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Chroniques à brac par

Secret de Polichinelle

vendredi 19 octobre 2012 - Commentaire : 1

Accueil » Secret de Polichinelle

Aujourd’hui cher lecteur, je vais te confier un secret : Ne va pas voir The Secret, ton enrichissement personnel n’a rien à y gagner.

 Trop pas glam, le make-up qui coule

Jessica Biel, dans quoi as-tu été te fourrer ? Est-ce pour ajouter la corde du film d’horreur à l’arc de ta carrière cinématographique ? Est-ce pour te venger du révérend Camden qui t’empêchait de fricoter avec des jolis puceaux dans Sept à La Maison ? As-tu du mal à arrondir tes fins de mois, Jessica ? Tu sais, on peut en discuter ensemble, tu n’es pas obligée d’accepter n’importe quel scénario glauque qui te passe sous la main.

Pourtant il faut avoue que le scénar de Zeu Sicraite offrait un pitch a priori alléchant pour les férus du genre : un village de rednecks paumé dans la zone industrielle de Washington voit ses enfants disparaitre mystérieusement. Personne ne sait comment ni pourquoi ces kidnappings mystérieux ont lieu, mais la rumeur affirme que tout cela est l’œuvre du Tall Man, une grande et sombre figure masculine qui rôde la nuit et disparaît le jour (pratique).

On était partis sur une intrigue excitante ; dommage que ce film soit une vraie allumeuse. Car au final le spectateur n’a pas grand-chose d’alléchant à se mettre sous la dent. La meuf à Timberlake patauge dans la gadoue et le sang au fur et à mesure que le scénario s’embourbe dans l’improbable. On se croyait partis pour un bon vieux splatter à base d’assassin mystère ambiance Je Sais ce Que tu as fait l’été dernier (Avec la Jessica en indice de potentiel teen movie), et on se retrouve avec une sensation d’acte manqué de la part d’un scénario qui, entre seconds rôles fades et changements de direction imprécis, ne fait pas très peur mais donne très bien la nausée. La faute à une narration chaotique et à un plot twist final mou.

En rentrant chez moi après, je n’arrivais pas à en démordre : quelque chose dans ce film avait l’air de sonner faux. Après vérification, j’ai découvert ce qui me chiffonnait. Hormis le fait que son réalisateur (un français, dans ce film qui a l’air tout d’un thriller ricain – premier indice) nous a effectivement habitués à mieux niveau summum de l’horreur sanglante (Pascal Laugier est le type derrière Martyrs), The Secret a aussi un autre secret. Il est victime de cette pratique insupportable chez les distributeurs français qui consiste à changer le titre d’un film non pas de l’anglais vers le français, mais de l’anglais (courant) vers… l’anglais (pour les nuls). Parce que tu comprends, The Tall Man c’est trop compliqué à prononcer et à comprendre pour un francophone, quoi. Alors on va appeler ça The Secret, ça reste de l’anglais mais c’est plus simple, parce qu’en français secret ça se dit secret, quoi.

Le reste du film est du niveau de cette traduction maladroite. Te fais pas de bile, Jessica, t’en feras des mieux. Enfin, j’éspère pour toi.

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  • Bah, c’est pas grave si t’as pas compris le film. Et y a pas d’accent sur le premier “e” de “j’espère”.

    Comme Jessica, t’en feras aussi des mieux.

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