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Chroniques à brac par

Le festival était super

mercredi 10 août 2011 - Commentaires : 3

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festival

Mon pote et moi on se tape 500 bornes pour aller à un festival. On arrive dans un coin paumé qu’on trouve après deux heures de recherche. Tourne à droite, non à gauche, pourquoi on arrive dans un élevage de cochons ? Je déteste déjà mon collègue qui a oublié de prendre son GPS. Il me dit “on est en mission” !

On s’installe dans le camping ou plutôt dans le champ du père michel sans eau, ni électricité. Il y a des toilettes sèches dans un coin, décorées avec des fleurs par des hippies vivant dans une yourte. Mon pote me dit encore “on est en mission”, ça va être génial ! Deux jours avec louis (il existe pas hein, remplacez le prénom par votre ami qui voit toujours le coté positif des choses et qui vous énerve) dans la même tente sans se laver, c’est pas une mission, c’est un pèlerinage.

On balance la tente Quechua et on se fraye un chemin autour des caillous pour mettre les piquets. Je dis se frayer car le père michel il a pas filé son terrain plat nickel, celui la il le garde pour ses chèvres (pas de blague zoophile dans ce post).

Sacs posés, tentes en place, on se dirige vers l’entrée. Enfin, on est à 400 mètres. Des vigiles  c’est à dire,  les autochtones consanguins qui nous font une coloscopie histoire de coller à vigipirate, ralentissent les JFs (joyeux festivaliers). La queue avance lentement. Les gens suent, surtout le gros chevelu derrière moi. il sent les pieds mais partout. Il s’est peut être aussi tartiné le corps avec un poney mort, je dubite. Devant les vigiles, je tente un trait d’humour. Les mecs ne comprennent pas. Le gros chevelu rigole grassement. Je me fais tripoter le cul et piquer ma bouteille de Rhum arrangé. Qui ne dit de gros mots, consent. On rentre finalement et en attendant l’arrivée des artistes, on va à la buvette.

Il y a évidemment la queue avec des autochtones consaguins à la fin mais ceux-ci sont différents.  Ils boivent, ont mis la tête dans une friteuse et te vendent de la pisse d’âne à 3 euros dans un gobelet en plastique consigné. La boisson a un gout de flotte. Mon pote prend un sandwich soit 2 bouts de charbons et des frites dans une baguette super U arrosés de ketchup.

Les JF s’amassent comme la graisse sur les cuisses de Valérie Damidot, je crois pouvoir dire que le concert débute.

Louis tente de se rapprocher de la scène en criant “mission ! !” Je m’assieds sur la petite colline derrière avec ma pisse d’âne pour pour considérer, un tantinet soit peu, la situation.

Les danseurs dansent. Les JF joyeusent, crient et bougent les mains. Je repère un trou dans la foule, il s’agit : DU GROS CHEVELU. Le gros chevelu danse en sautant partout. Il se cogne contre les JF qui, étant moins gros, se poussent en grommelant. Il balance de la sueur en bougeant ses cheveux. Il fouette dans les 2 sens (du terme). La musique devient plus douce, mais le gros chevelu garde le rythme, enfin le sien hein pas celui de la musique.

A coté de lui, il y a le mec avec le pull. Ce spécimen a la particularité d’être un peu frileux et il emmène partout son pull col en V. Il le met et remet dès que le soleil arrive et colle ainsi des tartines de doigts à ses voisins. Il dit aussi “tu vois j’avais raison d’emmener un pull” lorsque que vous revenez dans la nuit. Oui, vous l’avez reconnu, c’est le connard.

Pause. Changement de groupe. Buvette. Retour du pote. On mate les filles. Musique repart. Le pote repart en criant.

Je passe sur la fin du concert. Les JF demandent des rappels en ououtant si le groupe ne veut pas ajouter deux titres à son set ou si le guitariste à trop bu pour faire un solo. Les lumières baissent, on ramasse la viande soul et le fils du maire qui est aussi DJ balance du son pour ceux qui veulent rester. Le connard part en faisant bouger ses clefs.

Fin du concert.

Le retour à la tente, ressemble à un remake de Rambo. Mon pote louis tombe tout les cinq mètres sur des fils. J’ai dû utiliser mes connaissances en hongrois pour nous éviter de finir trépanés ( note pour vous même, ne tombez jamais sur une tente ou des hongrois pratiquent le lustrage de berlingot). Nous arrivons chez nous. A coté des mecs ont une table et devisent autour d’un verre. Évidemment il y a notre ami le gros chevelu dans le lot. Il me reconnait et nous invite à les rejoindre. Sympa en fait le gros chevelu (oui je trouve sympa les gens qui m’offrent à boire, je suis poli).

A si j’oubliais, voila ce qu’on a vu en première partie de ce festival .

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