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Le week-end dernier il y avait Rock en Seine, c’était encore les vacances

lundi 3 septembre 2012 - Commentaire : 0

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Au début quand j’ai demandé à Mister Buko de voir s’il était possible d’obtenir une accréditation, c’était pour voir Grimes le vendredi pour tout vous avouer. Alors quand il m’a dit qu’on avait obtenu un pass pour samedi, j’étais un peu déçu. Mais bon, je me suis dit que quand même les Black Keys, Maxïmo Park, et Noël Gallagher entre autre étaient d’assez bonnes raisons pour accepter de m’y rendre. J’avais déjà vu dEUS sur leur tournée actuelle mais l’occasion se présentant, j’acceptais l’invitation. J’arrive sur les lieux. On me remet un bracelet me donnant accès à cet endroit à part dans le festival, dans lequel il est agréable de ne pas trop faire la queue pour commander un verre. Ici, j’ai pu assister aux émissions de Radio France en direct avec les artistes qui se relayaient au micro. Côté concerts, Speech Debelle a déjà fait son set et les Maxïmo Park viennent tout juste de commencer le leur sur la grande scène. Le soleil tape, il y a beaucoup de monde, mais on est bien, il y a de la place pour tous. Le concert est rondement mené, les morceaux s’enchaînent sans fausse note. Seules les groupies au premier rang paraissent cependant vraiment dans l’ambiance, le reste du public reste plutôt calme et semble se réserver pour plus tard. Le concert se termine par un très bon “Apply some pleasure”. Le chanteur Paul Smith nous indique que les Maxïmo Park repassent en fin d’année, à Paris, pour les intéressés.

La fin de Maxïmo Park

Après m’être un peu baladé dans les jardins du parc de ce domaine national de Saint-Cloud (jardins dessinés par Le Nôtre, s’il vous plaît) j’arrive à la croisée de deux scènes. Je décide de prendre à gauche et me retrouve dans l’espace “Rock&Roll Circus” du festival, nez à nez avec un fakir. Improbable. Je regarde le type gober des lames de rasoir et croquer dans une ampoule. Je finis par quitter les lieux quand il se met à mâcher du coton et à cracher de la fumée: petit joueur. Je retourne à la croisée des chemins et file à droite. Juste en face sur la scène de la Cascade, les Caravan Palace terminent leur prestation par un dub électro dansant avec de bonnes basses. J’étais septique : Caravan Palace n’est pas vraiment l’idée que je me fais de la bonne musique. Cependant, je dois avouer que j’ai moi-même ondulé mon corps sur ce rythme, porté par l’ambiance, l’alcool, l’herbe, le soleil et les jolies filles.

Le Fakir et sa dame

La fin de Caravan Palace

Deap Vally

À deux pas de là sur une autre scène, deux autre filles, catégorie drôlement sexy : une à la guitare et chant et l’autre à la batterie. Brut de décoffrage les Deap Vally. Pour ceux qui voulaient de l’esprit rock, ils sont servi(s). On avait fait un post sur elles au début de l’été. Pour la petite anecdote le “Who wants to teach us french?” fut soldé par un “À POIL!!!” de plusieurs spectateurs de toute évidence totalement saouls. Pour ma part je suis sobre mais assoiffé et je fais un crochet par un des nombreux bars du festival et décide de trouver la scène où Bass Drum of Death joue. C’est à l’entrée du site, autant dire au bout du monde. Mais je me dis qu’avec un nom comme ça, ils doivent être au bas mot tonitruants… Je veux absolument voir à quoi ça ressemble. Première impression : back to the 80’s. Des chevelures dignes des Gun’s et un son entre Metalica et Nirvana, les basses en moins : seulement deux guitares et une batterie pour ces jeunes nostalgiques des longues boucles en bataille et de la tête baissée quand tu joues. Bref j’ai aimé ce côté à l’ancienne mais j’ai du faire une overdose de cette musique depuis un moment, et puis le set de Noël allait commencer.

John Barrett des Bass Drum Of Death

Je passe rapidement me chercher un sandwich : j’y ai laissé un bras. Penser à demander des accréditations sandwichs la prochaine fois… La nourriture n’est cependant pas mauvaise et, une fois mon repas englouti, on s’est installés bien comme il faut, ma pint et moi sur le côté sur la butte, pas loin de l’entrée de la partie VIP, de sorte à voir toute la scène. Parfait. Le set de Gallagher commence direct, sans fioriture, et au bout de deux titres le monsieur lance un “Am I the best so far ?” et tout le monde en cœur de répondre “YEAH !!!” et lui de renchérir “Of course I am”… No comment. Après trois ou quatrième morceaux ils enchaînent avec leur dernier tube “The death of you and me“. J’aime bien ce titre : on ne peut que constater ici la qualité de mélodiste du perfectionniste Noël Gallagher. Mais au bout d’une huitaine de chansons bien que toutes parfaitement exécutées, je commence un peu à m’emmerder quand soudain la foule reconnait les premières notes de “Whatever”. Voir Noel Gallagher’s High Flying Birds c’est un peu, aussi, voir Oasis. Ce genre de concert c’est comme aller au cinéma voir un blockbuster, on y éprouve le même plaisir simple. Vers la fin ils nous ont même fait “Don’t look back in anger”. En cadeau voici le live en intégral :

Noël Gallagher

J’entreprends alors de refaire le plein et d’aller voir ce qui se cache derrière EODM, Eagles Of Death Metal. J’avoue, à ce moment là de l’histoire ne pas connaitre ce groupe qui a fait un clip avec Dave Grohl et Jack Black. Et bien j’ai été agréablement surpris par l’esprit bon-enfant et à la fois bourrin de ces cinq ou six gars. Vers la fin de leur set ils font une dédicace aux Black Keys avec qui ils semblent être potes : le chanteur porte même un t-shirt à leur effigie derrière ses bretelles. En même temps il se peut aussi que les EODM soient là grâce à eux, mon histoire ne le dit pas. Il a cependant bien fallut tenir la barre malgré la desertion progressive du public, tous attirés du côté de la tête d’affiche en pleine installation.

Jesse Hughes des EODM

Avant de me rendre moi-même du côté des Black Keys je décide de reprendre une bière dans l’espace VIP, histoire d’éviter la queue. Re-sortir et se rendre compte que le meilleur spot pour mater le show c’est juste à l’entrée de cet espace : re-parfait. Le beat lourd de “Liquid Sword” du GZA résonne pour l’entrée des Black Keys sur scène, ce qui m’a semblé pour le moins inattendu. Le concert commence sur les chapeaux de roues : je décèle une double guitare l’espace de quelques notes. Pour moi, un bon concert est un concert où les types sur scène arrivent à te projeter dans leur monde au premier morceau, puis qu’au second tu es déjà à fond. Ce fut évidemment le cas. Je bloque un instant sur le monde, LA FOULE : les 30 000 personnes au bas mot (j’ai entendu dire 110 000 sur les 3 jours). De ma place un peu surélevée, c’était impressionnant. Au quatrième morceau, il se met à pleuvoir légèrement, rien de grave. Ce qui me fascine le plus dans ce concert ce sont ces longues phases instrumentales vraiment bien foutues, et ces contretemps tellement bien placés. Tous les morceaux remportent les faveurs d’un public conquis d’avance.

Dan Auerbach des Black Keys

Rock en Seine, tu y vas pour Rock en Seine, comme tous les autres festivals de l’été : c’est un tout et c’est bien. On y fait des découvertes, on y revoit des groupes qu’on ne serait jamais allé voir une deuxième ou troisième fois et on en ressort bien content de les avoir revu. Ce fut le cas pour moi avec dEUS, surpris de les voir reprendre « Sabotage » des Beastie Boys. Bien cool quand même!

 

UN GRAND MERCI À  @camj59  ET @somusic SANS QUI JE N’AURAIS PAS PU FAIRE ROCK EN SEINE

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