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Le football est mort, vive le foot-business

mardi 30 octobre 2018 - Commentaire : 0

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Dans la vie, j’ai deux grandes passions sportives : la masturbation et le parachutisme. Malheureusement j’ai le vertige alors… c’est devenu le football et le basket US, la NBA quoi.

Plus les années passent, plus je me mets à détester l’essence même du football moderne. J’ai pourtant grandi à Marseille, terre de football dans un pays qui n’en est pas un, abreuvé de grandes victoires, de la plus belle équipe de foot française de tout les temps (OM 1991) mais aujourd’hui la coupe est pleine. Hormis le fait de voir mon club être devenu le paillasson de toutes les grosses écuries françaises, je me mets à déplorer les dégâts qu’a fait l’argent dans ce sport magnifique.

Le foot en Europe est devenu une mascarade où seuls les plus riches réussissent. Ma culture footballistique ne se résumant pas qu’à l’OM et René Malleville (d’ailleurs j’t’embrasse Nenn), j’avais encore beaucoup d’admiration pour des clubs comme le FC Porto – véritable OVNI dans le foot business et machine à sortir des putains de bons joueurs sans renier ses principes de jeu – ou encore Dortmund, club à l’agonie qui va renaitre grâce à son plus grand rival et qui va construire un modèle de jeu basé sur la jeunesse et l’audace. J’ai toujours salué l’institution du FC Barcelone qui, au delà de l’énorme machine à cash que c’est devenu, a toujours su garder son identité de jeu depuis les petites section. Merci monsieur Cruyff d’avoir créé cette école de football.

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Le football européen est le plus puissant au monde. Mais c’est aussi devenu le foot le plus stéréotypé et le moins intéressant à voir. Alors certes, il y aura toujours des masterclass qui sortiront de quelques grandes confrontations. Mais en soi, toutes les (grandes) équipes se ressemblent. Un empilement des meilleurs joueurs de la planète réunis dans 8-10 clubs, un bon manager pour huiler le tout et basta.

Alors je suis peut être un peu vieux jeu mais le foot de la fin des années 90 / début 2000 me manque. Ce foot où tout était encore possible pour une « petite »  équipe qui savait se battre et optimiser ses moyens. D’ailleurs un des faits marquants à mes yeux, des plus importants, a été cette finale Monaco – Porto. Elle a prouvé que le foot n’était pas qu’une question d’argent mais d’expression collective sublimée et de couilles sur un terrain.

Comme tout sport qui se vit avec passion, le football se vit dans l’instant, pas en replay. Sauf qu’aujourd’hui, les dés deviennent le plus souvent pipés. Tout bon analyste du foot est quasiment capable de sortir 6 des 8 quarts de finalistes de la Champions League. Ça finit par rendre ce sport monotone…

L’argent a donné des moyens colossaux d’emmener le foot partout dans le monde et a permis d’offrir des infrastructures incroyables. Mais il a surtout accentué le fossé entre le foot champagne/petits fours (Bayern Munich, Real Madrid, Chelsea, Manchester City & United, PSG ou encore la Juve) et le foot moyen de gamme (Marseille, Lyon, Valence, Atletico, Naples, la Roma, Dortmund, etc…), or sans ces équipes de seconde catégorie, pas de rivalité ou de clivage footballistique qui rend ce sport si passionnant. N’étant pas du tout dans la lutte des classes dans ma vie personnelle – car je crois à son propre développement et sa propre réussite par ses propres moyens – pour la première fois je peux dire que les plus riches ont gagné.

Le foot est un merveilleux lubrifiant social. Dans un stade ou un bar, on n’est pas un cadre, un chômeur, un ouvrier, un noir un juif ou un arabe : on est simplement supporter. Sauf que même ce foot là se meurt, au détriment de la sacrosainte expérience consommateur. Le football se meurt, le foot passionnel agonise, le football romantique disparaît. Vive le foot business, vive le foot-pognon.

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