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Chroniques à brac par

Te rattraper

samedi 5 mai 2012 - Commentaire : 0

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On n’oublie jamais rien…

Cette scène, toi et moi sans le reste du monde. Avec la lumière du coucher de soleil qui balaye les toits, et ce reflet doré dans tes yeux. Un verre de vin à la main, une cigarette entre tes lèvres. Mes cheveux dans le vent, un pull en cachemire. Moi dans tes bras. Voilà, ma vision de la perfection. Le confort, la beauté, la simplicité. J’aurais donné un peu de mon âme pour quelques secondes de plus.

Le temps file à une vitesse folle, mon coeur se ride à chaque heure qui défile devant moi. Impuissance, dépit, je ne peux que contempler ces bribes de souvenirs. Mon amour, tu es si loin en étant si près, ton odeur et tes caresses s’effacent un peu plus chaque jour de mon esprit. Partager cette tristesse ? Hors de question. Je garde égoïstement ce moment vécu ensemble, volé à l’insu de tous, personne ne sait et ne saura.

Tu es improbable, inaccessible. Je ne t’atteindrai jamais plus, je ne te regarderai que d’en bas. J’aurais voulu te revoir, ne serait-ce qu’une fois. Mais plus tu aurais donné réponse à mes désirs, plus je t’en aurais demandé.

Où es-tu ? La question me brûle les lèvres. Mais à qui la poser ? Je n’aurais vu ton visage que l’espace de quelques caresses. Pas de sexe. Pas de baiser. Juste mon souffle dans ton cou, quelques frissons en respirant ton odeur. Je me demande si cet instant n’était pas juste un rêve. Un fantasme inavoué.

Il est temps d’apprécier chaque moment, chaque seconde vécue. Sans toi je fane, je ne me raccroche qu’à un souvenir pour ouvrir les yeux chaque matin. Tu n’es que mirage, je n’ai été qu’une cigarette pour toi. Un peu amère, la fin t’a laissé un goût étrange. Va t’en de mon esprit, ne hante plus mes pensées. Chaque ombre te ressemble, chaque voix grave me rappelle la tienne. Tes mots. Ton odeur.

Avec les années, les souvenirs vont disparaître, le désir s’estomper. Sais-tu quelle image de toi restera vraiment gravée dans ma mémoire ? Toi, lorsque tu tournes les talons.

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