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CANNIBAL CORPSE : un nouvel album sans compromis et en taille PATRON !

samedi 17 avril 2021 - Commentaire : 0

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Voilà ! Je l’attendais depuis presque 4 ans et il est enfin arrivé : le 15ème album de CANNIBAL CORPSE !!!!

Dans la galaxie du (Brutal) Death Metal, la sortie d’un nouvel album de CANNIBAL CORPSE est toujours un événement en soi (comme le serait un RADIOHEAD dans l’Indie/Electro) car le quintette en est l’un des meilleurs porte-drapeaux du genre ne seraient-ce que par sa longévité, son style inimitable, sa technicité et sa brutalité. Fidèle à lui-même, le groupe, originaire de Buffalo dans l’Etat de New York, a intitulé ce nouveau parpaing « Violence Unimagined ». Depuis 2017 et la parution de « Red Before Black », le groupe a connu un changement majeur : le départ (en cure puis en prison et on ne sait plus où exactement) du guitariste Pat O’Brien qui avait rejoint le groupe en 1997. Il a été remplacé par le producteur talentueux des 4 derniers opus de CANNIBAL CORPSE, à savoir le guitariste virtuose Erik Rutan (ex- gratteux de MORBID ANGEL et de RIPPING CORPSE, fondateur de HATE ETERNAL et, accessoirement, guitariste de tournée de CANNIBAL CORPSE). C’est un pote du groupe en sorte et une figure emblématique respectée dans le milieu du Death Metal.

Etant fan du genre et, en particulier, de CANNIBAL CORPSE depuis les débuts (30 ans quand même hein), voici quelques commentaires liminaires sur ce nouvel album : Vince Locke est toujours aux manettes de l’artwork et nous concocte une pochette toujours aussi horrible et cohérente avec l’imagerie gore (à prendre au second degré hein !) véhiculée par le groupe, l’arrivée d’Erik Rutan n’a rien changé au son de CANNIBAL CORPSE mais il a apporté davantage de mélodie et de fraîcheur, d’arpèges et de complexité dans les structures des morceaux et des soli, Paul Mazurkiewicz (batteur et co-fondateur) a fait du sport, suivi un régime hardcore pour tenir le rythme soutenu (comme toujours) et, en effet, il tartine et pilonne sévère, voire comme jamais auparavant ! Le chanteur/growler Georges « Corpsegrinder » Fisher (ex chanteur de MONSTROSITY pour les curieux) est juste au top de sa forme. Alex Webster à la basse (co-fondateur du groupe et meilleur bassiste de Metal sans aucune comparaison possible) est aussi brillant que Rob Barret ne l’est à la guitare rythmique. Les cinq membres sont donc au meilleur de leur forme et de leur complicité. Prometteur !

cannibal corpse

Ce nouvel opus reste du CANNIBAL CORPSE pur jus avec une production hyper léchée, comme très souvent du reste. « Violence Unimagined » envoie du lourd, les formats des morceaux sont peut-être un peu plus longs que d’habitude et ceux qui adoptent plus de « mid-tempo » comme « Condemnation Contagion » sont juste brillants ! A l’écoute, on ne boude pas son plaisir, donc.

cannibal corpse

Alors que retenir des 11 titres qui totalisent 43 minutes sans répit (ou presque) ?

1/ Murderous Rampage : ce morceau qui ouvre l’album déglingue directement, genre grosse torgnole. C’est bon, ça envoie du très haut niveau dès le départ sans parler des 4 soli présents dans la chanson. Il n’est pas sans rappeler l’ouverture de leur album « Kill » (2006) avec « The Time To Kill Is Now ».

2/ Necrogenic Resurrection: Dans la continuité du précédent, un rythme très soutenu qui offre une respiration vers 1’30 et un solo un peu à la DEATH avant de repartir de plus belle : à fond.

3/ Inhumane Harvest : morceau exceptionnel dans ses variations. Très speed en intro avec du blast en veux-tu en voilà, il part vite sur un « mid tempo » et prend des trajectoires étonnantes dès la 2’00. C’est accrocheur, inattendu et puissant !

4/ Condemnation Contagion : mon coup de cœur de l’album. Il a beau être « mid-tempo » (je trouve que CANNIBAL CORPSE excelle dans ce domaine), la rythmique est une tuerie (dès 0’47) et le solo tombe à point nommé. On tient un futur classique, digne de « Scouge of Iron» paru sur « Torture» ou encore de « Evisceration Plague » de l’album éponyme.

5/ Surround, Kill, Devour: titre plus groovy qui rappelle parfois les riffs de batterie à la NAPALM DEATH. Un vrai brise nuque !

6/ Ritual Annihilation : ce morceau sonne plus Thrash mais n’en est pas moins groovy et agressif à souhait.

7/ Follow the Blood : Une respiration avec un riff plus lent qui permet de faire une pause salutaire.

8/Bound and Burned : Dans la continuité du précédent morceau, le rythme est plus calme sans renier sur l’agressivité et ça envoie du groove dès 1’30.

9/ Slowly Sawn : morceau plutôt lent et très lourd, voire proche du Doom par moment. Un régal.

10/ Overtorture : C’est le titre le plus court de l’album avec 2 mn à fond : une grosse gifle. Efficace et brutal !

11/ Cerements of the Flayed : la conclusion plutôt Doom où les riffs sont particulièrement lourds. Le morceau est totalement surprenant avec des parties jouées extrêmement rapidement : les variations classiques à la CANNIBAL CORPSE.

En résumé, cette dernière livraison de CANNIBAL CORPSE est juste une pure boucherie, sauvage et redoutable avec un groove qui régale. Le chant et les growls de Georges Fisher ne faiblissent jamais tout en laissant plus de place aux cris que sur les albums précédents. La paire Rod Barret / Erik Rutan fonctionne vraiment à merveille et l’ensemble gagne en mélodie sans dénaturer les fondamentaux agressifs. La technicité supplémentaire apportée par Erik Rutan n’altère en rien l’identité Brutal Death Metal du groupe et ne le fait pas verser dans la tentation d’approcher les genres cousins que sont les Melodic et Technic Death Metal. Le batteur Paul Mazurkiewicz frappe toujours aussi brutalement mais gagne en diversité et enrichit ainsi son jeu et la basse d’Alex Webster est toujours aussi hallucinante de précision (on l’entend d’ailleurs parfois un poil trop dans le mix mais ce n’est pas pour me déplaire).

Le groupe a livré ici un album majeur depuis au moins « Torture » paru en 2012. Avec le talent respectif de chacun de ses membres, le groupe élève considérablement le niveau général du Death Metal tant du point de vue du songwritting que de la musique (un genre qui nécessite à la base une technique pointue, de la précision et une grande vélocité dans l’exécution).

Rien à dire, CANNIBAL CORPSE est vraiment au-dessus du lot depuis des années et le démontre encore. Bon courage aux autres …

Je n’ai pas encore fini d’apprécier celui-ci que je me dis déjà :« Vivement le prochain » ! Mais avant, trop hâte de les retrouver en concert et de voir ce que donne ce « Violence Unimagined » en live ! Une tuerie absolue sans aucun doute.

PLAY IT LOUD AND ENJOY!

 

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