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Avec Lady In Gold, Blues Pills change de cap

vendredi 22 juillet 2016 - Commentaire : 0

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Lady In Gold est le deuxième album publié par Blues Pills. Abandonnant le Rock Psychédélique de leur debut éponyme, le quatuor livre un condensé de Soul bien groovy que n’aurait pas renié Aretha Franklin

Lady In Gold sortira le 5 août prochain. C’est un album qui tourne une page et s’engage vers des sonorités différentes de celles qui ont fondé la réputation des Blues Pills.

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Blues Pills chronologie

BLUES PILLS est un groupe de Blues Rock fondé Örebro (Suède) en 2011. Bien qu’originaire de Suède, le groupe réunit des musiciens de trois nationalités différentes : une chanteuse suédoise (Elin Larrsen), un guitariste français (Dorian Sorriaux), un bassiste américain (Zack Anderson) et un batteur américain aussi (Cory Berry). Ce dernier a été remplacé par André Kvarnström en juillet 2014, juste après la sortie du premier album, l’éponyme Blues Pills.
Avant de sortir cet album, le groupe s’est fait remarquer en écumant les scènes européennes et en sortant un EP chargé d’énergie et de groove primal, Bliss. Un son très seventies, une section rythmique bien groovy, une guitare lead virtuose, un chant traînant avec un accent suédo-anglais qui roule les Rrrr… et surtout une énergie folle et une fraîcheur remarquable. En quatre petits titres (“Bliss”, “Astraplane”, “Devil Man” et “Little Sun”), BLUES PILLS fait la démonstration d’un incroyable talent qui ne demande qu’à être cueilli. C’est ce que fait le label Nuclear Blast en les signant en 2013. Un deuxième EP, Devil Man est publié dans la foulée, puis un troisième, Live at Rockpalast (en février 2014). Mais c’est surtout la sortie du debut album Blues Pills, en juillet 2014 qui change la donne. C’est une grosse claque pour le public qui découvre les BLUES PILLS et une grosse déception pour certains fans de la première heure qui voient une trahison dans cette grosse prod à l’américaine qui a quelque peu gommé l’ingénuité des premiers EP. Cet album est essentiellement constitué de titres issus de Devil Man et Bliss. Le disque a été produit en Suède par Don Alsterberg (qui a notamment travaillé avec Graveyard) et sa patte et son influences sont pour beaucoup dans la sonorité du disque. A peine un an plus tard, c’est un album live qui paraît et là on se dit que ça comment à tourner en rond. Parce que en moins de deux ans, BLUES PILLS a publié deux albums qui reprennent exactement les mêmes chansons, lesquelles sont des versions retravaillées de celles qu’ils ont composées entre 2011 et 2014!
Mais comment le groupe pourrait-il prendre le recul nécessaire à l’écriture d’un nouveau disque vu qu’il tourne en permanence ?

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Lady In Gold

Après avoir ressassé leurs premières compos pendant quatre ans, les BLUES PILLS livrent un disque qui prend une nouvelle direction, car ce Lady In Gold est un disque de rupture. Tournant le dos au Blues Rock des débuts, l’album s’engage sur le chemin de la Soul comme le laisse entendre le single “Lady In Gold” qui n’a rien, mais alors vraiment rien à voir avec le Hard Psychédélique et crasseux de Bliss… place à des choeurs fournis, un son plus lisse et des claviers dominant le mix. La guitare est toujours présente mais abandonne le lead pour rejoindre la rythmique en support. Le talent est toujours là et même si le groupe oeuvre dans un autre registre, il le fait bien et propose un disque sincère et parfois émouvant.

Mauvaise réputation

Dans le microcosme des fans de Stoner / Heavy Rock, scène auprès de laquelle les BLUES PILLS se sont initialement faits connaître, tout le monde ou presque considère que les musiciens ont vendu leur âme et sont désormais devenu un genre de produit marketing pour bobos nostalgiques en mal de seventies. C’est vrai que le look du quatuor est une publicité vivante pour les Puces du Design! Plus grave, en passant sur un gros label, les jeunes artistes semblent avoir chopé un melon d’enfer et se prennent un peu trop pour les cadors qu’ils ne sont pas tant que ça. Dans une interview de Rock Hard Magazine (n°167), ils donnent à leurs détracteurs quelques raisons supplémentaires de ne pas se faire aimer (et aussi quelques pistes inconscientes sur les raisons de ce désamour) :
Elyn :”(…) c’est ce qui fait que nous sommes uniques. Chaque groupe est unique, quelque part, mais nous possédons un groove que peu de formations ont”
Elyn : “nous sentons parfois que les autres groupes nous détestent et ne comprennent pas pourquoi nous jouons devant tant de monde. (…) Je pense qu’en Suède il existe beaucoup de jalousies entre groupes et que les gens ont du mal avec l’idée que quelqu’un soit meilleur qu’eux.”
nb : c’est peut-être vrai, mais l’exprimer avec un tel aplomb quand on n’est pas Lemmy, c’est quand même manquer de discernement et donner le bâton pour se faire battre!
Ceci ne doit cependant pas éclipser le talent du groupe, après tout, vous aimez la musique pour la musique, vous n’êtes pas obligé d’aimer ce que sont les musiciens à la ville, sinon ça fait longtemps que vous n’écouteriez plus Johnny Hallyday!

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