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Le jour où Woody m’a trahi: Le scandale d’un succès

mercredi 18 janvier 2012 - Commentaires : 8

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Numéro Un du classement top 2011 de Tarantino et proclamé meilleur scénario aux Golden Blog, Minuit à Paris serait donc un succès critique. En route pour les oscars..? Retour sur cette parodie d’un épisode digne d’un bon Gossip Girl à Paris…

Le dernier Woody Allen est un outrage au public français, un de ses plus fidèles publics. C’est en filmant Paris que le réalisateur rencontre enfin le public américain en délaissant son soutien européen.

Pour ceux qui ne l’auraient pas vu (Dieu vous en préserve), résumons : Un couple sur le point de se marier, se rend à Paris pour les préparatifs. Mademoiselle est très riche, de bonne famille, Monsieur est un artiste qui porte une veste en tweed. Ils s’aiment. Quand, soudain il réalise à travers ses pérégrinations nocturnes et projeté dans les années 1920, la frontière entre lui et sa future femme. Entre amourette, flirt, clichés parisiens, amour libre, bouquiniste, Montmartre, tout y passe… Chronique du cliché d’un artiste américain raté à Paris…

Le film commence par toutes les vues cartes postales de Paris. Jusque là, pas de problème, Woody doit surement jouer avec les clichés. Mais cette hypothèse est rapidement infirmée lorsque le film enchaine une succession de lieux bourgeois, classiques à souhaits. Tous les magasins de Paris, les lieux touristiques, la pseudo romance parisienne y passe : Woody Allen où l’Art de faire un film exportable. On, y ajoute une succession de star à une fable risible, comme Carla Bruni, Adrian Brody ou Marion Cotillard. Et, encore mieux, on les fait incarner des personnages historiques, histoire que la sauce prenne bien. Dans ce musée Grévin, on ajoute un peu de gruyère premier prix dans les pâtes : les années 20. Une fois que Woody a exporté sa tambouille américano-française de mauvais goût, il y met un supplément de jeu d’acteur inexistant et pauvre, où l’Art ne réside que dans le jeu du double rôle. Pourquoi le public rit ? Adrian Brody en Dali : Trop drôle. Et ça suffit. Schwarzenegger, serait surement capable de jouer avec plus de crédibilité le rôle « interprété » par Brody. Toutes ces interprétations se succèdent sans originalité sur un canevas scénaristique pauvre et bêtement mis en scène.

Woody Allen nous dévoile le beau Paris touristique et riche dans lequel cet artiste, en mal de fantaisie s’égare au coin des rues de Montmartre. Grâce à Woody, Paris est désormais constitué de deux arrondissements, la pauvreté n’existe pas, tout le monde est beau et riche. La pauvre du quartier est Léa Seydoux qui habite vers Place de la Concorde. Voici un Paris que Marine Le Pen pourrait utilisé pour sa campagne de pub, voire, celle de Sarkozy. C’est beau, c’est riche, c’est blanc, c’est propre.

Bref, le réalisateur nous déçoit. Ayant été habitué à plus fin et plus habile de sa part, c’est avec déception que l’on reçoit ce film tant attendu.

Certains critiques ont affirmé que c’était un magnifique jeu avec les clichés : Comment croire à une ré-interprétation des clichés lorsque cette même personne nous parle, à la radio « du Montmartre de Saint Germain des Prés ». Bref, achète toi un plan de Paris et refait un film.

 

Après Vicky Cristina Barcelona, escapade érotico-pré-maritale à Barcelone sous fond de parc Güell Woody rend hommage à l’Office de tourisme parisien. Et pourquoi pas, pour le prochain film, une fable à Berlin, saupoudré d’un flash-back temporel en 1989 enclenchée par une trop grosse prise de MDMA ?

 

 

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  • Les français ne sont pas spécialement déçus http://www.allocine.fr/film/fichefilm-178300/critiques/presse/

    C’est juste que je trouve qu’une telle réussite pour ce film est scandaleux. Le scenario n’a rien d’exceptionnel, c’est facile et même redondant. Allen a toujours eu du mal à trouver son public americain, et, comme par hasard il le trouve grâce à cette image complètemnt idéalisée de Paris spécialement conçue pour les japonais et les américains. Après, ça peut faire rêver d’autres personnes, et, tant mieux. Je ne vais pas m’étendre puisque j’explique cela dans mon article. Cet article approfondie mes propos http://www.data-publica.com/content/2012/01/paris-et-le-cinema-carte-postale-petit-exercice-de-datajournalisme/

    Mais, en effet, ce film a le droit d’etre apprécié. Ce n’est pas mon gêne raleur qui me fait dire ça. Et puis, cette reflexion est un peu grosse lorsqu’on parle de Woody Allen…

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