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Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Chroniques à brac par

Tendresse

lundi 2 janvier 2012 - Commentaires : 3

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J’aime la nuit parce que ce qui s’y passe d’existe pas vraiment. 

***

Il m’a eu quand il a débouché la bouteille.

Du rouge.

Épais.

Avec le goût de la terre, comme j’aime.

Je n’ai pas vu quand il a tamisé la lumière. Ni quand il s’est rapproché de moi. Comment a-t-il fait? Je sais juste qu’il est maintenant suffisamment près pour que je sente son parfum, suffisamment loin pour que le vide entre nous me soit insupportable.

J’ai envie de l’embrasser mais je ne le fais pas. Pas encore.

Je soutien son regard et fais danser mon verre entre mes doigts. Il parle. Il joue l’homme détaché. Il ne l’est pas, il a envie de moi.

Je baisse les yeux pour balayer sa bouche. Je sens son trouble.

Le jeu est inutile, nous savons que nous allons faire l’amour, mais le plaisir ne serait pas le même…

Je n’arrive pas encore à savoir s’il va me prendre tendrement ou s’il va se laisser aller à plus de brutalité. Il a l’air doux et  j’ai envie qu’il ne le soit pas. J’ai envie de voir son visage se durcir, son corps se raidir, le désir rugir dans ses yeux. Qu’il se laisse aller à me malmener.

Qu’il me plaque, me retourne, me déchire.

Qu’il me bouscule.

Je veux le sentir sur mon corps.

Dans mon corps.

Le sentir cogner. Me cogner.

Je veux crier.

Il pose son verre et prend mon visage dans ses mains. Un baiser tendre, presque timide. Je me colle à lui, il s’enhardit. Sa main descend sur ma cuisse et je frissonne. Sa tendresse est déroutante, déstabilisante. Il quitte mes lèvres pour mon cou, son souffle chaud vient glacer l’humidité de ses baisers. Ses doigts frôlent mes seins, mes hanches, ses mains douces m’effeuillent. Je suis nue, lui aussi, sa peau est brûlante. Comment fait-il? Sa langue glisse aux confins de mes cuisses, mes doigts dans ses cheveux,  je ne peux retenir mes soupirs qui se perdent dans les sons jazzy de la musique.

Sa bouche remonte vers la mienne, ses doigts caressent mon front, la peau de son dos est douce et le goût de son cou sucré-salé. Il ne me lâche pas des yeux quand il entre en moi. Lentement.

Mon corps est électrique.

Le plaisir est absolu.

Il me fait l’amour.

 

 

 

 

 

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