Cancel Me (I’m Tired), le deuxième album de Fat Dog

fat dog

Les londoniens bordéliques ont sorti le 2 octobre dernier « Cancel Me, I’m Tired », leur deuxième LP, toujours des Domino Records, et deux petites années seulement après « Woof ». L’album de la confirmation?

Rattrapages

Tu ne connais pas Fat Dog ? Bah c’est pas grave. Assieds toi cinq minutes qu’on en discute. Ils ont mis un coup de pied dans la fourmilière du rock anglais en 2024 avec le versatile et non moins génial « Woof ». Fat Dog fait partie de ces groupes formés pendant le confinement du Covid (il y a quand même des choses positives nan ?). D’ailleurs on te propose d’aller écouter gentiment « King Of The Slugs », leur tout premier single, qui montrait déjà un tableau foutrement dance punk aux influences orientales, croisées de teintes slaves. (Oui on ne te ment pas quand on parle d’un bordel). Mais c’est génial.

 
Fat Dog, c’est aussi un des meilleurs singles de 2025 (présent sur aucun album d’ailleurs. Petit bémol). « Peace Song », c’est le tube pop par excellence, avec toujours du Dance Punk en toile de fond, et une nonchalance incroyable. On vous laisse même profiter de ce clip absolument débile.
 

 

Alors, confirmation?

Breeeeeef revenons à nos moutons. Ou a nos doggos si vous le voulez bien. « Cancel Me (I’m Tired) », la deuxième cargaison du groupe, est une continuité formidable de ce qu’ils ont déjà proposés. Et le premier single montrait d’entrée qu’ils étaient pas venus pour trier les lentilles. « Go Fuck Urself » est un hymne poppifié aux stéroïdes. Le morceau qui te fait danser en faisant des doigts d’honneur à la Mr. Bean. A mettre en soirée pour faire des battle d’aura, ou dans le casque dans la rue quand tu te rends au boulot. En fait, c’est toujours le bon moment pour écouter cette pépite. Les synthés rentrent dans ta tête comme le proprio qui rentre chez toi en plein aprèm, en ayant oublier de te notifier qu’il avait encore un double des clés, cet enfoiré. Non vraiment c’est trop fort.

 
L’album est toujours foutu bizarrement mais c’est ce qu’il fait son charme. On passe d’un son pop à un son énervé, comme le morceau éponyme, à « Snakes », une ballade tout droit sortie d’un western spaghetti. C’est ça Fat Dog. Ils te balancent à la gueule leurs références tant musicales que cinématographiques. « The Devil » par exemple, peut-être vu comme le fils gueulard et illégitime d’un « Knight Of Cydonia » de Muse. Et ça fait du bien pour dire la vérité. De voir un groupe qui arrive à réussir le pari de faire de la bonne musique entre potes sans trop se prendre au sérieux.

 

Pour conclure, on ne sait pas, si c’est l’album de la confirmation, mais il est d’une cohérence folle. Il tourne depuis une semaine non stop ici. Si t’hésites encore, il suffit de regarder l’artwork pour se dire que c’est probablement top 3 des pochettes de l’année. Et si tu avais besoin d’un dernier argument, le groupe a été adoubé par Hideo Kojima himself. Rien que ça.

Pour les curieux et les curieuses, Gros Chien sera à l’Elysée Montmartre le 31 octobre prochain. De quoi passer Halloween en se marrant avec une pinte à la main.

🔥 Ne ratez aucune pépite indé

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