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Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

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Virginie Despentes, la vraie.

mercredi 15 février 2012 - Commentaires : 6

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Bye bye Blondie, c’est l’histoire de deux ados qui se sont aimées passionnément dans les années 80. Un jour, Frances devenue présentatrice télé retrouve Gloria au RSA. Que sont-elles devenues vingt ans plus tard? Voilà un film sur l’évolution des valeurs, qui questionne l’identité et les choix essentiels dans une vie…

Quelques mois avant la sortie de son deuxième long-métrage Bye bye Blondie, adaptation de son roman éponyme, Virginie Despentes, écrivaine et réalisatrice, livre une interview exclusive pour le blog.

L’occasion de parler de son film, son roman, ses influences, le cinéma, la musique, des femmes, de sexualité, d’alcool, autant de sujets qu’on aime et qui nous touchent. Et ça, c’est la vie, la vraie, mieux que chez Auchan.

 

« Bye bye blondie j’aurais pas pensé à le faire, notamment parce que tout ce qui est autour de l’HP, j’avais pas forcément envie de retravailler dessus car c’est vachement douloureux et difficile. »

 

Plus de dix ans après Baise moi, comment vous est venue l’envie de réaliser un nouveau film ?

J’avais envie de faire un film après Baise moi mais je ne pensais pas faire Bye bye blondie. Je voulais faire Bel ami de Maupassant en contemporain, j’avais commencé à travailler dessus mais j’avais l’impression que j’allais avoir du mal à trouver un producteur et que ça n’intéressait que moi, et j’avais pas envie de faire lire mon scénario. Puis, des producteurs m’ont appelé, ils avaient envie que je réalise Bye bye blondie, moi j’y avais jamais pensé. Les producteurs avaient envie de le faire, j’avais envie de réaliser un film, et je me suis allez on y va. Et c’est venu comme ça.

Bye bye blondie j’aurais pas pensé à le faire, notamment parce que tout ce qui est autour de l’HP, j’avais pas forcément envie de retravailler dessus car c’est vachement douloureux et difficile. C’est pas traumatique ni rien, mais j’avais été contente de le faire dans le livre, y’avait une raison pour le faire à ce moment là. J’ai rencontré Béatrice Dalle et ça a été tellement l’entente, cool de l’avoir rencontrée, tellement cool de la voir souvent,  et puis c’est elle qui m’a donné l’idée de faire une histoire de filles. Je ne trouvais pas d’acteurs masculins, elle m’a dit de le faire avec une fille et dès que c’est devenu une histoire de filles, qu’il y avait Emmanuelle Béart, je suis vraiment entrée dans le projet malgré les réticences de devoir à nouveau travailler sur l’HP.

Les remerciements sont nombreux dans le générique du film. Avez-vous été beaucoup aidée ?

J’ai été vachement aidée par les deux co-scénaristes, Beatriz ma copine et Gaspard Noé qui est toujours de très bon conseil. Comme je revenais d’Espagne, je m’étais un peu coupée des gens à Paris et je l’ai peut-être fait plus seule que Baise moi. Mais j’ai beaucoup parlé du film avec Coralie Trinh Thi parce que je savais qu’elle comprendrait les conneries qui pouvaient me passer par la tête. Je bosse aussi avec Varou Jan qui a fait la musique du film de Baise moi et j’ai toujours le même assistant, Ketal, depuis mon premier court métrage, ça fait douze ans qu’on se connaît, c’est mon alter égo.

Lydia Lunch était là pendant la prépa, elle a drivé Soko, un tout petit peu mais je pense que ça été très bien pour Soko, car je me disais, c’est vraiment une baba cool, une hippie, elle comprend rien au punk, elle voit pas ce que c’est, mais finalement elle le fait super  bien. Je pense que ça été bien pour elle de passer une après midi avec Lydia pour voir ce que c’est que d’être punk.

 

« Je ne voulais pas montrer des gouines à poils en train de baiser parce que je ne veux pas que les mecs viennent pour voir ça. »

 

Votre film est différent du roman, notamment parce qu’il transpose un couple hétérosexuel en homosexuel. L’amour est en partie rendu impossible et difficile par la sexualité des deux protagonistes : Qu’est-ce que ce choix a-t-il réellement changé dans l’histoire ?

La thématique essentielle qui est comment on est quand on a quinze ans et comment on est lorsqu’on en a quarante, ne change pas du tout. Avoir été punk et réussir à fond socialement, comme l’est Frances (Emmanuelle Béart), et se demander qu’est- ce qu’on a trahi, abandonné, changé, ça ne change pas. La problématique pour Gloria (Béatrice Dalle) est la même : Qu’est- ce que c’est que de rester ado toute sa vie et à un moment donné ne plus être très jeune. La thématique centrale du temps, des années 80 à maintenant, d’ado à adulte, ça ne change pas.

Après, au niveau du scénario, l’homosexualité a pu ajouter une dimension supplémentaire, notamment du côté de Frances qui n’assume pas son homosexualité à télé, comme beaucoup de gens de ce milieu. Je vis aussi avec une fille depuis sept ans et je trouve qu’on voit vachement peu d’histoires de filles au cinéma. On a peu l’occasion de voir deux filles s’embrasser, s’engueuler, s’aimer, se remettre ensemble, alors que je trouve que y’a vachement de lesbiennes donc moi ça m’implique davantage et les réactions des gens m’intéressent beaucoup. C’est pas si normal d’être lesbienne, pas si normal de le montrer, donc j’attends la réaction du public.

Ayant choisi un sujet plus délicat, celui d’un amour entre deux femmes, ce qui est plutôt rare dans le paysage du cinéma français, vous semblez pourtant adoucir le film par rapport au roman. Par exemple, on ne voit aucune véritable scène de sexe, une seule scène de drogue. Etait-ce pour éviter d’être trop trash ?

Pour deux aspects : Y’a l’aspect sexe et je me disais que je ne voulais pas montrer des gouines à poils en train de baiser parce que je ne veux pas que les mecs viennent pour voir ça. Et puis, c’est majoritairement des actrices qu’on voit nues souvent dans des films, et j’aimais bien qu’on les voit habillées. Autant le cul, le porno ça m’intéresse, autant le corps de la femme comme ça dans le cinéma, beaucoup moins.

Après, y’a l’aspect de la violence car Gloria est moins violente dans le film que dans le livre, ainsi que dans leur rapport de couple. Et là, y’avait deux trucs : On connaît le côté sombre de Béatrice Dalle, mais ce qu’on voit moins c’est le côté super souriant, lumineuse de cette actrice. C’est une gamine, super gaie. Et, je voulais faire une romance, parce que c’est une histoire entre filles, en prenant le contre-pied de ce que je vois le plus souvent. Puis, je voulais dire qu’être lesbienne c’est pas un problème, c’est une solution ! C’est mon expérience, ce que je pense, ça ne doit pas être valable pour tout le monde. Mais ce que je voulais dire, c’est si vous avez le moindre doute, allez-y toutes! Y’a une super solution au sexisme, machisme, c’est de sortir de l’hétérosexualité.

La fin est quand même beaucoup plus fleur bleue que dans le roman ?

Tout à fait. Y’a vachement de films qui se finissent mal dans les histoires homosexuelles et j’avais envie que cela se termine bien. Et aussi, j’ai l’impression que dans le cinéma français y’a comme une obligation que le film soit triste, glauque et dur pour avoir l’impression d’être un intellectuel. Pour moi, c’est pas un signe d’intelligence, de sérieux, de sincérité, ou encore d’implication. Je voulais que ça se termine bien, que ce soit de mauvais goût, et ça, c’est ce qui me plait.

Une forme d’espoir ?

Dans le film y’a aussi le côté où le travail c’est pas forcément bien, que la réussite sociale c’est pas nécessairement formidable. J’ai l’impression que c’est toujours un message qui va dans le même sens : convenir, faire attention au regard des autres, pas dépasser du cadre. Et y’a un moment où on en a plus rien à foutre d’avoir tout bien fait toute sa vie, car à un moment on va crever, un moment donné où ça se termine, y’a beaucoup de choses, on en a plus rien à foutre. C’est aussi ça que je voulais dire.

Le Figaro titre déjà « une bande annonce sulfureuse », « Virginie Despentes récidive ».  Cela dévoile-t-il encore d’un manque d’ouverture ?

Que ce soit sulfureux, déjà c’est génial de dire ça, parce que y’a pas moins sulfureux que cette bande annonce quand même. Mais ça reste quelque chose d’anormal, c’est pour ça que c’est intéressant de traiter ce sujet. Même quand j’ai fait le scénario, on pronostiquait qu’on serait interdit aux moins de 12 ans, alors que y’a pas un film moins sexe, moins violent, moins problématique que celui là, à part de dire qu’être lesbienne c’est pas un drame, y’a rien d’autre… La critique, après Baise moi, je me méfie. Je sais que si l’on me dit qu’Apocalypse bébé est formidable, c’est pas pour autant que c’est vrai (si ça l’est.). Et quand on me dit que c’est pourri, ça ne l’est pas forcément non plus car Baise moi c’est un film dont je suis tellement fière, j’ai même pas l’impression que c’est moi qui l’ai fait tellement je le trouve génial.

Quand je vois un film comme L’apollonide (de Bertrand Bonnello) et que je vois la critique, j’ai l’impression qu’on ne parle pas du même film… J’ai un décalage avec la critique de cinéma.


« Pour Bye bye Blondie, c’est vraiment les films avec Julia roberts, Pretty woman, les comédies américaines des années 80-90 les plus basiques qui m’ont influencé. »

 

D’où vient le choix d’une réalisation relativement simple, qui n’est pas dans la dans la prise de risque, contrairement au sujet ?

Mon objectif c’était de rendre le film le plus facile à lire possible, qu’on puisse pas l’attaquer pour de mauvaises raison, comme le fait d’être trop sulfureux. A mon avis il ne passera jamais à 20h30, et ce sera seulement parce que c’est deux filles, et ça, je trouve ça super important. Vu le niveau moyen du cinéma, il n’est pas moins bon que beaucoup de films. Il est cadré normalement, éclairé et raconté de manière hyper classique, ce qui est dérangeant, c’est uniquement qu’il y ait deux femmes.

Et aussi, ayant fait Baise moi, et n’ayant pas fait d’études cinématographiques, j’avais envie d’apprendre, passer par quelque chose de très classique, ça me plaisait d’apprendre ça même si ce ne sera pas ma forme narrative à chaque fois.

En terme de réalisation, quelles sont vos influences ?

Pour Bye bye Blondie, c’est vraiment les films avec Julia roberts, Pretty woman, les comédies américaines des années 80-90 les plus basiques qui m’ont influencé.

Les films qui m’ont vraiment marqué dans ma jeunesse sont ceux d’Abel Ferrara, de John Woo, de De Palma, les films américains. Je suis folle de Gaspard Noé, j’adore Léos Carax, Catherine Breillat mais ce ne sont pas des influences. J’aime aussi vachement La leçon de Piano de Jane Campion car j’ai une fascination pour sa façon de faire. Et j’adore les films d’Almodovar maintenant, même si tout ça, ça ne se sent pas. Y’a pleins de films que j’aime bien mais ça ne se sent pas, j’ai besoin de faire encore du cinéma.

Votre film culte ?

L’ange de la vengeance d’Abel Ferrara. Je le connais super par cœur. Plus récemment, Enter the void, il m’a estomaqué. Moi je ne me drogue plus trop et quand je l’ai vu, c’est comme si j’étais drogué.

Actuellement, que pensez-vous du paysage cinématographique français ?

J’en pense aussi du bien. Je trouve génial qu’on puisse faire autant de films, contrairement à l’Espagne. En France, ils ne me passionnent pas tous forcément, y’a une diversité et pas mal de femmes font des films même si elles travaillent presque toujours sur des petits budgets contrairement aux hommes, qui eux vont de l’un à l’autre. Je suis moins négative sur le cinéma français que je ne l’étais avant l’Espagne, même si là bas ce sont des films qui me touchent davantage.

Bye bye Blondie est un film qui mélange les genres. Une des raisons du scandale de Baise moi est d’avoir fait un film commercial avec ce qui « aurait du » rester un film d’auteur, la visibilité étant plus grande, les réactions ont fusé. L’autre pan du mélange, outre l’aspect dérangeant, peut être l’échec commercial comme a pu le connaître Truffaut, et bien d’autres. Est-ce que vous craignez l’échec pour ce film ? Qu’il n’arrive pas à trouver son public ?

Ouais par le sujet, ou par la réalisation. C’est une chance de pouvoir essayer. C’est pas non plus une grosse sortie, mais quand même vraiment correcte. Après, si on se plante… Cela fait partie du jeu. J’ai de la chance d’avoir cette sortie pour ce genre de film, ça fait de moi quelqu’un de super privilégié. Y’a pleins de films vachement bien et qui ne peuvent même pas essayer de se planter.

Le cinéma est super conformiste en ce moment. Par exemple Breillat a du mal à sortir son film malgré un scénario béton, car à partir du moment où c’est pas la tête d’affiche du moment en train de faire des pitreries, c’est pas facile. Et c’est la moindre des choses que le cinéma ce soit dur, car c’est tellement de thunes. Il m’a fallu cinq ans pour faire Bye bye blondie et ça ne me semble pas exagéré.

Après le succès d’Apocalypse bébé, (prix Renaudot en 2010) envisagez-vous de l’adapter à l’écran ?

Non. J’aimerais bien écrire un scénario pour le cinéma. J’aimerais bien écrire un film et le faire.

Avez-vous peur qu’on vous fasse le même reproche qu’à Catherine Breillat qui serait d’écrire un livre qui serait la version littéraire du futur film ?

Si je dois faire les choses comme Catherine Breillat, y’a des choses qui me font plus peur que de ressembler à elle ! Par contre, la version romancée est peut-être une bonne étape  pour écrire un scénario, même pour soi d’abord puisqu’on est obligé de connaître vachement de choses des motivations des uns et des autres, même si on ne les explicite pas. Mon rêve ce serait de trouver un scénariste qui arriverait avec un scénario et l’adapter. Quand j’ai envie d’écrire, j’ai envie d’écrire un roman et quand j’ai envie de filmer, j’ai envie de filmer. J’ai même pas envie d’apprendre à faire des scénarios, j’ai envie de les filmer.

 

« Béatrice Dalle, c’est un monstre. Quand elle arrive dans un plan, pouvoir exister en face c’est super dur »

 

Avez vous mis du temps à trouver vos actrices ?

Béatrice c’était évident. Emmanuelle, c’était plus inattendu. Elle m’avait déjà touché au moment de l’église Saint Bernard avec les sans papiers (en 1996). Avant je l’avais vu dans des films, je l’avais trouvé très belle mais je n’avais jamais fait attention à elle. Ca a créé un truc dans ma tête cette histoire, qu’on lui casse les couilles parce qu’elle voulait entrer dans l’église avec eux car elle ne devait rien faire de politique sous prétexte d’être une égérie de parfum… Et puis y’a un truc de petite fille car je la trouve d’une beauté stupéfiante et quand j’ai cherché à mettre quelqu’un en face de Béatrice Dalle, il fallait une personne vachement forte car Béatrice c’est un monstre. Quand elle arrive dans un plan, pouvoir exister en face c’est super dur, y’avait pas cinquante choix.

Pour Clara Ponsot et Soko ?

Pour Clara Ponsot c’était des casteurs, je l’ai trouvé géniale, trop sûre d’elle. Pour Soko, j’étais moins sûre mais je l’adorais dans A l’origine (de Xavier Gianolli). Elle ne ressemblait pas à Béatrice, ce n’est pas une punk non plus, mais c’est comme Clara, elle est géniale. Quand on a commencé à tourner les scènes avec elle, à l’HP, je me suis dit, qu’est-ce que je vais lui dire, elle est géniale, j’ai finalement trouvé quoi lui dire mais c’était vraiment formel car j’étais bluffée par son jeu. C’était pareil avec Emmanuelle et Béatrice sauf qu’avec elles, je m’y attendais. Soko, elle m’a super impressionné.

Dans Bye bye blondie, on retrouve, parfois le même jeu que dans Baise moi : entre sincérité et distanciation, notamment suscité par la mise en scène. Pourquoi ce choix ?

Ce qui est clair c’est que les dialogues que j’ai écris impliquent vachement de choses. C’est des dialogues où c’est assez bonhomme, on se répond beaucoup. Ca implique une distance physique et un humour particulier. L’écrit formate les scènes et les corps. On ne peut pas les dire n’importe comment et ça virilise les gens, à la Eastwood.

 

« Le punk des années 80 en France, même si c ‘était bref, c’est un des truc les plus intéressants artistiquement qu’ont ait eu. »


Comment avez- vous choisi la musique pour ce film ? Avez-vous mis d’autres influences que celles dans le roman original ?

Sur les groupes punks des années 80 ça doit être à peu près les même, mais après c’était des problèmes techniques de droit et aussi parce que des trucs ont moins bien vieilli que d’autres. Pour certains, j’étais surprise comme Camera silens ou La souris déglinguée, ça paraît encore super bien. Y’a plus de musique anglaise et américaine dans le livre mais c’est une question de coût, et aussi parce que je trouvais ça bien car le punk des années 80 en France, même si c’était bref, c’est un des truc les plus intéressant artistiquement qu’ont ait eu. Il s’est passé un truc hyper intéressant à cette époque et on y est très peu attaché. Ca m’étonne qu’il n’y ait pas de recueil d’écrits, de tous les textes car sans vouloir vexer personne, à part trois ou quatre auteurs, c’est vraiment plus intéressant que ce qu’on a fait dans le roman à la même époque. Tandis que dans ces groupes comme La souris verte, les Bérus, y’a vraiment une créativité et une inventivité.

Actuellement, qu’aimez-vous comme musique ?

J’écoute moins de musique qu’avant. C’est un truc d’âge, on a l’impression d’avoir entendu les trucs mais c’est pas vrai. Y’a des trucs de variétés que j’aime vachement comme Lady Gaga, Mia, surtout leurs clips. J’écoute toujours les peuples de l’herbe. Y’a un groupe sud africain qui s’appelle Die Antwoord qui me plait beaucoup. Y’a moins de création underground et parallèle j’ai l’impression… Peut être que ça existe et que je ne les connais pas. A 20 ans, c’est bien d’être en dehors du système quand même…

Et…

 

On a déjà du vous poser cette question plusieurs fois dans la journée mais que pensez-vous de l’affiche des Infidèles?

Nan, on ne me l’a pas demandé encore ! Je ne la trouvais pas très élégante mais je m’en fous et je ne comprends pas qu’on la retire. Si c’était le seul truc macho, sexiste, débile qu’on se tapait dans la journée, on le saurait. A ce moment, faudrait revoir toute la presse féminine, toutes les pubs, la plupart des émissions de télévision car on est vraiment dans un environnement hyper genré, ou si une femme tu vois pas ses nibards, c’est qu’elle a un problème avec sa féminité. Si seulement c’était le seul problème sur le sexisme, l’humiliation d’être une fille tout le temps…

Et comme y’a le truc de l’oscar, j’imagine bien que c’est des problèmes politiques qui m’échappent, sur l’importance de ne pas mouiller Jean Dujardin. Thomas Langmann est surement arrivé avec une batte de base-ball en demandant de retirer les affiches avant même qu’il y ait le début d’une polémique !

Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Quels sont vos projets ?

Je vais écrire sur l’alcool. J’ai arrêté pendant douze ans et ca m’intéresse à fond. Là je ne peux pas écrire et partir en Bretagne avec la sortie du film! Là bas, dès le matin, ils sont dans les bars. Moi ça me rend nostalgique car j’adore les bars, j’adore boire, j’adorais la Bretagne pour ça !

 

Bye bye Blondie sort le 21 Mars, vous avez intérêt à investir les salles. Et en attendant, pour ceux qui seraient passé à côté du roman (honte à eux), il est toujours disponible et aussi bon. Ca ne se périme pas ces choses là.

Je remercie Virginie Despentes pour ce moment stressant, génial, cool, drôle, et vrai.

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  • Ouais, je trouve qu’elle a tendu des perches cool pour une interview plus creusée si je peux me permettre. Déjà quand il y a Lyndia Lunch dans un film, on s’excite un peu non?
    J’adore cette idée de pas mettre trop de sexe pour couper la trique aux hétéros venus se mettre de belles idées en tête. C’est toute la pensée de V. D.
    Sacrément de chance d’avoir fait ce papier. C’est cool/

  • Déjà, l’interview a duré presque une heure, vu son contenu, je ne trouve pas qu’il soit spécialement de surface. Ensuite, mes petites questions n’y sont pas nécessairement (le dialogue n’est pas retranscrit tel quel). J’ai donc, à un moment, du me limiter dans mes questions et l’orienter vers ce qui m’intéressait davantage. En l’occurrence, elle en disait pas mal sur Lydia Lunch déjà, et l’interview était sur Virginie Despentes et surtout son film donc je me suis centrée sur ça, je ne pouvais pas tout faire. Mais oui, ça aurait pu être différent et encore plus creusé.

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