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Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Chroniques à brac par

Bol de riz

mardi 10 décembre 2013 - Commentaires : 20

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Cela fait vingt-deux ans que je suis née, bientôt vingt-trois. J’ai décidé aujourd’hui de prendre mon clavier à dix doigts et de coucher un peu des trucs que j’avais sur le coeur, parce que vous savez, ça pèse lourd à force.

Enfant adoptée, j’ai grandi à la campagne. Genre grand village ou petite ville, peu importe, moins de 10000 habitants, et bien sûr, pas de rebeu, de blacks ou d’asiats à l’horizon. J’ai fait ma scolarité dans une petite primaire, un petit collège, et je suis allée à la ville (Saint-Etienne, n’exagérons rien).

Les quinze premières années de ma vie ont été dures. Je n’avais pas une vie de famille facile, et l’école n’arrangeait rien. J’étais douée mais flemmarde (déjà!), attentive mais insolente, au dernier rang mais avec des seize. J’ai gagné des concours, été déléguée, j’étais presque un chien de pedigree.

Je n’ai pas encore abordé le coeur du sujet parce qu’y repenser me fait encore du mal, et ce, plus de dix ans après. Mais c’est bien connu que les enfants sont méchants. Avez-vous des enfants ? Des cousins, petits cousins, nièces, neveux ? Pensez à eux lorsque vous lirez les prochaines lignes.

Je me souviens des remarques systématiques en primaire, au collège. Des “chinetok”, “chinoise”, “tes parents c’est pas les vrais” (sans dec). Je me souviens de ma mère qui me racontait que mon frère, tout aussi asiatique que moi, dix ans plus tôt, s’était retrouvé debout sur une table de classe, parce que la maîtresse voulait “montrer qu’il était différent”. Je n’ai jamais souhaité en parler avec lui parce que… parce qu’on n’oublie jamais ce genre de choses.

Il y avait une famille d’asiatiques, dont trois des enfants étaient dans le même établissement que moi. Ils étaient Cambodgiens. Autrement dit, AUCUNE caractéristique similaire avec moi, qui suis Coréenne. Mais automatiquement, ils étaient tous mes frères.

Je me souviens de choses plus graves, “rentre chez toi”, “laisse-moi toucher tes paupières, ça a l’air marrant !”, et j’ai même eu droit au remix des Démons de minuit en “chinetoks” de minuit… Vous souriez peut-être, j’en ai fait de même, et pourtant, je vous assure que ça laisse des traces.

Le lycée arrive, j’ai fait de cette différence une force. J’étais dans un lycée de ville, avec plein de gens différents; alors la mienne, je l’avais un peu oubliée. Je me disais “T’façon j’suis la seule asiatique, les gens vont me remarquer, ils ne peuvent pas m’oublier avec mes yeux bridés”. J’appliquais à moi-même une sorte de discrimination positive, j’avais cru que je faisais de mes yeux bridés une force. Je me souviens des remarques qui sont liées à la découverte de la sexualité : “J’adore les asiatiques”, “les asiatiques c’est mon fantasme”, et je vous passe les plus crades (même si vous pouvez vous en douter) car nous ne sommes pas sur un site de cul.

Arrivée à Lyon, plus de problème vis à vis de mes origines. Pendant quelques mois. Et depuis mes 20 ans, je reçois de plus en plus de remarques liées à ça. Est-ce que l’atmosphère qui devient de plus en plus tendue, de plus en plus hostile ? Je me souviens d’un de mes ex, qui disait “non mais mon pote il te trouve ni jolie ni moche, t’es asiatique, alors il sait pas trop”. Ça veut dire quoi ça ?

La semaine dernière, je me suis embrouillée avec quelqu’un dans un bar. Qui m’a fait des réflexions racistes. J’accuse le coup, mais bon. Mes amis ont pu témoigner; à quel point j’étais affectée, à quel point ils se sont énervés pour moi. J’en veux autant à ce type, à ces amis, qu’au serveur du bar, qui a décrété “qu’il ne pouvait rien y faire”. Ceux qui tiennent des propos racistes, c’est une chose. Mais les cautionner sans rien dire, cela revient à peu près au même. Je vous le dis.

Alors toi, toi qui me lis, on se connaît peut-être, tu es peut-être un ami, un twitto, un pote. Tu me fais souvent des blagues “bol de riz”, “citron”, etc. Ca me fait marrer, parce que je te connais. Ca me fait marrer, parce que tu ne le penses pas. Ca me fait marrer, parce que moi-même je me dis jaune et bol de riz. Par contre, tu le fais une fois, deux fois, de temps en temps. Quand l’occasion est belle, quand c’est trop bien placé. Si tu le fais dès que je parle, je vais t’évincer de mes contacts. Peux-tu le comprendre ? C’est comme si je te caractérisais par tes attributs physiques. Te résumes-tu uniquement à ta couleur de peau, la forme de tes yeux, de ton nez, de ton ventre ? Non ? Moi non plus.

Et vous savez le pire dans tout ça ? C’est qu’à chaque fois que je me prends une remarque dans la rue, type “konichowa” (en plus, c’est faux) ou “ni hao”, j’ai honte (au delà du fait que SÉRIEUSEMENT, ça vous viendrait à l’idée de dire bonjour dans la rue à quelqu’un parce qu’il a une tronche particulière, et de se barrer en se marrant après ??). Oui, j’ai honte d’être ce que je suis, qu’on me remarque. Non, malgré tout ce que j’ai connu et enduré, je n’arrive toujours pas à me défendre face à ça. Non, j’ai toujours du mal à encaisser ce genre de coups. Donne-moi une claque et je te donne un coup de poing, insulte-moi par rapport à mes origines et je me décompose.

Voilà, je vous ai posé pas mal de trucs, des trucs vraiment persos, au delà de toutes les chroniques vaseuses et à l’eau de rose que j’ai pu faire ici. Mais fallait que ça fasse réagir. Fallait que je me dise qu’un jour, moi aussi j’aurais ajouté ma pierre à l’édifice.

A celui qui me dit “non mais ni hao dans la rue, c’est pas grave”, je ne saurais quoi te répondre si ce n’est que tu as de la chance de ne pas être dans ma peau.

A celui qui a sauté toute la lecture jusqu’à ici, pour voir la conclusion, il n’y en a pas. Je ne peux pas résumer vingt-deux ans de petites remarques en une phrase “ne soyez pas racistes”.

A celui qui me lit et qui pense peut-être aux remarques qu’il a faites dans le passé, ou à ce pote-là, qui n’est pas blanc de peau, et qui se dit que ouais, c’est peut-être pas tous les jours marrant pour lui.

A celui qui pense que le racisme n’existe plus. Cette personne là doit vivre chez les Petits Poneys ou les Bisounours; qu’importe, donnez-moi l’adresse.

A ceux qui m’ont lue jusqu’au bout, merci.

Et voilà pour me faire pardonner :

 

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  • Le racisme n’existe pas pour ceux et celles qui ne le créent pas. Je m’explique. Je viens d’une famille normale pas normale ? blanche, noire ? typée, pas typée ? avec un nom connoté, pas connoté ? Peu importe.
    Voici : TOUS les membres de ma famille se sont au moins une fois plaint (mais souvent plus) de racisme à leur égard, argumentant ceci et cela, s’entretenant les uns les autres dans leurs expériences et idées .
    Moi ? JAMAIS je n’ai été l’objet de racisme, JAMAIS ni dans mes études, ni au travail, ni dans mes relations JAMAIS.
    Pour une seule et unique raison : je ne le portais pas à l’intérieur de moi. Cela veut dire que même si au travail quelqu’un pouvait être raciste je ne le voyais même pas parce que cela ne touchait RIEN en moi (le fait que je ne le vois pas faisait tomber tout racisme s’il jamais il y en avait un).
    Pareil j’ai une cicatrice sur le visage, près de l’oeil droit, personne n’y a jamais fait attention parce que moi-même je n’y apportais aucune attention.
    Ce que vous écrivez ici s’appelle un schéma répétitif, schéma mental (conscient ou pas) que VOUS portez EN VOUS, qui s’amplifie avec le temps faute de le corriger. C’est juste comme ça que le cerveau marche.
    Ma différence, était intérieure, jamais je ne me sentais à ma place.
    Jusqu’à ce qu’un jour je repère MON schéma, enfin !
    Et que je le change en :
    “Maintenant, MOI, mon prénom…., partout où je suis, je suis à ma place. Je suis accueillie les bras ouverts et tout le monde prend soin de moi.”
    Ouf enfin ! Je pouvais sortir de MA prison.
    Cela s’appelle SE CREER une autre réalité.

    Ce n’est pas les autres que nous devons changer pour voir NOTRE monde changer (et par extension changer le monde) mais nous-mêmes.

    (Aujourd’hui j’accompagne dans leur processus de changement les personnes qui veulent en terminer avec leur schéma répétitif quel que soit le domaine dans lequel elles le vivent. Vous trouverez aussi plein de livres sur le sujet.)

  • hey merci pour ton article 🙂 j’ressens la même chose mais je n’arrive pas à l’exprimer par écrit…tellement j’ai peur d’être incomprise …il n’y a que les adoptés asiatiques qui puissent comprendre ça… moi je ne supporte pas qu’on me prenne pour une étrangère alors que j’ai grandi dans le pays où je vis… je pense même à vivre à l’étranger pour mieux accepter ce regard moqueur. mais bon je ne sais pas si ça changera beaucoup, parce que où que j’aille en Europe on me verra toujours comme une fille qui vient de très loin alors que je viens d’à côté. et si je vais en Asie, on verra bien que quelque chose cloche chez moi, après m’avoir d’abord considérée comme devant obéir à certaines normes qui ne sont pas les miennes. ça fout un coup de se dire qu’on n’a sa place nulle part, en quelque sorte…c’est très négatif de penser ça mais ça m’arrive, parfois. enfin, encourageons-nous 😉

  • Merci d’ouvrir nos horizons.

    J’ai été ado, et j’ai fait des blagues, ne pensant pas à mal certes, mais des blagues racistes. Pour moi, ça n’étais pas grave, puisque je n’étais pas raciste. Je le savais en mon fort intérieur, je n’étais pas raciste mais…
    Mais au travers de blagues, d’idées reçues, je véhiculais certains clichés racistes. Comment pouvais je comprendre que c’était mal? Je n’étais PAS raciste, je m’en fichait de la couleur de peau de mon/mes amies, je trouvais juste ces blagues rigolotes…
    C’est grâce à vous qui partagez votre vécu, votre quotidien, qu’on comprend la portée de nos mots et qu’on apprend à faire attention.

    ps: et je rejoins totalement les commentaires précédents… du victim shaming dans les règles de l’art :/

  • Bonjour, bonsoir.
    (je vais utiliser le tutoiement, j’espère que ça ne dérange pas ? Il ne faut pas hésiter à le préciser si besoin, hein)

    J’ai lu ton article parce que je l’ai vu reblogué par Denis Colombi.
    Je me doute que les réflexions racistes sont légions mais c’est “bien” d’en avoir une trace quand on est blanc (comme moi) pour vraiment pouvoir voir leur fréquence, leurs formes …
    Du coup, je te souhaite bien du courage. Merci d’en parler, ce n’est pas facile de revenir sur des humiliations.

  • à Chloé :
    “Les bouquins, les coaches, tout ça c’est bien beau, mais c’est avant tout dans ma tête. ”
    Nous sommes parfaitement d’accord.
    “Et ça, il n’y a que moi qui décide. ”
    Qui a dit autre chose ?

    à Mr Roots et aux autres :
    “Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde.”
    Ce n’est pas de moi c’est de Gandhi !
    Je ne fais PAS de la com. mon intention était de donner un témoignage de quelqu’un sorti de sa prison. J’avais la naïveté de croire qu’ici quelqu’un voulait vraiment en sortir alors qu’en fait chacun ne veut que continuer à accuser les autres et le monde et à pleurnicher sur son sort.
    C’est effectivement ce qui se passent dans toutes les prisons du monde.

    Pour ma part j’ai choisis et je choisis la LIBERTE.

    Dans le plus grand respect de votre libre arbitre y compris celui de rester dans toutes les prisons de vos choix.

  • Bonjour. Aladine a parfaitement raison, mais tout le monde n’est pas capable de comprendre ce qu’est la liberté et encore moins la sagesse de Gandhi, et tout le monde n’est pas capable ou ne souhaite pas percevoir le plus grand respect et la meilleur façon d’aider quelqu’un, que voudriez vous? Tuer tous les méchants cons et/ou tout ceux qui peuvent être assimilés à des méchants cons alors même qu’ils ne sont pas forcement conscient de nuire, les gens libres ont une conscience qui n’est pas de cet age, et apporter la liberté à quelqu’un qui subit la bassesse de cet age est bien de la plus grande sagesse. Aladine ne cautionne en rien la connerie ambiante, voir, en son for intérieur, la condamne bien plus violemment que tout ceux qui prétende la condamner. Je comprends le point de vue de tout le monde, et c’est probablement le même fardeau que porte Aladine, je ne souhaite pas forcer les gens à être “meilleur” ou “différent” cependant je peux aider ceux qui subissent les erreurs des autres à bien les considérer comme des erreurs et par là, à ne pas les subir, je suis triste pour ceux qui font l’erreur de blesser les autres, car je vois clairement que c’est une erreur, nous parlons ici de propos blessant et les mots sont des présents que nous ne sommes pas obligé d’accepter Chloé, je ne dis pas qu’il ne peuvent pas faire mal, ou qu’ils est “normal” qu’ils existent mais je dis que sans votre consentement à les considérer ils n’ont aucune valeurs, maintenant, il y a des gens sans sagesse aucune qui peuvent tout a fait dire ou faire les bonnes choses pour de mauvaises raisons et les mauvaises choses pour de bonne raisons. Je ne condamne pas la victime en lui montrant que ce sont les inconscients qui sont dans l’erreur, je ne condamne pas celui qui est dans l’erreur en en faisant une victime. La victime peut cependant plus facilement évoluer vers la Liberté que celui ou celle qui est dans l’erreur. Tant que ce monde aura “besoin” de religion, de politique ou de porter un “nom” différent de son reflet nous aurons à faire à ce type d’erreur et aux erreur qui en découleront. Chloé soyez forte, il y a dans ce monde bien plus de gens aimant sans mot que de gens bruyants prêt à faire mal volontairement.

  • Merci pour ce témoignage courageux, ces mots poignants.

    Ce sont les mots que j’ai moi-même bien du mal à sortir, tant j’ai appris à ravaler ma colère et mes larmes, tant j’ai acquiescé avec un sourire forcé que oh oui, “c’est une chance, le métissage”. Allez le dire à la petite fille de 5 ans que je fus, qui rentra un jour de l’école et demanda à sa mère de ne plus lui parler japonais, parce qu’elle avait déjà bien intégré que c’était une honte. Je suis métisse eurasienne et moi aussi j’ai eu honte. Honte de mes origines, honte de ne pas forcément m’y reconnaître corps & âme et de ce fait, honte de ne pas forcément pouvoir entretenir une conversation à bâtons rompus sur les mangas et les sushis, parce que ouais, c’est bien connu, c’est censé être “dans mes gènes”. J’ai bien essayé de démontrer l’absurdité de son raisonnement à Jean-Pierre, je lui ai demandé si lui savait forcément tout sur les baguettes de pain et les bérets parce qu’il est Français, mais il a subitement ignoré mes propos et goguenard, a détourné le regard.

    Je n’accepterai jamais qu’on ne me considère qu’à moitié, j’ai le droit d’être considérée comme une personne entière. Je n’accepterai jamais qu’on se permette de me dire ce que je suis, je ne suis pas un bric-à-brac de préjugés ni de fantasmes d’Occidentaux, je suis juste moi et c’est déjà pas mal. Au diable cette fausse compassion au leitmotiv “ça doit pas être évident d’avoir le cul entre deux chaises”…D’abord, pourquoi on parle encore de mon cul…Et puis, ensuite, ce sont les autres que cela dérange, cette histoire de deux chaises, pas moi. Moi au moins, au jeu de la chaise musicale, je gagne à tous les coups.

  • Un grand merci à tous ceux qui nous disent qu’on ne devrait pas avoir honte de nos origines étrangères! En retour, je voudrais vous dire que vous non plus, vous ne devriez pas avoir honte d’être blancs! Ça se soigne très bien de nos jours. 😉
    Blague à part, si vous voulez vraiment vous montrer solidaires, ce n’est pas les victimes qu’il faut raisonner, mais les coupables. Dites-le aux racistes, dites-le au FN, dites-le au monde entier que ce n’est pas une honte de ne pas être blanc.

  • Bonjour, je viens de lire ce texte, et cela me touche. Visiblement Chloé tu vivais pas loin de là où j’habite actuellement. J’ai vécu en Hautes-Savoie dans un quartier où vivaient pas moins d’une cinquante de nationalités. JAMAIS on ne se serait insulté à cause de la provenance de qui que ce soit. On jouait ensemble, parfois on se battait, mais ça restait comme pour n’importe quels gosses. J’avais des copains Vietnamiens, Algériens, Tunisiens, Cambodgiens et j’en passe. J’y ai appris à déguster des tonnes de plats, d’y apprendre des tonnes de choses et aujourd’hui je suis riche de ça.
    Une chose m’a toutefois heurté, on ne subis pas de racisme quand on est blanc ? Première nouvelle, j’ai eu droit à des réflexions du style “fromage blanc” “petit blancos” etc, ok c’est certainement pas aussi dur à vivre que ce que certains vivent au quotidien, mais cela existe.
    J’essaye chaque jour d’expliquer à mes enfants qu’il n’y a qu’une seule race et plusieurs couleurs (merci Lofofora). Mes enfants, comme moi, ont des amis dont les parents sont nés à l’étranger (les enfants, pour nous, sont Français) et ils sont riches de ça.
    Mon texte est certainement brouillon, mais j’en ai marre du racisme ordinaire, de la violence et des gens qui ne réagissent pas, comme moi, je n’ai pas toujours réagis et aujourd’hui cela me fait honte.
    Le seul racisme que je cautionne c’est celui qui sanctionne les Cons, les Haineux etc.
    Je n’ai aucun mot, aucune phrase pour dire à ceux qui sont victimes du racisme, qui puissent les réconforter ou leur faire oublier ces actes, ces phrases, mais sachez qu’il y a des gens qui eux, ne sont pas racistes et pour qui vous êtes un être humain, juste un être humain.
    Bon courage, bon dimanche et merci d’avoir lu mes propos surement un peu incohérents.

  • Bonjour Chloé,

    comment vas-tu depuis ?
    J’habite Toulouse. Je commence à me rebeller contre les propos injurieux que je reçois dans la rue … Désolée, mais toujours d’arabes ou africains. Alors je ne sais pas si c’est parce que les Européens le pense et ne le disent pas, ou si les personnes qui me lancent des mots désagréables le font juste pour m’emmerder et se défouler ?
    J’ai vu une affiche. J’aurais aimé poser des plaintes en ligne, mais ça ne se fait pas encore. Quant à aller au commissariat, j’aurais préféré les faire de manière anonyme et c’est encore plus traumatisant. Et ce n’est pas assez grave, ce serait encore plus la honte. Il faudrait se rassembler pour revendiquer.
    http://www.egalitecontreracisme.fr/je-veux-me-defendre/tenu-mon-encontre-des-propos-racistes/dans-un-lieu-public-ou-accueillant-du
    En fait, ce sont les “ça va, chinoise ?”, “salut chinoise !”, “ni hao”, qui m’agacent. Je suis déjà assez fragile psychologiquement.

  • Super,des avocats proposent de déposer une plainte en ligne, mais la façon dont c’est fait est de trop grande ampleur : le procureur de la République. J’aimerais déposer plainte, mais de manière anonyme, seulement pour que l’on le sache que ça existe, que l’on soit attentif, et pour prévention, attraper les auteurs, enfin surveiller ce qui se passe dans la ville, les rues, surveiller ces personnes quoi. J’aimerais faire des pétitions, enfin, rassembler les victimes de mêmes faits, pour agir.
    La prochaine fois qu’un type me dit ça, je dirais “tu es raciste ?”. Je n’ai jamais su quoi dire. J’avais juste insulté (connard etc …). Ou “pourquoi tu dis ça ?”.
    http://www.egalitecontreracisme.fr/dispositifs/creer-votre-plainte-en-ligne
    http://www.denoncerlahaine.org/

  • Bonjour,

    dommage, j’ai commencé à rédiger une plainte sur denoncerlahaine.org, mais ça ne marche que pour les injures sur internet … ((((((
    Très déçue. Quand pourrons-nous nous défendre ?

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