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Orange is the new black, une desperate housewife chez Prison Break

lundi 9 septembre 2013 - Commentaire : 1

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C’est seulement après quelques épisodes que je réalise que j’ai moi aussi des barreaux à mes fenêtres. D’un coup d’œil rapide, je vérifie ma tenue. Pas de orange, mais du noir. Je suis à moitié sauvée. Car Orange is the new Black. Vous aussi vous l’apprendrez en découvrant cette nouvelle série.

Je pensais regarder une comédie dans le monde carcéral, curieuse, intriguée, sceptique. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un drame mais juste une fenêtre ouverte sur un monde qu’on préfère ignorer. Mais aussi propres sur nous que nous soyons, on se prend au jeu. C’est toujours grisant et on aime bien se faire croire qu’on a toutes un petit côté bad girl.

Ici nous faisons la connaissance de Piper. Blondinette fiancée à un cousin éloigné d’Adam Sandler, Piper a tout pour être heureuse. Une belle bague, un gentil futur mari, une belle maison, une peau parfaite et pour cause, elle prend soin d’elle avec des produits bios qu’elle commercialise avec son amie Polly. Bref. La vie est belle.
Sauf que Piper n’a pas toujours été parfaite et c’est vainement qu’elle a essayé d’oublier ses erreurs de jeunesse.

Quand l’erreur a le visage (et la voix) (et le corps) de Donna, la petite amie d’Eric Forman dans That´s 70 Show aka Laura Prepon, je vous avoue que je me demande un peu pourquoi Piper est partie.
Peut être parce que son amante magouillait un brin avec un cartel de drogue international.
Et qu’une de leurs lunes de miel a mal tourné.

Sauf que voilà. Dix ans se sont écoulés, Piper a refait sa vie, a décidé qu’elle serait hétéro pour le meilleur et pour le pire. Mais la justice américaine la retrouve après tout ce temps et Piper doit purger une peine de 15 mois à la prison fédérale pour avoir transporté une valise bourrée de billets verts. De l’argent de la drogue. De l’argent sale. Piper est dans de beaux draps.

Alors elle en profite car son prochain lit sera moins douillet.

Orange is the new black. Un peu comme Prison Break mais au pays des femmes. C’est tout aussi tendre, ça manque juste de tatouages de plans et de Wentworth. Mais sinon c’est la même. Les nouvelles sont bizutées, gare à pas gaffer. Ce que ne manquera pas de faire Blondie. Mais c’est de nos erreurs que nous apprenons et croyez-moi Piper apprend vite.

L’occasion de faire un tour d’horizon de ses nouvelles colocataires. Tout le monde est là : la lesbienne grande gueule, le vieux loup de mer russe qui fait régner la terreur (mais en creusant un peu on trouve un être humain), les latinos jalouses, un transsexuel coiffeur de son état a qui on retire ses hormones, une folle furieuse qui s’entiche de notre fragile débutante, et bien sur Laura. Ici Alex. Brune. Mais aargh. La même.

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Quelques hommes viennent parfaire le décor. Libidineux, clichés pour la majorité, et une jeune recrue qui devrait connaître quelques déboires à s’amouracher des détenues.

C’est stressant mais pas trop, on s’attache rapidement à Piper. Elle n’est pas si jolie, elle a un bon fond. Tout bien réfléchi, si on m’avait un jour emmener à Bali, j’aurais très bien pu accepter de transporter cette valise moi aussi. Ça pourrait très bien être moi.
On ne la ramène pas trop. On a un peu mal au ventre. On aimerait bien partager notre chocolat 86% avec Piper qui est punie de cantine. Mais comme on ne peut pas, on reprend un thé corsé et on espère que ça va s’arranger. Pour elle mais aussi pour ses copines d’infortune. Chaque épisode nous donne l’occasion de faire connaissance avec chacune et de comprendre comment elles ont pu atterrir là. Apparemment assez bêtement. Ça fait réfléchir.
D’ailleurs on continue de les appeler par leur prénom par compassion parce qu’à la prison, tu laisses ton smartphone à l’entrée et ton prénom aussi. Quand tu rentres, tu t’appelles par ton nom de famille. Ça fait quand même plus viril. On n’est pas des chochottes.

C’est décidé, je n’irai pas à Bali. Tant pis.
Je me demande si à Noël on leur apporte des oranges…

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  • Très bonne critique. Peut être aussi parler de la manière dont c’est filmé, avec beaucoup de plan serrés qui nous donne aussi cette impression d’enfermement, du manque d’intimité, et cet orange des combinaisons qui jure avec le gris des batiments (et avec presque tout le reste).
    Les allers-retours entre dedans/dehors et avant/maintenant sont aussi très bien amené.
    Et pour compliquer les choses, le journaleux de petit ami… pardon “Fiancé” de Piper qui n’arrange pas sa vie en détention avec ses articles et autres interview radio.
    Vivement la saison 2.

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