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Phospho – “Time Hits”

mercredi 15 juin 2011 - Commentaire : 0

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Tout d’abord, petit rappel du contexte. Je découvre par mail un groupe , j’écoute et me lance dans la lecture de la traditionnelle bio. La, mes yeux s’arrêtent. Phospho est de NIORT. Oui de Niort dans les Deux Sèvres, la ville de votre serviteur (on trouve du taf où on peut hein). Du coup je demande poliment une interview. Quelques échanges de mails, un coup de fil et me voila avec mon sac et mes idées dans un bar du centre ville. J’arrive en même temps que le chanteur. On prend une bière. Je lui présente le blog. On parle du web, de Niort. Les autres membres se pointent petit à petit. Les bières sont servies.

On rentre rapidement dans le vif du sujet. Le sujet c’est “Time Hits”, le second album du groupe qui fait suite à “One Caballo Per Seven Frauen”.

Je précise tout de suite. “Time Hits” n’a rien a voir avec son prédécesseur. Le premier était plus dansant, plus punk. “Time Hits” est cohérent, intelligent, vif. Attention, je ne vais pas dire que le premier était mauvais. Il est juste différent. J’y reviendrais plus tard.

J’avais fait un peu le tour des popotes journalistiques avant d’arriver. Les zines et journaux spécialisés étaient ditirambique. Je l’évoque avec les phopho et ils m’arrêtent de suite arguant que les magazines ne tapent jamais sur les petits groupes. J’argue que les mauvais petits groupes,  ils n’en parlent pas. Ils ne répondent pas. Les mecs sont humbles et ne font pas de la zic pour “les putes et la coke” mais juste pour la zic.

On arrive sur le second album. Celui-çi a été enregistré par François Vachon en touraine (je te laisse chercher la touraine petit parisien) dans une sorte de grotte avec une acoustique particulière. Il n’y avait pas de super technologie de ninja, juste eux et leurs instruments. Plusieurs sessions ont été nécessaires avec une volonté de prendre son temps. L’album est ensuite parti chez Alan Douches pour le mastering. Au dela du CV du monsieur qui a travaillé avec !!! et LCD Soundsystem, les mecs m’expliquent que ce travail a permis de faire ressortir les compositions, une plus grande musicalité. Il est vrai que cet album a plusieurs couches, il est assez agréable de découvrir des sons, des notes à la quatrième ou cinquième écoutes. Cela n’arrive pas à chaque disque..

La conversation se poursuit, on parle de l’enregistrement, des tournées. On sent que Phospho aime la scène. Ils me parlent de la release party du 10 Juin et m’y invitent. On enchaine après quelques anecdotes croustillantes sur d’autres groupes pas sympa dont je tairai le nom.

J’ai voulu poser la fameuse question “c’est l’album de la maturité?” mais je n’ai pas eu à le faire. Les mecs de phospho ont vieilli et leur musique a grandi avec eux. Ils parlent de la trentaine, des illusions perdues et des madeleines de proust. Ils parlent d’eux simplement, sans fioriture mais avec force et une touche de noir.

Cette force, cette cohérence dont je parlais précédemment est présente dans tout l’album. Celui-ci n’a pas ce que j’appelle de point faible, de titre pour faire le nombre ou de morceau composé par michel, l’ami de longue date qui rêve de faire de la zic mais qui a le talent de composition de Mme Balkani (elle est nulle la métaphore hein ?)

En bref, je vous invite plus que vivement à aller écouter cet album sorti ce jour et à aller à la rencontre des phopho quand ils viendront par chez vous. Un ou deux remix devraient arriver plus tard.

Le site : http://www.phospho.fr/

La page Facebook : https://www.facebook.com/pages/PHOSPHO/18811464567

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