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Si tu n’as pas de Curly, pousse les watts avec du OBITUARY et fais toi de nouveaux amis !

mercredi 2 juin 2021 - Commentaire : 0

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J’ai réalisé que le premier album des Death Metalleux floridiens d’OBITUARY avait soufflé sa 32e bougie le 14 juin (putain, ça passe vite). On vous propose une review rapide de ce groupe qui, à l’instar de CANNIBAL CORPSE, DEATH, ENTOMBED, MORBID ANGEL, DEICIDE, ont créé, fait vivre et perdurer le mouvement Death Metal. Pas étonnant en fait ce revival du Old School Death Metal qui nous permet : un, de nous replonger dans notre adolescence, deux, dans la discographie de ce groupe incontournable bien qu’inégal.

1989 : les débuts …

Un petit rappel sur le mouvement Death Metal qui a été déjà l’objet d’une chronique que vous trouverez ici.

Je me souviens de ce jour de juin 1989 où, à 17 ans, je tenais entre mes mains le premier album d’OBITUARY : « Slowly We Rot ». Dès son écoute, alors que je préparais mes vacances estivales avec mes potes, j’entreprenais de dessiner (avec le talent d’un Philippe Croizon) le logo du groupe sur un jean que je transformais maladroitement en short. Bref, une putain de claque. Habitué aux musiques « extrêmes », j’écoutais déjà du SLAYER et du SEPULTURA (qui commençait à percer) mais là, je tombais sur ce que j’attendais vraiment : du lourd, du très très lourd. OBITUARY, groupe originaire de Tampa en Floride et piloté par les frères Tardy (John, chanteur et Donald, batteur), s’appuyant sur Trevor Peres à la guitare rythmique, Alan West au lead et Daniel Tucker à la basse, ont concocté un album juste culte dans la galaxie (Death) metal dont on connaît le niveau d’exigence. « Slowly We Rot » est ainsi devenu une référence et rares sont les groupes à avoir sorti un premier album aussi marquant. C’était frais, parfois speed, souvent mid-tempo et ce chant, que dis-je ? Ces growls de John Tardy sont devenus légendaires. Vous l’aurez compris, vous détenez là un incontournable.

Extrait : « ‘Till Death »

1990 – 1994 : du changement pour du bon

Un an plus tard, petit changement de line-up aux leads et basse, le groupe décidément prolixe balance « Cause Of Death », son deuxième album. Les compositions sont plus affirmées (l’apport du nouveau guitariste James Murphy, en provenance de DEATH, y est pour beaucoup), la production plus qualitative, mais cet opus divise la base fans du groupe. A titre personnel je considère « Cause Of Death » comme le meilleur album d’OBITUARY de par sa cohérence d’ensemble, le feeling et le son. Il suffit juste de l’écouter dans sa retranscription en live ( « Dead » paru en 1998).

Extrait : « Cause Of Death »

En 1992 sortira « The End Complete ». Un bon album d’OBITUARY avec quelques pépites comme « Rotting Ways » par exemple mais le disque est trop inégal. On s’ennuie un peu à l’écoute car trop répétitif. Le groupe jouit pourtant d’une bonne réputation (méritée) et d’une forte estime du public metal (les types sont vraiment sympas et à la cool : l’air de la Floride sans doute). Deux autres albums verront le jour : en 1994 « World Demise » et en 1997 « Back From The Dead » qui sont, honnêtement, dispensables. Comme beaucoup de Death Metalleux, j’attends mieux.

Extrait : « Rotting Ways »

Années 2000 : le creux de la vague

5 albums sortiront dans les bacs entre 2005 et 2017. Sincèrement, pas grand-chose à retenir à part le dernier en date (2017), sobrement intitulé « Obituary ». Pour le coup le retour est gagnant (c’est Roland Garros en ce moment ^^). Le son de guitare est tranchant, les rythmes bien groovy, John Tardy se fait une nouvelle jeunesse aux growls. Le regain de créativité génère de nouveau l’attention du public : on tient là le meilleur album d’OBITUARY depuis … « The End Complete » en 1992, quand même.

Extrait : « A Lesson In Vengeance »

Obituary

Alors que retenir de la carrière et de la discographie (très inégale) d’OBITUARY ? Déjà, les types sont cools, accessibles et bénéficient d’une sympathie à toute épreuve de la part de la communauté Metal. Un son immédiatement reconnaissable bien que leur musique ne soit pas des plus compliquées mais c’est extrêmement bien exécuté et ça groove sévère. Les performances scéniques sont maîtrisées et intenses : OBITUARY est un groupe de scène dont le noyau cœur (John & Donald Tardy, Trevor Peres) a su résister aux aléas des modes et du manque d’inspiration.

Alors qu’écouter en priorité parmi les 10 albums studio et 2 lives ? « La question est vite répondue » comme dirait l’autre :

  1. « Slowly We Rot »
  2. « Cause Of Death »
  3. « Dead » (live)

Avec ses deux premiers albums studio, OBITUARY a juste sorti des fondamentaux, voire des incontournables indémodables du genre. Et si jamais vous apprenez que ces Floridiens en short passent en concert à côté de chez vous, foncez ! OBITUARY rules !

PLAY IT LOUD!

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