Kaléidoscope, la grande révolution ?

Kaléidoscope est le nom énigmatique d’une mini-série lancée en ce début d’année par Netflix. Présentée comme révolutionnaire par la célèbre plateforme de streaming, celle-ci est composée de 8 chapitres de 45 minutes en moyenne. Son originalité ? Vous pouvez regarder les épisodes dans l’ordre que vous voulez, cela ne nuira pas à la compréhension de l’intrigue. Alors forcément chez AOW, cette promesse nous a titillé le professionnalisme et nous l’avons regardée pour vous. Et voici notre avis éclairé !

Pour nous lancer dans cette aventure, Kaléidoscope nous propose un premier épisode de 56 secondes, qui nous explique la marche à suivre, laquelle est à notre bon vouloir, vous l’aurez compris. En gros, c’est l’histoire du casse du siècle, dont l’organisation a duré 25 ans. J’entends par « casse du siècle » le vol de 7 milliards de Dollars. C’est toutefois 11 fois moins que les 80 milliards de dividendes que se sont partagés les grands patrons du CAC 40 en 2022 pendant que tout le monde se serrait la ceinture, mais c’est un autre débat…

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt à notre série censée révolutionner le genre. Très vite, j’ai compris que cette notion de la regarder dans un ordre chronologique aléatoire était un peu une supercherie. Etant donné que l’intrigue s’étale sur ¼ de siècle, et que chaque épisode en est un fragment bien défini, la ficelle est un peu grosse et le procédé facile. Du coup, cela nous donne une sorte d’Ocean’s Eleven avec un montage à la Pulp Fiction. Ce n’est pas du tout désagréable à regarder, mais cela n’a rien de très novateur.

Mais je ne voudrais pas m’appesantir sur ce coup de com raté par Netflix car Kaléidoscope est plutôt une bonne mini-série. Le scénario est assez bien ficelé, avec des personnages intéressants, une esthétique très cinématographique et un dénouement inattendu. J’étais très content de revoir Giancarlo Esposito, le « Gus Fring » de Breaking Bad, en cerveau de l’opération. J’ai beaucoup aimé également le jeu de Peter Mark Kendall en contrebandier de luxe, acteur que je découvrais. Sans oublier l’avocate véreuse incarnée par Paz Vega que j’avais déjà remarquée dans The OA.

En résumé, si l’on est loin de la grande révolution promise par Netflix, Kaléidoscope est une série franchement divertissante, bien écrite et bien jouée. Les personnages sont fouillés et plein d’aspérités. Il y a une vraie fin, une deuxième saison est proscrite. C’est à mon goût une qualité, quand on sait le nombre séries qui ouvrent un champs du possible au cas où le public serait au rendez-vous, puis qui nous laissent sur notre faim. Et pour les plus pragmatiques d’entre vous, ceux qui ont peur de se perdre dans les méandres de la temporalité, je vous offre ici l’ordre chronologique des épisodes. De rien.

Kaléidoscope
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