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Emile et moi

mardi 22 décembre 2015 - Commentaire : 0

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Emile Zola, écrivain et journaliste du XIXème siècle célèbre pour bien des raisons, souvent bonnes, mais notamment pour être l’auteur de la fresque des Rougon-Macquart, étude naturaliste d’une famille sous le second empire. Zola m’est cher car c’est l’un de ses romans qui m’a donné le goût de lire. Je passe le relais.

Oui, c’est à Emile Zola que je dois ma passion de la lecture. Elle m’a pris en 3ème, sur le quai de métro de la station Chaussée d’Antin (ligne 7) alors que je me rendais chez mon orthodontiste pour une séance de torture bimensuelle. J’avais emporté sans grande conviction le roman prescrit par ma prof de français pour le mois en cours : Germinal. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur, je n’étais pas rebuté. J’ai donc ouvert l’épais volume (en poche il doit faire dans les 600 pages) et j’ai commencé ma lecture.

“Dans la plaine rase, sous la lune sans étoile, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betterave.”

Je marchais moi aussi aux côté d’Etienne Lantier, j’apercevais la lumière des feux de houille, je discutais avec le vieux Bonnemort, je découvrais la fosse, le coron et j’étais happé dans le récit. Et je suis absolument certain que c’est ce livre là qui m’a donné le goût de lire. Il s’est pourtant écoulé quelques années avant que je m’attaque à d’autres romans de la saga des Rougon-Macquart dont Germinal est l’une des pièces maîtresses.

emile-zola

Les Rougon-Macquart, le défi

Dix fois j’ai essayé de me faire l’intégrale de la saga, soit vingt romans. Moins intimidante que la Comédie Humaine de Balzac et ses 70 romans sur laquelle elle est calquée, l’oeuvre de Zola est tout de même assez mastoc, vu que chaque tome oscille autour de 500 pages. Mais il y a un côté défi à se faire l’intégrale, de préférence dans l’ordre, pour apprécier ce que Zola a voulu faire ressortir. Les liens du sang, l’influence du caractère des parents sur les enfants. Les malédictions de la généalogie. Mais c’est ardu de lire toute la saga d’un coup. Car outre la longueur, ce sont des romans qui ne font pas de cadeaux à l’humanité. La famille Rougon-Macquart n’est pas très attachante. C’est un portrait plutôt dur et vindicatif d’un régime qui avait tout pour devenir décadent et qui ne s’en est pas privé, au profit de certain, au détriment de tous les autres. Comme un immense bras d’honneur à la Révolution Française.
Oui, les Rougon-Macquart, c’est dur. Mais c’est beau. Alors cet été, je m’y suis remis. J’ai lu d’un coup les 5 premiers tomes et j’ai calé sur le sixième sur lequel je bloque un peu. Mais vu que j’en ai lu pas mal d’autres dans le désordre, j’ai quand même envie de vous en parler un peu.

Proposition

Voila ce que je vais faire : dans les mois qui viennent, je vais consacrer un billet à chacun des romans de la série que j’ai lu. L’histoire, les personnages, le recentrage de la petite histoire dans la grande…bon, pas un profil de l’oeuvre, ni un truc trop prise de tête, juste un billet pour dire du bien d’un travail que j’aime beaucoup et qui mérite d’être mis en lumière.

Car à mon avis, les Rougon-Macquart ont tout pour être la version roman naturaliste de Game of Throne…vous riez? Vous verrez….rendez-vous très bientôt pour le premier roman de la saga, La Fortune des Rougon.

 

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