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Life : Origine inconnue de Daniel Espinosa un gentil film de SF qui aurait pu…

mardi 2 mai 2017 - Commentaire : 0

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Comme vous l’avez certainement constaté dernièrement la Science Fiction revient en force au cinéma.  Assez boudée durant les deux derrières décennies la voilà de retour et en assez grande forme…

 Que dire sinon que la SF fut l’un ou disons le tout de suite le fer de lance du cinématographe. Les films de Méliès comme Voyage sur la lune ou Vingt milles lieues sous les mers en furent de fiers représentants. Le Metropolis de Fritz Lang ou le Frankenstein de James Whale quelques années après le furent tout autant. Le cinéma ne pouvait se contenter de retranscrire la réalité de son temps. Il devait la transcender, aller au delà et émerveiller le spectateur qui s’étaient déjà lassé de voir entrer les trains qui entraient en gare de la Ciotat. La SF a toujours eu une place de choix dans le paysage cinématographique international permettant de faire passer des messages politiques, des métaphores sur notre temps ou bien de plonger le monde dans l’anticipation de guerres probables, des dérives du trop plein d’avancées technologique. Dans les années 50 et plus particulièrement après le crash de Roswell (vous savez cet incident dont on essaye de vous faire croire qu’il n’est qu’un canular) Hollywood s’emballe pour les soucoupes volantes, les petits hommes verts et les invasions néfastes venues d’ailleurs. La guerre froide s’installant progressivement les invasions de Mars (la planète rouge) ne sont que des métaphores a peine voilée de la peur d’une attaque du bloc soviétique. Et c’est au travers de cette SF des 50’s que ce genre a été béni de ses plus grands chefs d’œuvres. Viennent les 60’s et Kubrick nous pond son indémodable 2001 l’odyssée de l’espace tiré du merveilleux roman de Arthur C Clarke. Et le 21 Juillet 69 marque les premiers pas sur la lune et ce jour là la science fiction devient en partie réalité. Les années 70 voient apparaître des films tels que Silent Running, Mondwest, Génération Prothéus ou le merveilleux Rencontre du 3 ème type de Spielberg. Et à l’aube des années 80 Ridley Scott un jeune réalisateur anglais pond coup sur coup Alien et Blade Runner. Dès lors la SF va revêtir un plus sombre manteau et se mêler légèrement au fantastique voir à l’horreur. Et durant les années 80 pas mal de films ont pris Alien comme mètre étalon. Puis soudaine plus grande chose. La SF n’a plus trop la cote. Et n’apparaît en salles que très sporadiquement. Ce n’est que depuis quelques années que la SF revient en force, Prometheus , District 9, Passengers, Premier contact, Looper et bientôt Blade Runner 2049 et Alien Covenant.

Tout ce long laïus de remise en situation pour vous présenter un petit film de SF sans prétention qui vient de sortir assez discrètement sur nos écrans du nom de Life : origine Inconnue un film de SF quelque peu horrifique réalisé par Daniel Espinosa (Enfant 44, Sécurité rapproché) reprenant un peu le canon scénaristique maintes fois repris d’Alien.

L’histoire : Sur la Station Spatiale Internationale, les membres de l’équipage font la plus importante découverte de l’histoire de l’humanité : la preuve irréfutable d’une vie extraterrestre trouvé sur le sol de Mars. Mais les expériences pour mieux connaître la créature vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente et dangereuse que ce à quoi les 6 membres de l’expédition s’attendaient dès lors une chasse pour la survie s’engage dans la station orbitale.

Alors bon disons le tout de suite si Life est un film bien réalisé et bien écrit, il n’en arrive pas non plus a la cheville de ses illustres modèles. En fait en tant que film autonome il fait son petit effet, mais prendrait d’avantage de corps au sein d’une trilogie apocalyptique et nihiliste. En réalité Life aurait s’il n’avait pas eu les illustres prédécesseurs sus nommés. Les acteurs sont impeccables, la réalisation est bonne et la tension de ne vous lâche pas un seul instant. Très rapidement la protéiforme multicellulaire récupérée à la surface de Mars prend la forme d’un énorme céphalopode spongieux d’une redoutable intelligence bien décidé à survivre coûte que coûte. Le film nous prend progressivement aux tripes, mais sans le brio absolu d’un Ridley Scott en son temps. Du coup on se retrouve avec un film fonctionnel, efficace, mais sans la profonde peur qu’il devrait inspirer.

En fait si ce n’est que d’admirer la progressive mutation de celui que les scientifiques de l’équipage nommeront Calvin en le danger planétaire qu’il pourrait devenir s’il atteignait par malheur la terre, il n’y a pas grand choses à retenir. En réalité ce qui au final pêche vraiment dans Life c’est le choix du lieu trop redondant et son côté hui clos. Alors oui si le spectacle est bien troussé, il n’en reste pas moins anecdotique au beau milieu de ce fort heureux foisonnement d’œuvre science fictionnelle qui revient au goût du jour. On est ici face à un film de SF qui pourrait être aisément comparé à ces petits polars qui pullulaient dans les années 90 et qui tentaient inlassablement de surfer sur les succès du Silence des agneaux ou de Seven. Alors si vous avez envie de voir l’excellent Ryan Reynolds, le génial Jake Gyllenhaal et la talentueuse Rebecca Ferguson coincés avec une terrifiante étoile de mer spatiale affamée dans un vaisseau spatial alors foncez. Mais à vrai dire c’est vers la toute fin que le film parvient réellement a nous faire comprendre et craindre l’ampleur de la menace que la créature suscite. Et c’est la que je reviens vers le fait que Life ne peut réellement prendre de l’ampleur qu’à travers des suites.

life

Pour résumer, Life bénéficie d’un solide casting, d’une mise en scène efficace et fonctionnelle, sans grande originalité, des effets spéciaux superbes, il se regarde sans déplaisir, mais n’est pas inoubliable car trop peu ambitieux et pas assez original. Ce qui n’empêche que l’on passe un bon moment. Mais qui confirme une vraiment bonne nouvelle, après une longue traversée du désert, la science fiction est enfin de retour et c’est vraiment ce qui compte au final. 

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