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Du silence et des ombres : classique remarquable

samedi 20 janvier 2018 - Commentaire : 1

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Rares sont les films qui ne s’inspirent pas d’une oeuvre antérieure. Les plus grands classiques de la littérature ont en effet souvent servis de base à la création d’un scénario. C’est le cas du film Du silence et des ombres de Robert Mulligan, sorti en 1962.  C’est l’adaptation du roman d’Harper Lee paru en 1960, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

Contrairement aux situations chères à Otis, il y a de bonnes et de mauvaises adaptations. Du Silence et des ombres est de mon point de vue, une bonne adaptation de roman pour une poignée de raisons. Avant de vous les énumérer sagement, je préfère vous prévenir qu’il s’agit d’un film en noir et blanc. Vous ne pourrez pas râler parce que vous n’aimez pas les films qui sont plus vieux que vous !

Scout et Atticus

L’histoire se déroule  durant les années 30 au coeur de l’Alabama, soit juste après la crise économique terrassante de 1929. Elle met en scène Atticus, un avocat veuf et père de deux enfants. Il se retrouve chargé de défendre un homme noir qu’un père et une fille accusent de viol sur cette dernière. La narration est menée de façon originale par Jean Louise dite Scout, la fille d’Atticus âgée de six ans. Elle se remémore, en tant qu’adulte, cette période de leurs vies.

Atticus plaide

Le schéma familial est pour le moins moderne. En plus d’être seul, Atticus parait à chaque instant, peu importe les circonstances, comme le meilleur des pères, affectueux et juste. Le “père de famille” idéal en somme. Son intégrité semble si monolithique qu’elle en est parfois irréelle.

Gregory Peck incarne d’ailleurs à la perfection ce personnage. Il lui insuffle une humanité extrêmement touchante, dans ses interactions intimes mais aussi lorsqu’il lui revient de convaincre un jury d’hommes blancs racistes et gonflés de préjugés de la faiblesse des arguments de la partie adverse à l’égard de son client. Cette performance lui a valu l’Oscar du meilleur acteur.

Dill, Scout et Jem

Le film développe davantage l’intrigue liée au procès que dans le roman. Cependant, la thématique de l’enfance reste très présente. Atticus est le héros de Scout mais cette dernière est celle à qui on s’identifie le plus. Sauf si l’on est agacé par la voix de la jeune actrice, un peu criarde par moment. Sa naiveté et sa curiosité d’enfant à l’égard du voisinage et des combats de son père, mettent en lumière la cruauté des habitants et les injustices de la société, dans laquelle elle évolue. Protégée par son grand frère et accompagnée chaque été par Dill, personnage dans lequel on reconnait Truman Capote, ami d’enfance d’Harper Lee, Scout voit son innocence s’effriter sans pour autant la perdre totalement.

Du silence et des ombres est donc un film classique pour ses valeurs humanistes, modernes servies par un casting de qualité. A ce propos, un certain Robert Duvall (mais si vous le connaissez) l’avocat Tom Hagen dans Le Parrain et le lieutenant-colonel Kilgore dans Apocalypse Now, y joue son premier rôle. Convaincus ?

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