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Il fait froid, on fait dans le gras ! BLOODBATH déboule avec l’un des meilleurs albums de Death Metal de l’année.

Formé en 2000 à Stockholm, BLOODBATH inonde depuis 22 ans nos oreilles avec un Death Metal lourd, tranchant comme une tronçonneuse, parfois dissonant et nourri principalement à la légendaire pédale de distorsion Boss HM2 (les potards à fond of course), caractérisant ainsi le son typiquement suédois.

Les vikings débarquent en ce mois de rentrée avec leur 6ème album studio Survival Of The Rickest et franchement, c’est du très bon Death Metal qui fleure bon le style et les influences de la scène floridienne des 90’s (DEATH, OBITUARY, MORBID ANGEL, …). Moins dissonant qu’auparavant, le groupe a gagné en sens mélodique avec un jeu de guitare toujours aussi technique mais enrichi, un chant modulé avec la présence de Nick Holmes (chanteur du groupe Doom PARADISE LOST) qui gère à merveille ses growls. Bref, le disque se veut résolument old school et sonne (presque) comme un hommage tellement les clins d’œil sont appuyés. BLOODBATH revisite le genre en y apportant tout de même son grain de sel et ses caractéristiques, ce qui donne un disque totalement abouti et, de façon surprenante, très frais.

Survival Of The Rickest comporte 11 titres pour 44 minutes et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Avec cet opus, BLOODBATH s’est ouvert aux collaborations et pas avec n’importe qui. Notons la présence de Barney Greenway (chanteur des incroyables et immortels NAPALM DEATH), de Mark Grewe (vocaliste chez les Allemands de MORGOTH, récemment retirés du game) et Luc Lemay, guitariste et chanteur au sein du groupe canadien GORGUTS. Du sérieux, du solide.

Dans cet album, varié, on a le droit à tout : on passe du riff bien speed qui envoie du parpaing (comme sur le morceau qui ouvre l’album Zombie Inferno ou encore sur Malignant Maggot Therapy qui sent bon le CANNIBAL CORPSE des familles), à des titres plus mid-tempos et Doom comme sur Dead Parade, To Die ou No God Before Me. Je retiens également le titre Putrefying Corpse qui a des faux airs de DEATH (époque Spiritual Healing).

Comme d’habitude avec BLOODBATH et, malgré les changements importants de line-up qui ont marqué la vie du groupe ces dernières années, la part belle est pour les guitares. Elles sont toujours aussi incisives et lourdes avec des breaks ahurissants et des soli vertigineux. Naturellement, elles sont accompagnées d’une basse claquante et bien ronde, d’un jeu de batterie à tout casser. Survival Of The Rickest est très bien produit, le son est puissant et l’exécution est juste excellente, ce qui confère à ce disque toutes les qualités attendues pour un très bon album de Death Metal (pour peu que l’on apprécie le genre) dont on ne se lasse pas au bout d’une écoute.

En pleine période de foire aux vins, BLOODBATH nous livre un très bon cru, voire l’un des meilleurs de sa discographie. A écouter (fort) sans aucune modération

On se quitte sur 5 titres pour vous ambiancer :

Zombie Inferno

Putrefying Corpse

Carved

Malignant Maggot Therapy

To Die

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