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Chroniques à brac par

Infected Mushroom / Pourquoi taper sur les végétariens ?

samedi 24 octobre 2015 - Commentaires : 3

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Ces derniers temps, je me suis découvert un intérêt pour la trance, ce genre musical aussi méconnu que foisonnant. Jusqu’alors “de formation” deep house et minimale (entre autres), j’ai donc dû fouiller, trouver ce qui flattait mes oreilles parmi la diversité des sous-genres de la trance. Je m’en suis donc tenue à des sons progressifs, psychédéliques, bref, pas trop compliqués.

Et puis je suis tombée sur le duo israélien Infected Mushroom. Des mecs qui, donc, à la base, font du gros son qui tape, et qui pèsent lourd dans le game depuis 1996. Des mecs qui ont des centaines d’influences, et un univers riche.

J’ai passé très (trop) vite quelques extraits de leur discographie ancienne, aux sons encore peu abordables pour l’ignorante que j’étais (suis). Mais plus je me rapprochais des récents albums, plus leur style m’interpellait.

Et c’est ainsi que j’ai découvert leur dernier album sorti ce 11 septembre 2015, Converting Vegetarians II. Pourquoi Converting Vegetarians II ? Parce que Converting Vegetarians, double-album de 2003 aux tempos encore très intenses, aux sons plus acides et variés (plus “trance” quoi), est arrivé comme un cheveu sur la soupe dans le monde des puristes : le second disque introduit de la lenteur et des sons plus doux, plus mélodiques, “plus mainstream”.

Après une première écoute de bout en bout, trois pensées me sont venues en tête : “Pourquoi taper sur les végétariens ?”, puis “C’est pas de la trance, en tout cas pas celle que mes potes me font écouter” et enfin “Putain, c’est génial”.

La pièce maîtresse de cet album, c’est Blue Swan 5. Clairement, les grosses guitares couplées à de la transcendance et appliquées à différents beats, je pouvais pas mieux trouver. Le plus précieux dans tout ça, ce sont les changements de cap incessants, la recherche dans les sonorités. Une exploration sans fin et pleine de richesse. Un dialogue, qu’il faut suivre et comprendre.

Le duo réutilise pour cet album des samples bien connus dans la psytrance et la trance goa, ainsi que de “vrais” instruments, pour en faire un truc planant, parfaitement maîtrisé et soigné. Quelque chose du rang du divin, en somme. Et j’exagère à peine.

Les influences vont de Herbie Hancock à Pink Floyd (je pose ça là, hein). C’est large, et c’est assez foufou. Le chant est aussi présent. J’ai même cru écouter la BO de Portal, à un moment. Seul petit bémol, le premier single en duo, un peu faible par rapport au reste… (j’adore Sasha Grey, mais j’aime pas l’autotune, c’est plus fort que moi) (cela dit tous les goûts sont dans la nature, libre à chacun d’apprécier, évidemment).

Le mieux est encore d’écouter tout l’album, et dans l’ordre. Et d’écouter plus encore. Parce que Infected Mushroom, c’est aussi ça, ça ou encore ça. Et c’est jouissif. Juré.

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  • Génial ce commentaire, je partage la même vision des choses que toi, mais tu m’a ouvert l’esprit ^^ ça fait 3 ans que j’écoute du Infected Mushroom et entendre des perceptions des choses bien explicites comme la tienne font toujours du bien 😀 bonne continuation :p

  • Merci à toi pour ce commentaire, c’est très encourageant 🙂 Toujours ravie de modifier la perception des autres en même temps que la mienne évolue !

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