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Grant Green – Sunday Mornin’ – 1961

vendredi 25 octobre 2013 - Commentaire : 0

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Grant Green - Sunday Mornin' - 1961
Cover de l’enregistrement de Grant Green, Sunday Mornin’, sorti en 1961

À la recherche du sample parfait

Un album de jeunesse, ceux de ta première voiture, écouté jusqu’à en rayer le disque. À s’en péter le casque. (Oui, il peut y avoir un jeu de mots de mauvais goût.)

Un enregistrement de mon enfance dans le jazz, j’ai du commencer avec celui-ci et un Chet Baker. Alors oui, c’est un jazz facilement écoutable, easy listenning, presque commercial, et d’ailleurs Grant Green souffrait de cette image, peut être même que son abus de drogue viens de là. Il a un style, qui à l’inverse d’un Wes Montgomery* qui jouait beaucoup sur l’octave et l’accord, est très rythmique, regardez sur Come Sunrise ses nombreuses mesures où il est capable de rester sur la même note, juste en jouant sur la rythmique et l’étouffé de la note. C’est là où il se rapproche d’un joueur de blues, un peu à la B.B. King. Préférant le riff, le phrasé, à la prouesse technique. Étant très rythmique, il est très apprécié des organistes, en témoigne ses nombreux enregistrement avec Jimmy Smith.

Mais ayant enchaîné les enregistrements, on retrouve ses phrases sur la plupart de ses albums de cette année là. Car en 1961, Grant Green sorti … 6 albums ! J’ai commencé par écouter celui-ci, donc pour moi il reste le meilleur. Mais j’aurais écouté Grantstand par exemple, cela aurait été de même. Puis sur cet enregistrement on retrouve un Kenny Drew très en forme.

Pour moi, Grant Green c’est les allez et retour sur la route, la nuit, sur une vieille Ford Fiesta Ghia de 1989 (mais full option hein, vitre électrique, turbo, ce qui me coutait un bras en assurance d’ailleurs),  les premières découvertes de la ville, les sorties, la nuit quoi.

J’ai une petite anecdote, attention tranche de vie, je rentrais de chez un pote, la nuit, j’écoutais cet album, j’avais bu un whisky. À cette époque je venais d’avoir mon permis. Paf. Un contrôle de flic. Soufflage de ballon, c’est bon, petite leçon de moral du très sympathique gendarme. Je reprend la route. Genre 500 mètres plus loin, un autre contrôle. “Je viens de me faire contrôler par vos collègues”. Je circule. On reprend avec Grant Green. Tout ça pour dire que cet album sera indétrônable dans mon cœur de jazzman, à vie.

* Wes Montgomery qui souffrit lui aussi de l’image d’un “vendu”, confer les violons sur ses enregistrements. Cela s’expliquant par le fait qu’il avait une famille nombreuse à nourrir. 8 enfants je crois.

 

 

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