Blood Orange nous fait danser dans nos pensées avec “The Field”

Devonté Hynes est de retour, et il n’a rien perdu de sa magie. Avec “The Field”, Blood Orange signe un morceau à la fois dansant et mélancolique, comme un coucher de soleil vu à travers un pare-brise sale. Il y a des cordes qui caressent, un tempo discret mais entêtant, et cette voix qu’on dirait murmurée depuis un rêve ou un souvenir.

Blood Orange nous fait danser dans nos pensées avec “The Field”

C’est une musique pour les routes vides, quand on roule sans but en pensant à la vie, aux gens qu’on a perdus, à ceux qu’on aurait pu être. C’est un groove doux-amer, à la fois aérien et très ancré, comme une BO intérieure. On pense à  Bicep pour le coté electro, avec une mélancolie feutrée comme dans le dernier Lorde.

Blood Orange ne fait jamais dans le tape-à-l’œil, il fait dans le vrai, dans l’émotion feutrée, dans le spleen qui bouge doucement les hanches. “The Field” s’écoute seul, ou à deux silencieusement. On ne parle pas quand ça tourne, on laisse les cordes faire leur travail et le cœur battre à contretemps.

Et si tu n’as jamais pleuré en boîte de nuit, c’est peut-être parce que ce morceau n’y est pas encore passé.

Lyrics:

Feel it everyday, and the sun keeps you warm
hard to let you go, see you when i know why it’s always grey
hard to let you go, healthy as we pray for a journey home
sing to me, in the heat of the sun
and sing to me, when the day is done

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