pouvait tout bouffer, nous, mon père, les chairs viciées, d’un seul coup. Rêver ces grands feux. De joie. Et puis rien n’arrive vraiment.  Je ne sais plus bien si j’ai fantasmé ces choses, me basant sur ce que j’ai senti et entendu, ou si c’était mes yeux de môme qui ont tout maté. Les mises à mort, les éviscérations, les chairs flasques d’où grouillaient parfois des vers, et d’autres trucs. Vermine. J’ai toujours été terrorisé par la vermine. Ma manie de laver, encore, et encore, vient sûrement de cette phobie de gosse, de ces grouillances apparaissant dans mes cauchemars, partout, sur mon lit, sur moi, au plafond, aux murs.

Faut que je prenne une gorgée de rhum. Putain. Je sue.

Dans ma bouche la saveur forte du rhum n’efface pas tout à fait le musc salé de sa chatte. Les deux se mêlent, c’est incroyablement bon. Accord inédit. Accord parfait. J’hésite à en reprendre un peu mais…

Faut que j’y aille. Respire. Et j’incise. Le sang ne gicle pas, il coule, doucement. C’est d’une sensualité torride, cette petite marée rubis sur sa peau de lait. Ses chairs s’écartent un peu, pas assez… Faut que j’y plonge les mains… Faut que je la baise. Faut…

Cette fille me rend complètement dingue. Putain, du bruit dehors. Tous ces bruits. Des voix d’hommes qui gueulent. Un prénom que je ne comprends pas… Le rideau pas complètement fermé. On dirait des lampes torches qui balaieraient les bois. Putain. La trappe. Et mon pied qui me relance. Putain. Ils approchent…

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