Blood Rust : Metal Oldschool

Blood Rust, c’est du Metal Oldschool. Du Metal à la papa. Du Metal que tu peux écouter avec ton daron, il va pas te jeter un regard chargé de mépris et te demander « c’est quoi cette grosse daube », parce que Blood Lust, ça sonne vraiment comme le Metal qu’il écoutait quand il a rencontré ta daronne au Balajo de Montceau-Les-Mines

Il y a deux familles de nouveaux groupes de Metal. Il y a ceux qui innovent, et ceux qui polissent. Les innovateurs vont tenter de faire quelque chose de neuf, avec plus ou moins d’audace, et plus ou moins de succès. C’est une voix osée, car le metalleux est conservateur et un peu réac. Il aime qu’on le brosse dans le sens du poil avec une musique qu’il arrive à situer, à catégoriser. Si tu lui sers un cocktail un peu trop nawak, il va te qualifier de Nu Metal, Post Hardcore ou autres Pop Metal Psychédélique et te laisser moisir dans un coin. Tu pourras cependant plaire à une nouvelle génération de metalleux, plus ouverts d’esprit et aux oreilles moins sélectives. Les polisseurs sont plutôt destinés à plaire aux vieux metalleux, parce qu’ils jouent dans un registre respectueux des origines. Du Thrash Odlschool, du Death Oldschool, du Black Oldschool…. il y aura toujours un pointilleux pour reprocher aux nouveaux groupes oldschool leur manque d’originalité ou leurs trop nombreux points commun avec les vrais groupes historiques dont ils s’inspirent parce que dans le Metal, on aime bien ergoter.

Blood Rust, Thrash Oldschool

Blood Rust, c’est un groupe américain qui fait du Thrash Oldschool. Ils ont sorti un premier effort fin 2017 et ils sont tellement oldschool qu’ils ont adopté un mode de communication et de diffusion de leur musique hyper oldschool : une page facebook anémique, une diffusion de leur musique sur les plateformes payantes (Spotify, Itunes) et c’est tout. Pas une photo devant un mur de brique, pas un lyrics video sur Youtube, même pas un compte instagram avec des photos du chien. Le oldschoolisme à ce point, c’est méritoire. Un poil suicidaire aussi, à moins que les gars envisagent une progression oldschool à base de gigs tous les soirs et de diffusion de leur création via le merch… Pour en savoir plus, je ne peux donc que vous renvoyer vers la page Facebook de Blood Rust et vous recommander l’écoute de brûlots comme « The Reaping » ou « A lill Something Heavy », les deux morceaux qui ont fait battre mon petit cœur de metalleux.

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