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En Nouvelle-Zélande il n’y a pas que les Blacks, il y aussi WAX CHATTELS et son album « Clot » qui te permet de te glisser dans la mêlée sonique.

mardi 5 janvier 2021 - Commentaire : 0

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Question à la con et difficile : quel coup de cœur musical en 2020 ?

J’ai réfléchi et, rapidement (en écartant volontairement quelques parpaings de qualité lancés par des groupes de Death Metal Old School, particulièrement le dernier BENEDICTION, pour les amateurs), j’en suis arrivé à la conclusion que la dernière pépite de WAX CHATTELS était ce fameux coup de cœur.

On ne peut pas vraiment dire que la Nouvelle-Zélande soit un pays pourvoyeur de nombreux groupes indépendants et alternatifs ayant marqué leur époque ou leur genre. A part peut-être les DATSUNS ou encore DIE ! DIE ! DIE ! qui ont bénéficié d’une notoriété relative et d’une certaine reconnaissance critique.

WAX CHATTELS

Il faut, comme en Rugby, savoir parfois patienter. Et ça a du bon ! « Clot » sorti cet automne, deuxième galette du trio WAX CHATTELS après leur premier album éponyme paru en 2018, est juste une tuerie sonique qui force le respect car il n’y aucune guitare. Les trois membres du groupe se concentrent sur une basse lourde comme un avant des Blacks, des synthés, une (excellente) batterie et des machines sur lesquels se posent les voix (féminine et masculine) seules ou en duo. Le tout est extrêmement bien soigné avec une production d’une qualité incroyable.



L’ambiance du disque, plutôt sombre, ne cesse de surprendre. Au gré des 11 morceaux proposés, on évolue entre tensions Postpunk (liées essentiellement aux riffs de la basse tendus comme un string), passages bruitistes et No Wave qui ne sont pas sans rappeler parfois les créations de groupes comme LIARS, HEALTH ou ATARI TEENAGE RIOT. L’album reste donc très ancré dans le Noise Rock influencé par les échos et réverbérations fortement présents dans le Shoegaze (on retrouve un peu des sonorités aux accents des A PLACE TO BURY STRANGERS) mais sans les guitares. On ne peut donc rester indifférent car, finalement, la musique proposée par les WAX CHATTELS ne sonne comme nulle autre actuellement et s’avère résolument moderne.

WAX CHATTELS

Du côté des voix, on passe d’un chant rageur (Peter Raddell également aux synthés) à des mélodies parfois plus Pop mais toujours suffisamment acidulées, apportées par la bassiste Amanda Cheng. Mais dès qu’ils s’y mettent à deux, cela relève de la symbiose.

Preuve en est avec l’extrait très Postpunk : « No Ties » :



Davantage en tension, voici « Spanners & Implements » : 

Bref, écoutez cet album fort et au casque de préférence car ce n’est clairement pas une musique de salon. Il faudra peut-être plusieurs écoutes pour intégrer l’univers des WAX CHATTELS où les émotions disparates se succèdent aussi surprenantes les unes que les autres.

Un nouvel essai de haute voltige avec « Clot » réalisé par les Néo-Zélandais et c’est un essai transformé !

PLAY IT LOUD AND ENJOY!

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