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Stoned Jesus: que le ciel est lourd

vendredi 20 mars 2015 - Commentaire : 1

Accueil » Stoned Jesus: que le ciel est lourd

Bijour, bisoiiiir.

Entre deux articles sur la photo, je prends le temps de corriger les erreurs de négligence de ce blog.

Bah ouais, les petits gars. Mon collègue Hank a le bon goût d’avoir du goût. Grâce à lui, j’ai découvert Toundra et Hawkdope ( https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/2015/03/05/toundra-iv-post-rock-engage/ https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/2015/03/16/hawkdope-un-aigle-de-la-dope-du-fuzz/ ), récemment. Mais quid des excellents groupes  que les afficionados s’échangent, tout en restant inconnus du grand public?

Je chéris ce genre de groupes. Ceux que tu mentionnes distraitement quand tu parles de musique en soirée avec un passionné; et le mec en face est coupé dans sa phrase, te regarde, souris, et te sort: “Oh mec tu connais ça?”

tmtc

Ouais, mec. Je connais ça aussi.

Aujourd’hui je vous parle d’un de ces groupes: Stoned Jesus. Considérez ça comme ma vengeance personnelle en termes de stoner à la découverte de Toundra ici.

Stoned Jesus est un trio de stoner psyché ukrainien que ceux qui ne connaissent pas encore ici feraient bien de courir écouter. Allez faire un tour sur une de leur chanson les plus connues, au titre génial: “I’m the mountain“.

C’est très prog, très lisse. Trop lisse. Quand on écoute les premières minutes, on se demande où tout ça va bien aller.
Eh ben en fait très rapidement, ça va très loin, et ça met une grosse balle pour peu que que vous ayez des enceintes avec des basses puissantes. On dirait presque du Opeth, mais en plus brut, en plus stoner. On sent l’odeur de la terre mouillée, de la bière séchée, une espèce de débauche lourde, presque marécageuse.
Igor Sydorenko se met à chanter, presque à psalmodier (1); derrière, on sent sa guitare se livrer à des rituels païens au gré des riffs. La batterie de Viktor Kondratov, elle, a plus un rôle de rupture que de fondation rythmique. Elle est là pour nous rappeler que dans ce monde aux contours flous et hésitants, psychédélique, aucune forme n’est appelée à s’éterniser, pas même celle de la montagne, pourtant totémique, qui est le sujet de la chanson.
C’est la basse, rageuse, qui soutient tout ce fragile équilibre. Sergii Sliusar a pour mission délicate de donner toute la profondeur au dessin que ses deux acolytes peignent. Un peu comme si il devait donner une troisième dimension à une fresque amérindienne. Et putain, il y arrive. La basse, dans Stoned Jesus, c’est un peu le lien entre leur univers et le nôtre. Un peu comme le vieux conteur au coin du feu, qui tire la légitimité de ses histoires de sa longue barbe et de sa voix profonde.

Je préfère être honnête avec vous: Stoned Jesus, moi, à chaque écoute, ça me fait voyager très, très loin, avec ou sans ecsta. C’est un de ces groupes de musique qui font un peu plus que de la musique, et qui pourraient tout aussi bien être les bardes d’un autre monde retrouvés par une étrange facétie dimensionnelle dans notre monde.

Là où ça devient vraiment kiffant, c’est qu’ils viennent de sortir un nouvel album, disponible sur Bandcamp.

Bon là, pour tout vous avouer, je suis plus perplexe. Ça reste du bon stoner, mais ils s’éloignent un peu de leurs transes psychédéliques typiques de leur premier album, Seven Thunders Roar ( http://stonedjesus.bandcamp.com/album/seven-thunders-roar aka “Le rugissement des sept éclairs”, mais où ces types vont-ils chercher ces noms, bordel? ). Les chansons sont plus courtes, presque pressées (ce qui est quand même un comble quand on fait du stoner), ou moins organisées dans la progression. Sauf les deux dernières chansons, tout à fait prog et dans la lignée de leurs débuts.
Il faudra qu’on m’explique pourquoi ils mettent toujours leurs meilleures chansons à la fin de leurs albums, en passant.

Bref. Je m’arrête là et vous souhaite de les kiffer autant que je les kiffe. Pour ceux que ça intéresserait, ils passeront à Bordeaux le 30 mars, à Clermont le 31, à Chambéry le 1er avril,  à Nice le 2 avril, à Melle le 5 et à Nantes le 6. Pour plus d’infos, allez voir leur page Facebook https://www.facebook.com/stonedjesusband/info?tab=page_info

Bisous.

PS: Alors Hank, tu connaissais?

(1) I’m the Mountain rising high. It’s the way that I survived
I’m the Mountain. Tell my tale. The greatest story’s now for sale
I’m the seaside. I’m the waves. I’m the one that makes you crave
I’m the valley. I’m the hills. Look at me I’m standing still

I’m the Mountain. I’m the plain. Tell me now am I insane
I’m the spirit. I’m the source. I’m the root I’m the doors
I’m the road long and hard running out of my heart
I’m the Mountain. Climb me up and we never gonna stop

I’m the locker. I’m the key. I am who you want to be
I’m the reason. I’m the blame. I will never be the same

Mirror-mirror tell the truth of the old ones and the youth
Of the things we hide deep from ourselves
Mirror-mirror show me now what will I become and how
For now I’m just a Mountain
I’m the Mountain

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  • Je connaissais de nom, mais ton post m’en a appris plus sur le groupe dont j’ignorais notamment l’origine. Je vais m’écouter çà sans tarder. Merci du tuyau…je t’en réserve de biens adipeux dans les billets à venir!

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