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Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

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666 Park Avenue. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

mercredi 31 octobre 2012 - Commentaire : 0

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C’est par un heureux hasard des dates et l’association d’une flemmingite aigüe que je vous parle seulement maintrenant d’une nouvelle série qui rentre pile dans l’agenda halloweenesque de cette semaine. Je me félicite d’avoir tardé à vous raconter mon 666 Park Avenue.

Alors on prend les mêmes, on mélange bien et on a une série fantastique (dans le sens “un registre littéraire que l’on peut décrire comme l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit, autrement dit l’apparition de faits inexpliqués mais théoriquement explicables dans un contexte connu du lecteur, ressemblant au merveilleux mais différent tout de même.” Merci Wiki.) qui fait peur un peu avec une musique irréprochable. Ludwig, si tu m’entends.

Déjà, on retrouve John Lock. Vous savez, le chauve flippant de Lost qui sait chasser et faire le mec mystérieux avec son sourire en coin. Ben là, pareil. Gavin, son nouveau p’tit nom, possède un immeuble classé monument historique au patrimoine de rien du tout et ça claque. Sa femme aussi d’ailleurs. Et ils donnent l’opportunité à Renee de Desperate Housewives de ne pas pointer tout de suite au Pôle Emploi en lui offrant ce rôle d’épouse richissime, un brin fêlée depuis la mort de sa fille et franchement classe.

Oliva et Gavin possèdent donc un bâtiment immense et qui recèle de terribles secrets. Je ne vous spoile pas, il suffit de jeter un oeil, même distrait, et on comprend tout de suite qu’il y a un truc louche. Déjà visiblement il y a une gamine blonde qui traîne son ours en peluche dans la laverie. Ils ont caché une porte dans le mur du fond. La lumière clignote et ça, si c’est pas une preuve qu’ils se trament des drames enfouis hein ?!  Même que parfois on entend des trucs derrière la porte.

La série débute avec l’arrivée d’un jeune couple prometteur. Et là encore une fois ça se devine au premier coup d’oeil : ils sont beaux, jeunes, ambitieux et heureux de vivre. En plus, ils sont diablement amoureux. Ils descendent d’un taxi, lèvent la tête pour apprécier l’immeuble et ont la tête de ceux qui vivent un rêve éveillé. Patience mes tourtereaux, ça va bientôt virer au cauchemar.

Alors qu’Henri – un cousin germain de Jack de Lost, j’en suis sûre –  bosse au bureau du maire en tant qu’avocat, Jane se fait embaucher par Gavin comme manager. En gros : elle doit faire le tour du propriétaire et s’occuper des réparations éventuelles. Qui dit vieux bâtiment, dit ascenseur défectueux, lumière instable, sang qui dégouline, nids d’oiseaux dans les murs. Oui. Des oiseaux. Hitchcock a marqué plus d’un esprit il semblerait.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, Jane et Henri sont logés dans le Drake. Ah oui. C’est le nom très accueillant de cet hôtel résidentiel. Drake comme dragon. Comme celui qu’on voit en mosaïque à côté de la laverie. Chelou hein ?

Bref. Nos deux lovers sont surexcités et trouvent que leur nouvelle vie commence sérieusement à avoir de la gueule. Ils croisent leurs voisins. Et là encore, on vit chez oui-oui. Ils sont tous über séduisants, drôles, spirituels. On a l’écrivain à lunettes style geek-mais-en-fait-non qui a une femme qui pourrait aller se faire rhabiller Victoria Beckham. Il écrit des pièces et a un peu de mal avec la prochaine. Surtout qu’il rencontre quelques problèmes de concentration depuis qu’il s’est rendu compte que depuis son ordi il avait une vue plongeante (c’est le moins qu’on puisse dire) sur la voisine – et accessoirement assistante de sa femme – d’en face.
Le bougre a peut être des lunettes mais il n’en est pas moins abruti : il a un mac (forcément). Portable. Qu’est-ce qu’il attend pour changer de pièce ?

Bref. On a aussi une ado pick-pocket. Une quarantenaire qui ne prend pas une ride. Un type qui refuse d’accepter la mort de sa femme. Littéralement. Et un violoniste qui était prêt à tout pour devenir virtuose.

Pour vous la faire simple, c’est un repaire de paumés qui croient au Père Noël. Dès qu’ils signent leur bail, ils signent également un pacte. Avec le Diable. Suivez mon regard.
On ne sait pas trop qui est Gavin (le Maître des Enfers ? Un suppôt de Satan ? Un mec qui a un humour bien pourri mais le bras long ?) mais il semblerait qu’il ait un grand pouvoir. Et il sait comment assouvir leurs plus profonds désirs ou comment les aider à réaliser leurs ambitions les plus folles. Sympa quand même. Bon sauf qu’il y a une contrepartie et qu’il ne faut pas avoir peur de se salir les mains.

Mais Jane, cette brave petite, en plus d’être mignonne à croquer, a son sixième sens qui la titille. On ne l’a lui fait pas à elle. Depuis qu’elle arpente les couloirs moelleux du Drake elle sent que des forces obscures se planquent dans les pleintes. Et sous couvert de son nouveau statut de gérante, elle va obtenir de Gavin les plans originaux pour combler sa passion d’architecte frustrée. Et forcément, elle a envie de retaper la bicoque pour lui redonner son panache d’antan. Même si elle se doute qu’à l’époque, on ne devait pas cracher sur les réunions nocturnes sur un dragon en tesselles pour pousser la chansonnette sur quelques incantations bien glauques.

Pis Jane est la seule – avec nous – à voir la petite fille. A entendre des trucs. A faire des cauchemars plus vrais que nature. Elle va mener l’enquête et tant pis si ça dérange les morts.

Un mix entre L’Associé du Diable et Gossip Girl, l’Upper East Side abrite un type pas clair et malgré les clichés et un couple de héros un peu lisses, j’ai bien l’intention de laisser sa chance à cette nouvelle série et espère me faire quelques frayeurs.

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