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Chroniques à brac par

Bordeaux ROCK 2013//@IBOAT

jeudi 21 février 2013 - Commentaire : 0

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Ah l’IBOAT..! qu’on serait tenté de prononcer Iboite, son dancefloor et ses mojitos, investie un samedi soir d’hiver par Bordeaux Rock, festival rock’n’roll comme son l’indique, pour réchauffer nos coeurs. Commencé le 23, avec pour thématique les groupes montant de la région, et se concluant en grande pompe le 26.
En ce samedi, divers concerts programmés, et à priori beaucoup de déhanchés.
Stereo Total (Hallelujah!), Black Bug les suédo-bordelais, Los Dos Hermanos 100% girondins, puis Andy Butler et Tuff Wheelz pour la session clubing.
Je dois quand même commencer par vous avouer qu’aller à l’IBOAT à 19h30, ça m’a fait tout drôle, j’ai plutôt tendance à débarquer là-bas vers 1h déjà relativement ébréchée. Mais bon, y’a que les cons qui changent pas (d’habitudes). J’arriva donc, fraîche comme une rose sur laaa pèèèniichhhee, sept et demi sonnante.
Y’avait du monde, mais bon, disons qu’y avait pas foule non plus, genre “Ah salut ça va ? T’es sobre ? Ouais chelou n’est-ce pas !” On sentait tous encore vachement bon.
Je me suis attelé à un demi, et là… Ô drame, Ô désespoir et vieillesse ennemie ! Stereo Total est annoncé ANNULÉ. Peine dans mon coeur, pas de joie pour ta soeur, je me crue défaillir. Françoise, la chanteuse est aussi malade que je suis pimpante. Merde.
Bon, ne soyons pas pessimiste, cela ne veut pas dire que la soirée est loupée ! Ainsi Sylvain, un des membres des Crane Angels (groupe local qui commence à marcher assez fort) est venu dans toute sa franchise et sa générosité faire un set ‘bouche-trou’ et nous jouer stoïque et naturel quelques chansons sur sa guitare.
Je lui tire mon chapeau bas parce que de toute évidence c’était pas facile, d’autant qu’y avait pas foule dans la cale, et que les oreilles se baladaient davantage vers le bar.
C’était poétique et agréable et je suis contente d’avoir pu découvrir ce musicien à l’épreuve de la scène.
Après cette parenthèse folk, est venu s’installer Black Bug. Là je serais sans concession, les gars, quand on fait de la scène et que le public est là, même si on était pas 500 à hurler comme des veaux, s’il vous plaît ayez l’air présent, je sais pas moi faites semblant peut-être, mais vous êtes là pour donner du plaisir aux gens non ?
Donc vous l’aurez compris ils ont enchaîné les morceaux comme le froid de l’hiver se répandait sur la poupe du navire et c’est tout juste s’ils ont adressé un merci beaucoup aux spectateurs.
En tant que spectatrice pas professionnelle mais investi dans mon rôle de récepteur-de-musique-renvoyeur-de-Ouuuuuaaaaiiissss-UNE-AUTRE !!!!!!!! je ne supporte pas très bien les musiciens glaçons révoltés qui foutent le dawa (et là c’était pas tout à fait le cas) et s’en vont genre adieux et pas un mot.
C’était pas pour me remonter le moral que j’avais commencé à retrouver grâce à notre soliste précédent.
J’ai continué à boire des coups, à discuter, puis est arrivé sur scène l’autre moitié de Stereo Total, l’homme d’origine germane Brezel Göring, parlant ce français merveilleux pratiqué par nos amis outre-Rhin. Comme un coup de bol au milieu de ma guigne, Los Dos Hermanos gros fan qu’ils sont du duo Stereo ont accepté d’accompagner Brezel sur ses compos.
En comparaison avec les précédents ce teuton d’amour nous a submergé d’excuses variées et improbables, de toutes ses sincères salutations et m’a fait franchement beaucoup rire. Tous les trois ils ont fait un set plein de punch et d’humour, j’ai beuglé comme un zouave, j’ai eu l’impression que ça durait une fraction de seconde qu’il était déjà en train d’annoncer la fin. Fier nous pouvons être, nous les guerriers présents ce soir-là, parce que ça a finit dans un beau bordel quand l’ami Brezel s’est lancé dans ses compos clubs hyper improbables et ironiques sur ses non-prises de drogues frénétiques.
Après s’être dignement jeté dans la foule et il a fait monter une dizaine de personnes sur scène et honneur au jeune homme sur qui il s’est jeté pour lui monter sur le dos.
Un beau bordel.
Après ça j’avoue m’être pas mal pochetronné sous le manteau et sur le pont avant. Après un faux départ je suis quand même descendu clubber, sur du son ma foi bon. Passé une heure le bateau se réveil. Mon dernier souci ayant été d’avoir commencé un peu tôt, vers 2 heures j’ai regagné mes pénates, mitigé entre ‘putain c’était cool’ et ‘bon c’était un peu chelou la programmation… et puis peut-être pas le lieu idéal pour faire cette soirée…’. Et j’ai pris le tram.

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