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Clown de Jon watts le ptit réal qui monte qui monte comme une araignée…

lundi 14 septembre 2015 - Commentaire : 0

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Si il y a bien une chose qui est certaine dans nos contrées c’est que les distributeurs de films sont vraiment des tacherons. Je m’explique en matière de série B, ils se contentent de nous sortir sans arrêt des remakes et autres found footage, ou encore des grosses productions sans saveur du genre des Sinister, Insidious et autre Paranormal activity. Alors que loin très loin au pays des rednecks et de la bannière étoilée, des petites merveilles sont pondues par des jeunes réals surdoués et restent inédites chez nous les fromages qui puent. C’est le cas précis de Clown et de son réalisateur Jon Watts dont vous allez bientôt entendre parler. Mais avant de s’étaler sur le cas de Jon Watts revenons à Clown qui ravira certainement les coulrophobes de tout poils. Clown est né d’une fausse bande annonce réalisé en 2012 par Jon Watts qui avait, afin d’intéresser d’éventuels producteurs et de faire le buzz avec sa bande annonce, indiqué à la fin de son trailer que le film serait réalisé par le réalisateur Eli Roth. Comme prévu le faux trailer fit rapidement un sacré bonhomme de chemin et finit par tomber sous les yeux de Roth qui au lieu de coller un procès à Watts pour usurpation d’identité le contacta et charmé par le pitch de base lui proposa de lui produire son film. Et à peine deux ans plus tard Clown devint un vrai film.

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Le pitch de Clown : Lorsque le clown engagé pour animer l’anniversaire de son fils annule au dernier moment, un père de famille agent immobilier doit prendre la relève et lui-même revêtir un costume de clown qu’il a trouvé dans le grenier d’une maison qu’il vendait et décide d’assurer le spectacle lui même. Mais très vite, il réalise que le costume est devenu une seconde peau dont il ne peut se défaire et qui le pousse à commettre d’abominables méfaits. En enquêtant l’infortuné découvre que le costume est en fait la peau d’un démon ancestral qui a marqué le folklore nordique.

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Si le pitch peut prêter à sourire de même que certains passages du métrage, il en devient progressivement terrifiant, malsain et dérangeant. Et je dois bien l’avouer, même moi qui n’ai pas peur des clowns pour qui je voue un amour sans bornes depuis ma plus tendre enfance, je dois dire que j’ai pas mal flippé devant les déboires de ce pauvre type. Clown, d’une certaine façon, rappelle aussi l’esprit de certains épisodes de la quatrième dimension ou des contes de la crypte mais avec une touche dramatique en plus. Difficile de ne pas avoir d’empathie pour ce pauvre père de famille sombrant progressivement dans cet enfer tragi-comique. Bénéficiant d’une mise en scène sobre mais efficace, clown monte petit à petit en tension et parvient chose rare de nos jours à faire assez peur. Du coup il en devient d’une certaine façon un film de peur à l’ancienne comme on en voit peu. Sans pour autant atteindre la maestria d’un John Carpenter d’antan, Watts parvient a offrir un vrai film de trouille bourré de scènes originales et qui pour une fois ne se base pas sur les sempiternels jump scare pour faire sursauter le spectateur. Ce film est ainsi une bouffée de fraicheur dans le monde du fantastique.

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Fraicheur qui n’aura pas échappée aux producteurs qui ont immédiatement jeté leur dévolu sur Jon Watts qui a, cette année, réalisé Cop Car une petite perle d’un tout autre genre racontant l’histoire de deux gamins fugueurs qui volent pour s’amuser la voiture d’un mystérieux flic bouseux génialement campé par le toujours excellent Kevin Bacon. Après ces deux réussites, les studios Disney et Marvel ont proposé à Watts de réaliser la première aventure de Spiderman dans l’univers étendu Marvel. Ayant enfin récupéré Spidey des griffes de Sony, Disney / Marvel adapte l’univers Ultimate Spiderman qui n’aura rien a voir avec la version de Raimi et les calamiteuses versions de Webb. Watts compte bien donner un esprit très teenage movie des 80’s à l’entreprise en rendant un hommage appuyé aux films de John Hugues. Tout ça pour dire que Jon Watts est l’un des jeunes réalisateurs à suivre et  je vous conseille vivement de le découvrir via Clown et Cop Car.

Voilà, trêves de clowneries et à la prochaine mes petites belettes enragées.

Voici le faux trailer datant de 2012

Et voici le véritable trailer de la version définitive sortie en 2014

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