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Alita battle angel de Robert Rodriguez, le manga culte enfin à l’écran.

mercredi 20 février 2019 - Commentaire : 0

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25 ans, il aura fallu attendre 25 ans pour que l’un de mes rêves filmique se réalise. Vingt cinq années pour que ce qui est pour moi l’un des très rares mangas qui m’ait bouleversé ado soit enfin transposé en chair et en numérique sur très grand écran.

Gunnm ou devrais je dire Alita est arrivée et grâce à qui ? À papy James Cameron qui depuis son rachat des droits de la bédé de Yukito Kishiro (juste après avoir lu et fondu pour cette histoire que lui avait fait découvrir son ami Guillermo Del Toro) il y a 20 ans mijotait cette idée en attendant que la technologie soit au point pour transposer les aventures cybernétique de la belle Gally.

Puis vient le moment technologique propice pour enfin se lancer dans son adaptation de Gunnm. Mais prisonnier de la longue préparation de ces 4 suites d’Avatar, Cameron décide de confier le bébé au bon soin d’un réalisateur qui saurait à la fois travailler rapidement, professionnellement et qui soit aussi ouvert d’esprit et ouvert pour collaborer avec lui, ce qui n’est pas rien  Et là, oh surprise pour ceux qui aurait pu s’attendre à un Nolan ou à un gros réalisateur à la Villeneuve, il jette son dévolu sur le réalisateur mercenaire le plus sympa du Mexique Robert Rodriguez. Pour ma part, j’ai sauté de joie à cette annonce car Rodriguez est un véritable pistolero du 7 ème art. Grand touche à tout, indépendant, n’ayant peur de rien et ultra iconoclaste c’est un homme capable qui a pondu son premier long métrage avec des potes pour 1000 dollars en le tournant dans son jardin El Mariachi et qui a très vite gravi les échelons en pondant le démentiel et mémorable Une nuit en enfer. Un type qui a ses propres studios, son propre banc de montage et quasiment ses propres équipes, qui est opérationnel et qui trouverait même le moyen de tourner un long métrage débile pour enfant, un court métrage et une pub durant la pause café. De plus, et ce n’est pas un hasard El hombre est féru de nouvelles technologies comme l’est son illustre aîné.

Et c’est ainsi que le réalisateur de Terminator et celui de Planète Terror joignent leurs forces afin de donner vie à l’une des plus belle perle de l’histoire du 9 ème art Japonais.

Alita nous conte l’histoire d’une jeune cyborg retrouvée  dans la décharge d’Iron City par Ido un cybernéticien de génie en l’an 2563. 300 ans auparavant la Terre a connu une grave catastrophe.  Ido va alors la ramener dans sa clinique spécialisée pour la réparer. La jeune cyborg se réveille, amnésique. Le docteur Ido la rebaptise Alita  et lui fait découvrir les environs. Mais Alita veut toujours en savoir plus et aller plus loin et elle va découvrir la vie tout en recherchant sa véritable identité dans un monde où les règles ne sont plus celles que nos connaissons.

Si certains cinéphiles ont pris peur à l’annonce de Robert Rodriguez aux commandes de cet adaptation, personnellement  j’ai plutôt sauté de joie. Car un duo Cameron/Rodriguez aux commandes serait du plus bel effet et serait au final loin d’être prévisible. Et bien autant vous dire mes chérubins que le vieux râleur geekisant que je suis a été très très agréablement surpris par le résultat. Car si Cameron chapeaute ici les VFX et la tenue visuelle de l’univers, Rodriguez y apporte une spontanéité rare, une tendresse, un humour et un sens de la rythmique visuelle à toute épreuve. Certaines scènes sont adaptées de telle façon qu’on les croirait directement sorties d’un de ces précédent film ainsi la scène du bar des chasseurs de prime qui figure dans le manga d’origine est ici update façon Roberto et s’en est jouissif. Si le film est victime d’un léger coup de mou dans sa première partie ce n’est que pour très rapidement prendre son envol vers les hauts de Zalem et surtout vers le haut du panier en matière de spectacle de SF actuel. Car Alita ne sombre jamais dans la mièvrerie, malgré le fait que certains passages ont fait craquouillé la midinette qui est en moi (celle qui est capable de regarder Dirty Dancing chaque années en pleurant sur le final), mais comment ne pas craquer devant le minois de la désarmante Alita? Comment ne pas sentir un pincement devant sa traversé des découvertes de la vie et des désillusions de l’existence, même si dans son cas tout se fait en accéléré. Rodriguez parvient en 2 h 20 a traiter de l’évolution d’Alita avec brio, car la tache initiale était assez fastidieuse tant le personnage chez Kishiro est complexe.

Rodriguez parvient même a ajouter des détails dans l’évolution de son héroïne en ajoutant des éléments non présent dans la bédé, comme le match de Motorball de rue qui est absolument saisissant et permet à Gally de commencer a effleurer ses véritables pouvoirs de cyborg. Des éléments comme le fait que Gally puisse être d’origine Martienne sont certes déconcertants, mais loin d’être idiot. Pour le reste le film est assez fidèle et nous offre des scènes hallucinantes. La galerie de Cyborg est fabuleuse, même si il n’y a pas de place quasiment pour les robots et androïdes. Si la direction artistique est nickel, les décors sont fabuleux mêlant différents types architecturaux allant d’un style Azteko mexicain, italien et un style ultra futuriste, qui au final est un peu plus agréable que dans le manga.

Alita battle angel est très très très loin de la catastrophe filmique tant redoutée par les fans du manga et parvient à voler de ses propres ailes sans que l’on soit sans cesse obligé de chercher si tel ou tel élément est identique à la trame du manga. Je le disais plus haut Rodriguez insuffle de sa personnalité dans le monde codifié de Yukito Kishiro et aussi de sa passion pour le cinéma bis. Ainsi parmi les acteurs principaux il parvient à placer dans des petits rôles des acteurs plus orientés série B voir Z comme le génial Jeff Fahey en chasseur de prime cyborg amoureux des chiens, Casper Van Dien en cyborg toxico et cela aussi apporte un peu de décontraction dans une entreprise qui aurait pu étouffer sous son sérieux.

Cependant si l’œuvre de Yukito Kishiro est violente et au final s’ouvrant bondé de scène gore mêlant chair et métal en fusion, bouffage de cerveau en règle et autres décapitation, Rodriguez à quelque peu arrondi les angles afin que le film ne se retrouve pas avec une classification Rated R (interdit au moins de 18 ans) du coup plus de cyborg bouffeur de cervelle, plus d’arrachage d’épine dorsale ni de gore. Et au final c’est parfait ainsi (et oui c’est moi qui dit ça) car si certaines morts sont ultra violentes c’est le côté mécanique qui est mis en avant et au lieu de chairs grouillante et dégoulinantes dans un enchevêtrement d’acier, il n’y a que du métal écrasé et c’est tout aussi jouissif .

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Je dirais pour ma part que si le monde d’Iron City est parfaitement cohérent et riche  le film aurait bénéficié de plus d’explications quand à ce que sont les cyborgs. Car voir Alita bouffer des bols de céréales alors que normalement seul son cerveau est organique et qu’elle ne semble apparemment pas posséder de système intestinal, cela reste un peu confondant  Quoi que certains cyborg doivent avoir des systèmes de transformation des aliments en énergie en eux. Ou alors le fait qu’énormément de personnes possèdent des prothèses de bras. On perd si facilement ses membres dans le futur ou se faire greffer des bras ou jambe robotisés est un caprice esthétique au même titre que certaines chirurgies esthétiques, du piercing ou du tatouage.

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En tout cas si malgré la grande qualité des sfx dont le travail a semble t’il été considérable, certains vfx auraient mérité plus de travail et un meilleur traitement car parfois certains détails de motion capture facial sont un petit peu foireux. Pour en revenir a ce qui fit lors des premières bandes annonces un petit scandale et surtout un gros faux problèmes, les yeux d’Alita qui ont été calqués sur ceux du personnages dans le Manga. Le résultat est au final fabuleux. De plus je tiens à insister sur le fait qu’elle est un cyborg et donc son apparence a très certainement été altérée. De plus Cameron et Rodriguez semblent avoir trouvé une raison à cette apparence grâce à une ingénieuse pirouette scénaristique qui certes prends quelques libertés vis à vis du manga, mais personnellement me plait beaucoup. Vous verrez.

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Côte cast, le film est une véritable réussite  Rosa Salazar est merveilleuse en Alita et me fait complètement oublier le casting idéal dont le fan que je suis rêvait il y a une vingtaine d’années en imaginant l’actrice Rachel Leigh Cook ou alors Jessica Alba a ses débuts dans la peau de la petite cyborg. Salazar est saisissante d’humanité, more human than human devrais je dire en faisant référence à la célèbre chanson de Rob Zombie. Elle confère une émotion et une chaleur à son personnage qui la met incroyablement en valeur le terme de performance capture  car oui c’est une sacrée performance. Dans le rôle de Ido, Christophe Waltz est plus que parfait et incarne a merveille le cybernéticien, Jennifer Connely est impeccable en Chiren, Mahershala Ali est parfait en Vector et la petite surprise de la fin question cast en est une bien bonne en cas de suite du film. Car il y a intérêt a y avoir une voir deux suites afin que justice soit rendue a cette monumentale bande dessinée qu’est Gunnm. C’est quand même en matière d’adaptations de Manga qu’un Nicky Larson qui déjà sur le papier était bien beauf, même si il était sympathique et drôle et qui se retrouve adapté par des Francais qui en plus ont effectué un sacré White Washing. Donc dans le cas d’Alita, que les puristes n’aillent pas commencer a parler de White Washing car le Manga de base n’est pas du tout supposé se passer au japon. Ido n’a jamais été dessiné de façon japonaise et les persos ne sont pas supposés en tout cas pour une grande partie en être, à contrario de certains autres Mangas. Un peu comme Cobra ma série Anime culte dont j’ai déjà parlé ici et qui n’a jamais été supposé représenter des asiatiques. Alors que sur Ghost in the Shell l’adaptation Live, là ce fut du white Washing pur et dur.

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Affiche d’Alita par Yukito Kishiro réalisée à l’occasion de la sortie du film qu’il aurait parait il vraiment apprécié.

Alita Battle Angel est donc une véritable réussite en matière d’adaptation et ce serait un véritable péché de ne pas aller le voir, ne serait ce que pour les beaux yeux géants d’Alita. 

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