Les draps sont encore froissés et l’air saturé de nos souffles brûlants.

Ta main sur mon sein et ta jambe qui m’emprisonne, tu sombres dans le sommeil.

Je me demande s’il est possible d’aimer plus fort que moi, en cet instant.

Ta peau est douce malgré la sueur moite.

Mes doigts glissent dans tes cheveux, effleurent ton visage.

Au coin de tes yeux, le temps et le stress du quotidien ont imprimé leur marque.

Le temps te rend beau.

Tu sens que je te regarde. Tu le sens toujours, même quand tu dors.  Tu embrasses mon épaule et murmures: « dors ».

L’air de la nuit fait voler les rideaux de la fenetre ouverte.

Je repense à notre première nuit passée ensemble, de l’autre côté du monde.

Au voile qui entourait notre lit.

A ton regard quand tu as joui en moi la première fois.

Je pense à nos débats passionnés, nos disputes, nos retrouvailles.

Aux heures passées sur la route, la nuit, à chanter et à s’aimer.

Au silence des matins lectures.

Au son de nos fous-rires.

Aux histoires que tu me racontes, aux négociations infinies.

Je souris et je ferme les yeux.

 

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  • Lettre à la nuit « Miscellanées…
    Lettre à la nuit « Miscellanées…

    […] Texte initialement publié chez Anotherwhisky […]

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