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Je suis une légende… à Paris

mardi 24 juin 2014 - Commentaire : 0

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« Il m’a fallu un mois pour comprendre que les zombies ne sont pas le vrai danger. Je suis mon pire ennemi. Les zombies ne peuvent franchir les trois étages, ils ne peuvent défoncer la porte. Par contre, ils courent dans ma conscience comme s’ils en avaient toutes les clés. »81hWwdOOs4L__SL1500_

Suivant le modèle de Je suis une légende, Le nuit a dévoré le monde nous parle d’un homme, Antoine Verney, qui s’endort dans une soirée parisienne où il s’ennuie terriblement et qui se réveille seul dans un appartement vide et recouvert de sang. Quand il aperçoit par la fenêtre les affrontements qui ont lieu à l’extérieur, il barricade l’appartement en vitesse et prend le temps de comprendre ce qui arrive : les zombies existent, et ont envahi Paris. Grâce à un journal qu’il tient – et c’est cela que nous lisons – nous découvrirons comment notre héros s’organise pour survivre, comment il gère sa solitude.

Pas d’affrontements avec les zombies dans ce roman, mais une très belle histoire sur ce Robinson Crusoé des temps modernes : l’immeuble perdu au milieu de la ville a remplacé l’île déserte. Même si on prend plaisir à imaginer comment Antoine gère son quotidien, on peut regretter que le récit soit aussi expéditif. Par exemple, Antoine met tout de suite un mot sur ce qu’il voit – les zombies- et n’hésite pas une seconde à comprendre qu’il ne faut pas sortir de l’immeuble ou encore qu’il peut rapidement se trouver être le dernier homme sur terre…

Pit Agarmen est le pseudonyme, nous dit-on, d’un écrivain français connu. Il semble évident qu’une littérature encore considérée comme un sous genre ne soit pas assumée par un auteur à la renommée déjà établie. Toutefois, malgré mes réticences à imaginer une histoire d’apocalypse en France – la peur d’une pale copie sans doute -, l’auteur réussit son pari et notre capitale, décrite dévastée et vidée de ses habitants m’a fait rêver. Mais un peu d’originalité vis-à-vis du genre, et un peu de profondeur concernant l’intrigue n’aurait pas été un grand luxe… On reste quand même bien en dessous du classique Je suis une légende. Et ma soif de zombies n’est pas comblée.

« Je suis plus dépendant d’eux qu’ils ne le sont de moi. Je n’ai personne d’autres que ces êtres. Ils sont ce que j’ai de plus cher au monde : le rappel permanent de ma mortalité et de ma fragilité, et de la force de vie qui palpite en moi. Ils me désirent comme personne ne m’a jamais désiré. Grâce à eux, j’ai pris conscience de la beauté de la vie qui bat dans mon coeur. Leur faim est un hommage. »  

Titre : La nuit a dévoré le monde

Auteur : Pit Agarmen

Editeur : Robert Laffont

ISBN : 978-2221132869

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