Menu & News

Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Chroniques à brac par

Rétro Ciné : Charley Bowers le génie méconnu du slapstick et de la Stop Motion…

mardi 17 janvier 2017 - Commentaire : 0

Accueil » Rétro Ciné : Charley Bowers le génie méconnu du slapstick et de la Stop Motion…

Charley Bowers

Je tenais via ce petit billet vous faire découvrir un des grands génies du slapstick, genre comique extrême et délirant qui fit la gloire des grands de la comédie américaine des années 20 et 30, a savoir le dieu Chaplin, l’incroyable Buster Keaton, le virevoltant Harold Lloyd et le patibulaire Roscoe “Fatty” Arbuckle. Ce génie méconnu c’est Charley Bowers.

Charley Bowers et né en 1889 et est décédé en 1946. Entre ses deux dates c’est d’une vie hors du commun et baignant dans les laves de la créativité et de l’inventivité dont je vais vous parler brièvement. Le passé de Bowers est plutôt flou car jamais on a pu prouver les dires de celui qui ne se contenta pas d’inventer des inventions magiques et loufoques dans ses films et pour ses films, mais qui semble s’être aussi inventé un passé. Durant les années 10, Charley Bowers aurait tour à tour été Cowboy, Artiste de cirque, clown, funambule, Jockey et dresseur de chevaux. Et tout cela avant d’embrasser une carrière de dessinateur qui le mènera a expérimenter l’animation.  Il transposera à l’écran la célèbre bande dessinée Pim Pam Poum (qui figurait dans le journal de Mickey dans les années 70 et 80) au travers d’une bonne centaine d’épisodes. Puis il collaborera avec l’animateur et dessinateur Quebecois Raoul Barré sur la série Mutt & Jeff.  

Ce n’est qu’à partir des années 1920 que Bowers se lance dans la production de ses propres créations filmiques et met au point un procédé d’animation lui permettant de faire coexister prises de vues réelles et animation image par image « Stop Motion ». Durant prés de 7 ans Bowers tourne une vingtaine de courts métrages tous plus inventifs et délirants les uns que les autres et absolument sidérant compte tenu de l’époque et du manque de moyens à sa disposition vu qu’il ne bénéficiait pas de l’appuie des majors et des gros studios.

 

Malgré tout Bowers parvient de 1924 à 1930 a pondre une bonne quantité de courts métrages mêlant stop motion et prises de vues réelle avec un brio assez déstabilisant surtout lorsque l’on sait que le bonhomme était un véritable homme orchestre qui jonglait en officiant à la fois en tant que réalisateur, acteur, cadreur, maquilleur, créateur de créatures a animer et à la tête de sa propre petite compagnie de production indépendante la Bowers Comedies.

Bowers se met en scène lui même dans la peau d’un génial inventeur fou qui met sans arrêts au point des machines géniales pondant des inventions toutes plus dingues et barrées les unes que les autres. En France son personnage si peu connu soit il se fit une petite réputation ces années là sous le nom de Bricolo. A l’instar du Tramp de Chaplin qui fut hexagonalement rebaptisé Charlot, Bricolo évolue dans un monde ou surréalisme et réel s’entremêlent de la plus charmante façon.

Bowers semble au passage avoir une étrange fascination pour les œufs car il est souvent répété dans  la plupart de ses courts métrages allant des œufs incassables, aux œufs d’ou éclosent des voiturettes, ou des œufs laissant éclore des oiseaux étranges mangeurs de métal.

Le cinéma muet va progressivement laisser sa place au parlant et le slapstick commence a ne plus avoir la cote, auprès du publique. De plus il faut savoir que Bowers n’a jamais vraiment été connu du grand publique, cependant il fut reconnu et loué du milieu professionnel ainsi que par le chef du surréalisme Français, le poète et écrivain André Breton qui lui voue une grande admiration.

Il travaillera sur quelques spots de pub en tant qu’animateur puis avec le célèbre créateur de Woody Woodpecker Walter Lanz puis pour le réalisateur Josef Losey.

Ses films Sleepless Night en 1940 et Wild Oysters réalisé en 1941 sont les deux derniers et aussi les plus aboutis. Malheureusement Charley Bowers ne sera jamais réellement parvenu à la célébrité, mais a offert au cinéma comique et au cinéma d’animation de joli moments de noblesse avec des films toujours en avance sur leurs temps.

Suite a une santé plus que fragile Charley Bowers décédera en 1946 à l’âge de 69 ans. Laissant orpheline ses créations magiques et poétiques jusqu’à ce que la cinémathèque de Toulouse retrouvent ses bobines tombées dans l’oubli et dépoussière progressivement son œuvre qui a une quinzaine d’années été édité dans le magnifique coffret DVD Charley Bowers, Un génie à redécouvrir aux éditions Lobster.

Vous avez aimé ? Vous aimerez aussi

«

»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.