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Docteur Frankenstein de Paul McGuigan une divertissante révision du mythe du Prométhée Moderne

mercredi 2 décembre 2015 - Commentaire : 0

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Si il y a bien un mythe qui, depuis tout jeune m’a toujours fasciné, c’est celui de Frankenstein. Ce nom qui time le plus souvent avec l’incarnation de sa création campée par l’immense Boris Karloff dans le film du même nom tiré du magnifique roman de Mary Shelley. Frankenstein ou le Prométhée moderne, l’histoire célèbre du Jeune Docteur Victor Frankenstein qui désire a tout prix repousser le concept de la mort et crée la vie en assemblant des morceaux de cadavres et en en faisant un monstre patchwork doué d’intelligence et révolté par sa condition physique et par le soudain rejet de son créateur et père.

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Le roman de Shelley a été adapté un très grand nombre de fois mais c’est certainement sa créature qui a eu droit au plus grand nombre de représentations filmiques. Ici dans le film de Paul McGuigan c’est au tour de Victor Frankenstein le docteur de voler la vedette au monstre à l’instar du formidable Peter Cushing dans les productions Hammer des 60’s et 70’s. Mais c’est aussi la consécration d’un personnage secondaire qui n’existait pas dans le roman d’origine et qui ici devient littéralement le héros au grand cœur du film, j’ai nommé Igor.

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Igor (Daniel Radcliffe) est un pauvre bossu clown dans un cirque sordide, passionné de médecine et homme à tout faire des circassiens. Éperdument amoureux d’une jeune trapéziste, il épate un des spectateurs (le Dr Frankenstein) avec ses connaissances médicales en sauvant la vie de la jeune femme le jour d’une chute de cette dernière. Le docteur Victor Frankenstein (James McAvoy) convainc Igor de s’enfuir à ses côtés afin de participer à un projet révolutionnaire, la création de la vie et la quête d’immortalité.

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Sauf que dés le début du métrage, les partis prix de mise en scène et scénaristiques de Paul Mc Guigan ont de quoi déstabiliser les fans du genre. Tout s’éloigne assez des sentiers archis battus de ce récit et se centre sur la folie du jeune médecin au cerveau hanté par des erreurs passées et de celui de son brillant assistant n’ayant bien rapidement plus que la bosse de la médecine. L’autre est perdue lors d’une séance de rééducation musclée et délirante qui donne bien rapidement le ton du film.  Celui-ci bénéficie d’un aspect technique impeccable tant au niveau des sfx que des décors, des costumes, de l’image et des acteurs. S’ ils cabotinent tous a fond en particulier McAvoy qui ici est en passe de faire passer Jack Nicholson (le roi des cabotins), pour un acteur de chez Eric Rohmer, tant il en fait trois tonnes. Mais il excelle tant dans ce cabotinage que l’on rentre aisément dans cette interprétation extatique du Docteur. Daniel Radcliffe tout en discrétion dans le rôle du faire valoir Igor obtient ici un de ses plus beaux rôles et parvient parfaitement a faire oublier son rôle de petit sorcier qui l’a rendu célèbre.

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Nimbé d’une atmosphère gothique et putrescente qui sied tant au Londres du XIV, l’ambiance n’en est pas moins au final rythmé et assez rock n’ roll dans sa structure narrative. Cela laisse pourtant rapidement place à un délire certain et à un gros n’importe nawak organisé transformant cette série B (aux aspects de série Z mais qui au final n’en est pas une) en un ovni loin d’être dénué d’intérêt. Malheureusement considéré comme un nanar depuis sa sortie et étant l’un des plus gros flops de l’histoire du cinéma Docteur Frankenstein doit pourtant être regardé avec ouverture d’esprit et interprété comme une bande dessinée délirante. Ce que le public lambda semble avoir du mal à faire. Mais bon dieu, pour une fois que quelqu’un tente de raconter cette histoire de façon différente. Car ici il ne faut pas vraiment s’attendre a voir apparaître un monstre en talons compensés se comportant comme un enfant de deux mètres de haut débarquer au bout de 10 minutes de métrage. De monstre il n’y a qu’un abominable et efficace singe rafistolé et la célèbre créature n’apparaît vraiment qu’à la fin. Et autant dire que bien qu’on la voit peu, elle est foutrement impressionnante. Elle est interprété cette fois ci par le non moins impressionnant acteur français Guillaume Delaunay (qui commence à être adepte de ce type de rôle) et qui campe ici un monstre de Frankenstein monolithique qui rappelle aussi fortement le Golem des légendes juives.

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Encore une fois l’intérêt du film ne réside pas dans le Monstre et ses découvertes, mais en son créateur un brin allumé et déviant qui m’a par moment rappelé le Reanimator de Stuart Gordon, le gore en moins. Docteur Frankenstein est un blockbuster peu commun et incompris dans sa volonté de faire autrement et dans sa forme un peu anarchique et foutraque. Personnellement j’ai beaucoup aimé ce film et adorerait en voir des suites. Car avant de crier au nanar, souvenez vous des trois the Mummy de triste mémoire et du pathétique Van Helsing avec Hugh Jackman des vrais gros navets qui eux ont fait un carton un peu partout.

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Voila j’espère vous avoir donné envie d’aller voir ce film sympathique qui a le mérite d’offrir une vision différente et amusante du célèbre mythe de Mary Shelley.

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