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Les fabuleux top 10 des années 2010 : Les films

vendredi 6 décembre 2019 - Commentaire : 0

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On revisite en musique 10 films qui ont marqué ma décennie.

5 réalisatrices, 5 réalisateurs. Comme quoi, la parité, c’est pas compliqué.

 

Somewhere (Sofia Coppola, 2010)

Un père, sa fille, Hollywood. Il n’en fallait pas plus à Sofia Coppola pour broder une variation intimiste et universelle, souriante et tragique, sur le temps qui passe et les miroirs aux alouettes. Comme d’habitude, la bande-son pop accompagne ses héros, ici jusque sous l’eau avec The Strokes et I’ll Try Anything Once.

 

The Social Network (David Fincher, 2010)

Ce film fait partie de ceux qu’il est impossible d’arrêter une fois commencés. À peine le pauvre Mark se fait-il éconduire qu’on se retrouve à la naissance de Facemash, puis de TheFacebook. C’est la peinture d’une époque ironique et glaçante, la nôtre, où les échanges se font par écran ou avocat interposé, et où les like restent virtuels. C’est aussi l’avènement du style Fincher, de la verve d’Aaron Sorkin, et de la B.O. digitale de Trent Reznor & Atticus Ross (ex-Nine Inch Nails). L’ironie, toujours, dans cette scène finale où Mark se console avec les Beatles (Baby, You’re A Rich Man).

 

La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli, 2011)

Est-ce parce que j’ai démarré la décennie en devenant père ? De nombreuses histoires de filiation m’ont ému ces dernières années, mais peu avec autant d’honnêteté et d’inventivité que celle de Valérie Donzelli. Elle met en scène la maladie de son fils et la tentative de survie de son mariage, le tout avec les principaux intéressés: son ex Jérémie Elkaïm, et le fiston lui-même (dans la dernière scène). On craignait le pire, mais tous les clichés malsains sont évacués: le fils survivra, on le sait dès le début. Restent des scènes sublimes, comme cette soirée où les deux amants maudits comprennent, le temps d’une chanson de Jacques Higelin (Je ne peux plus dire “je t’aime”) qu’il leur faudra subir la lente noyade de leur couple pour sauver le fruit de leur amour.

 

La Vie d’Adèle – chapitres 1 & 2 (Abdellatif Kechiche, 2013)

Autant aborder le sujet d’emblée: Sein. Chatte. Cuni. Voilà, il y a du sexe dans la vie d’Adèle. Mais ça en dit long sur notre société que, sur trois heures de film, on ait parlé presque uniquement de ces scènes-là. Pas un mot sur les séquences où Adèle enseigne (presque aussi longues, j’ai pas vérifié), qui en disent beaucoup aussi sur son personnage, sa bienveillance. Ces trois heures, c’est le choix d’une vie, le non-choix des amours, le fait de se sentir “homo, bi ou autre”, le fait de le dire ou pas, mais surtout la joie de le vivre. Car au final on s’en fout un peu des autres, seuls comptent ceux qu’on aime. I Follow Rivers avant que la vie m’emporte, libre mais exsangue, au coin d’une rue, vers une autre vague bleue.

 

Inside Llewyn Davis (Joel & Ethan Coen, 2013)

Il fait froid à New York cet hiver dans les années 60, et Llewyn nous parle d’adieu et de reines qui meurent en couches. Pas étonnant que le succès ne soit pas au rendez-vous. C’est le regard des frères Coen sur le star system, acerbe et plein d’ironie existentialiste. Pour la première fois, un de leurs films me touche particulièrement et je sais que j’y reviendrai régulièrement. Aussi longtemps que des Llewyn Davis chanteront leur peine dans un caniveau.

 

Le Vent se lève (Hayao Miyazaki, 2013)

Passé un peu inaperçu, cet opus du maître de l’animation n’en est pas moins l’un de ses plus émouvants. Le récit de ce passionné d’aviation dont les inventions volantes serviront à bombarder des villes est tragique au coeur. Nuages dans tes yeux, larmes sur tes joues. “Il faut tenter de vivre”, quand bien même les destinées humaines amènent à la destruction et au malheur.

 

Réalité (Quentin Dupieux, 2014)

Il y a un côté “petit malin” dans le cinéma de Dupieux. Venu du clip, on ne sait pas toujours quelle histoire nous raconte ce talentueux faiseur d’images. Mais quand il touche à la fable philosophique, mâtinée de mise en abyme cinématographique, je crie au génie. C’est du Lynch rigolo, avec Philip Glass en boucle dans la B.O. (Music with Changing Parts), mais surtout: Kubrick, mes couilles !

 

Toni Erdmann (Maren Ade, 2016)

Mon papa à moi est un rigolo. Il débarque au boulot sans prévenir et va tout faire pour me faire marrer, quitte à s’incruster dans mes soirées. C’est un film aride au démarrage, lent à l’allumage, mais alors le décollage… Une fois qu’on a chanté du Whitney Houston devant un groupe d’inconnus, plus rien ne peut faire peur. Et on a bien mérité The Cure (Plainsong) pour finir en beauté ce drôle de voyage.

 

You Were Never Really Here (Lynn Ramsay, 2017)

Si Joker marque l’apothéose de la décennie Phoenix, celui-là en était les prémices. C’est un film court, sec, tranchant, et qui en même temps arrive à creuser profond dans la psyché de son personnage tourmenté. Comme dans The Master (déjà avec Phoenix), la B.O. entêtante de Johnny Greenwood y est pour beaucoup.

 

Portrait de la jeune fille en feu (Céline Sciamma, 2019)

Impossible de ne pas revenir sur ce film, qui ouvre le champ des possibles à tout un pan du cinéma français.

cinema top 10 2020

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