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Il était une fois les PIXIES … And It will continue!

vendredi 16 juillet 2021 - Commentaire : 0

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Bon, cela faisait longtemps que l’idée d’écrire un billet sur les PIXIES me trottait dans la tête. C’est parti, on ouvre le livre des légendes pour se plonger dans la musique de ce groupe aussi original qu’inimitable. Le groupe a en effet toujours marié à merveille ses diverses influences, de la pop, au rock en passant par le punk. Riche de ces différents courants, le talent incontestable du groupe dans la composition (qui combine des structures calmes se poursuivant avec des élans plus dynamiques, voire parfois rageurs et noisy), a fait le reste.

Les PIXIES ont été formés au milieu des années 80 à Boston. Initialement, 4 membres historiques forment le groupe : Francis (ou Franck) Black, guitariste / chanteur (et songwriter de génie avouons-le), Kim Deal (fondatrice des BREEDERS après son départ des PIXIES) à la basse, Joey Santiago au lead guitar et David Lovering derrière les futs. Avec 5 albums sortis entre 1987 et 1995 les PIXIES ont tué (un peu) le game et sont simplement devenus un groupe culte, portant haut l’étendard du rock alternatif, du punk rock avec ce son si personnel, cette nonchalance pop qui les caractérisent.

Revenons sur ces 5 albums qui sont pour certains des chefs d’œuvres absolus et ont fait les beaux jours du label 4AD (LE label associé de façon inaltérable aux PIXIES). Ces disques sont à avoir chez soi, sagement rangés ou simplement sur soi, dans sa playlist mais dans tous les cas à portée d’oreilles.

« Come On Pilgrim » – 1987

Plus qu’un album, il s’agit surtout d’un EP (Extended Play, format plus court qu’un album). Composée de 8 titres, cette production dessine l’état d’esprit des PIXIES, leur musique variée dans ses styles, leur façon particulière de composer et dresse des perspectives alléchantes sur la suite à venir. Ainsi, il en ressort déjà des pépites comme « Caribou », « Nimrod’s Son » ou encore « Ed Is Dead », toutes trois indémodables. Une excellente entrée en matière en somme.

Extrait : « Nimrod’s Son » :

« Surfer Rosa » – 1988

Bon, ça envoie du lourd et « Surfer Rosa », inspirant et novateur, restera comme un album qui a marqué son époque de façon indélébile. Le son y est extrêmement particulier même s’il n’est pas sans rappeler son prédécesseur. Steve Albini est aux manettes (on retrouvera le célèbre producteur sur « In utero » de NIRVANA ou encore « Dirty » de SONIC YOUTH) et, forcément, il apporte sa touche. Structuré autour de 13 titres, « Surfer Rosa » a été accueilli très favorablement tant par la critique que par le public. Les chansons sont à la fois pop, très punk avec cette fragilité mêlée à une tension palpable. Un vrai bonbon aux apparences si innocentes mais dont le goût s’avère aussi acidulé qu’explosif. Forcément, on soulignera le carton mondial « Where Is My Mind? » qui reste encore aujourd’hui un classique mais que dire des rageurs « Something Against You » et « Vamos » ? Des douceurs plus Pop comme « Gigantic » ou plus Indie avec « Break My Body ». Bref, il y en a pour tous les goûts.

Extrait : « Something Against You »

PIXIES

« Doolittle » – 1989

« Doolitle » s’inscrit dans la continuité de « Surfer Rosa » mais avec une empreinte plus mélancolique. On y retrouve cependant le caractère typiquement très versatile des PIXIES : entre la rage et l’urgence punk de « Crackity Jones » (l’un de mes morceaux favoris) ou de « Tame » se placent « Monkey Goes To Heaven », « Here Comes Your Man » qui sont pour le coup très pop. L’album est rempli de pépites comme « Mr Grieves » par exemple ou encore « Dead ». Il est très difficile de retenir telle ou telle chanson tellement cet album se situe au-dessus de la mêlée de par sa cohérence, la qualité homogène des compositions. On tient là juste un album parmi les meilleurs réalisés de tous les temps, un incontournable pour peu que l’on apprécie le rock alternatif.

Extrait : « Crackity Jones »

PIXIES

« Bossanova » – 1990

Mêmes si des dissensions apparaissent entre Francis Black et Kim Deal, les deux fondateurs clés des PIXIES, le groupe sort son troisième long format riche de 14 titres. L’instrumental génial « Cecilia Ann » ouvre cet album qui n’arrivera pas à faire oublier « Surfer Rosa » et « Doolittle ». Pourtant, il y a des morceaux incroyables comme la ballade « Ana », juste obsédante, le très rock « Allison », « Is she Weird? » à la structure pour le moins étrange ou encore le très chaloupé « Hang Wire » passant de moments calmes à des envolées noisy sur la fin. Bref, un bon album des PIXIES mais qui n’atteint pas les sommets.

Extrait : « Cecilia Ann »

PIXIES

« Trompe Le Monde » – 1991

PIXIES recherche dans ce 4ᵉ et dernier album avant leur séparation une orientation plus directe, plus brute. L’ensemble se montre plus agressif dans les dissonances, plus punk aussi. Il comporte des morceaux juste dingues et intemporels comme « Alec Eiffel », « Subbacultcha », « The Sad Punk » et l’avant-dernier morceau : la ballade pour le moins étrange qu’est « Motorway To Roswell » dont le refrain est resté ancré dans ma mémoire. Moins bien accueilli que les précédents, tant par le public que par la critique, « Trompe Le Monde » reste pourtant un album de qualité. Il sonne comme une synthèse des PIXIES, agrégeant toutes leurs influences.

Extrait : « Motorway To Roswell »

PIXIES

1992 et après

Après « Trompe Le Monde », Francis Black et Kim Deal signent la fin du groupe et s’orientent respectivement sur des routes différentes. Francis Black adopte une carrière solo (FRANCK BLACK) et Kim Deal monte les BREEDERS. Il faudra attendre les années 2000 pour les revoir ici ou là et alimenter les gazettes sur une possible reformation. Du coup, les PIXIES reverront le jour (sans Kim Deal, toujours active dans les BREEDERS) et sortiront en 2016 un nouvel album plutôt pas mal : « Head Carrier », avec une nouvelle bassiste : Paz Lenchantin.

Extrait : « Um Chagga Lagga »

Alors qui sont les héritiers des PIXIES ? Certains groupes s’en réclament naturellement et affichent clairement l’influence comme les SMASHING PUMPKINS, WEEZER, FOO FIGHTERS ou encore PLACEBO, du lourd donc. Mais hériter ne signifie pas être. Les PIXIES restent et resteront les PIXIES avec cette capacité hallucinante de structurer des morceaux avec des riffs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres et faire que cela sonne, juste, bien et fort. Les PIXIES et leur alter ego moins mainstream : SONIC YOUTH, resteront tous les deux des groupes au-dessus du lot. Des légendes que l’on se plait à écouter encore aujourd’hui.

PLAY IT LOUD AND ENJOY

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