Les glorieux Hollandais de De Staat dont je t’ai déja parlé viennent de balancer « Glory ». Un conseil : cette fois, tu ne vas pas danser, tu vas réfléchir.
Quand De Staat devient l’État
Dans « Glory », le groupe abandonne les artifices et le gros rock de festival. Ce n’est plus du chant, c’est un discours, un manifeste frontal contre l’autoritarisme et le capitalisme. C’est d’ailleurs assez cocasse (ou cynique, c’est selon) quand on sait qu’en français, De Staat signifie littéralement « L’État ».
Au centre du dispositif (ou du système), Torre Florim déploie tout son charisme à travers une voix parlée, rampante et franchement inquiétante. Derrière lui, les chœurs injectent une dimension théâtrale pesante, presque religieuse ou totalitaire, qui simule l’endoctrinement de la masse.
Le résultat ? Une sorte de Gil Scott-Heron version post punk. C’est austère, c’est politique, et ça fait sérieusement flipper quand tu regardes les résultats des dernières élections en Europe.
La bio express de De Staat
Formé en 2006 à Nimègue par le frontman et producteur Torre Florim, De Staat (« L’État » en néerlandais) s’est imposé comme l’un des piliers incontournables de la scène rock alternative des Pays-Bas. Complété par Vedran Mircetic, Jop van Summeren, Rocco Hueting et Tim van Delft, le groupe se fait repérer dès son premier album, Wait for Evolution (2009), salué pour sa fusion novatrice de stoner rock et de structures électroniques. Réputé pour son esthétique visuelle pointue et ses performances lives explosives, le quintette a partagé la scène avec des géants mondiaux tels que Muse et les Rolling Stones. Au fil d’une discographie audacieuse comprenant Machinery (2011), I_CON (2013), Bubble Gum (2019) ou le triptyque conceptuel Red / Yellow / Blue (2023), De Staat s’amuse à dynamiter les barrières des genres. Avec leur nouveau single « Glory », les Hollandais confirment leur trajectoire expérimentale et leur liberté artistique totale.



