Vendredi dernier je me suis retrouvé avec mon pote Francois à La Sirène à La Rochelle pour le premier jour du SWIM Festival, première édition. La salle de La Sirène, si tu connais pas, c’est trois étages : en bas des studios de répétitions, salle d’exposition et un bar ; au milieu, une salle de concert de 400 places et un bar ; en haut, une grande salle de 1200 places et un bar. C’est au milieu du port de commerce de La Rochelle, une ancienne halle de stockage. C’est immense, c’est très bien foutu et la prog est plutôt pas mal, je dis ça au passage. Le public était diversifié, du monsieur avec sa belle chemise aux jeunes hipsters rochelais en passant par les vieux punk à crête (oui il en reste). Ambiance bienveillante et respectueuse, une très belle affiche. Tout était réuni pour passer une putain de bonne soirée et effectivement, on a passé une putain de belle soirée.
Technopolice, c’était excellent, très carré, très propre. En guise d’apéritif, c’était perfecto blouson de cuir (et il y en avait des blousons de cuir, j’adore l’humour). On a ensuite enchainé avec The big idea qui venait présenter leur dernier album « Half a Dozen ». Le sextet rochelais jouait à domicile devant un public conquis à l’avance et ils ont conquis le reste avec une énergie débordante, un plaisir d’être ensemble et un post punk intense et fou.
Sur la fin d’arthur satan ce bel homme (désolé j’en ai pas vu beaucoup, c’était la pause repas), on décide de monter dans la grande salle pour se placer en sirotant un verre. La, un mec me regarde, je le regarde. Il vient me serrer la main en me prenant manifestant pour un patron de label que je ne suis pas (ça m’est arrivé plusieurs fois dans la soirée). On discute, il s’agit du bassiste de Frustration qui nous explique qu’il a un peu de stress avant son set. Pour ce que ça vaut, on lui dit qu’on va au premier rang en face de lui pour le soutenir. Il n’avait pas besoin de nous, le groupe non plus d’ailleurs. Ils ont envoyé du bois level ligue des champions pendant leur set mettant une ambiance de post punk des années 80 dans la salle. Pogo, slam, tout y est passé et on a fini par crier le refrain avec le bassiste qui avait posé son micro dans le public.
Juste le temps de reprendre notre respiration, de boire un coup pour laisser reposer nos corps en sueur et nous revoila parti pour Johnny mafia qui a balancé son rock /punk des années 90 avec derrière eux les mecs de Technopolice qui vivait leurs meilleures vies.
On a terminé, un peu plus calme et beaucoup plus psychédélique avec Bryan’s Magic Tears. Difficile de passer après les deux bêtes scéniques précédentes mais le groupe parisien a su nous donner envie d’écouter son album Smoke and mirrors en boucle.